LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2203469

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2203469

mercredi 28 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2203469
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème chambre
Avocat requérantCLEMENT D'ARMONT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 9 mai 2022 et 24 juin 2022, Mme E B, représentée par Me Clément, demande au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 21 décembre 2021 par lequel le préfet du Pas-de-Calais a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement ;

2°) d'enjoindre au préfet du Pas-de-Calais de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " commerçant " ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Clément, avocat de Mme B, la somme de 1 500 euros, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne la légalité de la décision portant refus de renouvellement du certificat de résidence :

- elle a été prise par une autorité compétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît les stipulations du c du paragraphe 7 de l'accord franco-algérien dès lors que le préfet ne pouvait fonder sa décision sur le critère de la viabilité économique de l'activité professionnelle ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle.

En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la légalité de la décision octroyant un délai de départ de trente jours :

- elle est illégalité en raison de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français.

En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de destination :

- elle est illégalité en raison de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 7 et 17 juin 2022, le préfet du Pas-de-Calais conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens invoqués dans la requête ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 17 juin 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 15 juillet 2022.

Mme B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 31 janvier 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante algérienne née le 19 octobre 1974, est entrée le 25 août 2016 sur le territoire français sous couvert de son passeport revêtu d'un visa D valable du 10 août au 8 novembre 2016 portant la mention " étudiant ". Elle a bénéficié d'un certificat de résidence algérien portant la mention " étudiant " du 1er octobre 2016 au 30 septembre 2017, qui a été régulièrement renouvelé jusqu'au 30 septembre 2020. Après la création de son entreprise " BM services " le 25 septembre 2020, l'intéressée a sollicité et obtenu un certificat de résidence portant la mention " commerçant " valable du 1er octobre 2020 au 30 septembre 2021. Elle a sollicité le 28 octobre 2021 auprès du préfet du Pas-de-Calais le renouvellement de son certificat de résidence. Par un arrêté du 21 décembre 2021, le préfet du Pas-de-Calais a refusé de renouveler le certificat de résidence, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement. Par un arrêté du 3 mars 2022, le préfet du Pas-de-Calais lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par un jugement du 8 juin 2022, le tribunal administratif de Lille a rejeté le recours de Mme B à l'encontre de cette décision. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de l'arrêté du 21 décembre 2021.

Sur la légalité de la décision portant refus de renouvellement du certificat de résidence :

2. En premier lieu, eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, soumis à la formalité de publication, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. Par arrêté n° 2020-10-30 du 22 avril 2021, régulièrement publié au recueil spécial n° 51 des actes administratifs de la préfecture du même jour, le préfet du Pas-de-Calais a donné délégation à M. D A, directeur des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer les décisions attaquées. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée manque en fait et doit, dès lors, être écarté.

3. En deuxième lieu, la décision attaquée, qui n'avait pas à mentionner l'ensemble des circonstances de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde, comporte avec suffisamment de précisions les circonstances de fait et de droit sur lesquelles elle se fonde. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision en litige doit être écarté.

4. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 5 de l'accord franco-algérien : " Les ressortissants algériens s'établissant en France pour exercer une activité professionnelle autre que salariée reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur justification, selon le cas, qu'ils sont inscrits au registre du commerce ou au registre des métiers ou à un ordre professionnel, un certificat de résidence dans les conditions fixées aux articles 7 et 7 bis. ". Aux termes du c de l'article 7 du même accord : " Les dispositions du présent article et celles de l'article 7 bis fixent les conditions de délivrance du certificat de résidence aux ressortissants algérien () / () / c. Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle soumise à autorisation reçoivent, s'ils justifient l'avoir obtenue, un certificat de résidence valable un an renouvelable et portant la mention de cette activité ".

5. Si l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit de manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et à y exercer une activité professionnelle, cette circonstance ne fait pas obstacle à ce que soient appliqués aux ressortissants algériens les textes de portée générale relatifs à l'exercice, par toute personne, de l'activité professionnelle envisagée. En revanche, cette circonstance fait obstacle à ce que la condition de la viabilité économique, celle des moyens d'existence suffisants, et celle de l'adéquation des compétences, qui ne sont pas prévues pour la délivrance d'un certificat de résidence portant la mention " commerçant " et qui ne relèvent pas de textes de portée générale relatifs à l'exercice par toute personne d'une activité professionnelle, leur soient opposées.

6. L'autorité administrative, saisie par un ressortissant algérien d'une demande de renouvellement d'un certificat de résidence en qualité de commerçant, peut cependant, dans tous les cas, vérifier le caractère effectif de l'activité commerciale du demandeur et, dans le cas où ce caractère n'apparaît pas établi, refuser de l'admettre au séjour.

7. Il ressort des pièces du dossier que le préfet du Pas-de-Calais a refusé le renouvellement du certificat de résidence portant la mention " commerçant " sollicité par Mme B au motif que les éléments présentés au soutien de sa demande ne permettent pas d'établir le maintien effectif de son activité grâce à laquelle elle avait obtenu un premier certificat. La requérante établit qu'elle a créé en septembre 2020 une entreprise ayant pour activité l'achat et la vente de fournitures scolaires, la livraison à vélo, l'assistance ménagère et le service à la personne en tant qu'auxiliaire de vie et professeur de langues. Elle justifie certes s'être acquittée de cotisations sociales au titre de l'année 2021 et que sa société a réalisé un bénéfice de 5 692,85 euros au titre de la même année. Cependant, ces éléments ne sont pas significativement supérieurs à ceux constatés par le préfet pour les trois premiers trimestres de l'exercice 2021. En outre, si la requérante a versé dans la présente instance des factures qu'elle a éditées en octobre, novembre et décembre 2021, les prestations correspondantes présentent un caractère ponctuel et disparate qui ne reflètent pas davantage l'existence d'une activité de prestations de services pour laquelle l'intéressée ne dispose ni d'une clientèle spécifique, ni de locaux, ni de personnel, ni de moyens matériels. Ainsi, en dépit de l'existence d'un bénéfice, en outre relativement faible, l'intéressée ne justifie pas d'une activité commerciale effective. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet, qui ne s'est pas fondé sur le défaut de viabilité économique de l'entreprise, ait méconnu les stipulations des articles 5 et 7 de l'accord franco-algérien en refusant de renouveler le certificat de résidence portant la mention " commerçant " à Mme B au motif qu'elle ne justifiait pas de l'effectivité de son activité commerciale. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de ce que la décision serait entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur la situation personnelle de la requérante doit être écarté.

8. En dernier lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni des pièces du dossier que le préfet du Pas-de-Calais ne se serait pas livré à un examen particulier de la situation personnelle de Mme B. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'un défaut d'examen sérieux de la situation de l'intéressée doit être écarté.

9. Il résulte de qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision portant refus de renouvellement de certificat de résidence.

Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

10. En premier lieu, la décision portant refus de renouvellement d'un certificat de résidence n'est pas entachée d'illégalité. Le moyen invoqué à l'appui des conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français, tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision, doit être écarté.

11. En deuxième lieu, la décision attaquée, qui n'avait pas à mentionner tous les éléments factuels de la situation de Mme B, énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde de manière suffisamment détaillée. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation en fait de la décision en litige doit être écarté.

12. En dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

13. Mme B, célibataire et sans enfant à charge, se prévaut de résider en France depuis cinq années et demi. Elle est entrée en France munie d'un certificat de résidence portant la mention " étudiant ", qui a été renouvelé jusqu'au 30 septembre 2020. Si la requérante soutient qu'elle est dépourvue, depuis le décès de ses parents, d'attaches familiales dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge de 42 ans, elle n'établit pas son allégation. En outre, en dépit des témoignages versés dans la présente instance, la requérante ne justifie pas avoir tissé des relations amicales et sociales sur le territoire français d'une particulière intensité. Dans ces conditions, eu égard à la durée et aux conditions de son séjour, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision du préfet du Pas-de-Calais aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

14. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 21 décembre 2021 par laquelle le préfet du Pas-de-Calais l'a obligée à quitter le territoire français.

Sur la légalité de la décision octroyant un délai de départ volontaire de trente ans :

15. La décision portant refus de certificat de résidence et celle portant obligation de quitter le territoire français ne sont pas entachées d'illégalité. Le moyen invoqué à l'appui des conclusions à fin d'annulation de la décision octroyant un délai de départ volontaire, tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de ces décisions, doit être écarté.

16. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision octroyant un délai de départ volontaire.

Sur la légalité de la décision portant fixation du pays de destination :

17. En premier lieu, la décision portant refus de certificat de résidence et celle portant obligation de quitter le territoire français ne sont pas entachées d'illégalité. Le moyen invoqué à l'appui des conclusions à fin d'annulation de la décision fixant le pays de destination, tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de ces décisions, doit être écarté.

18. En deuxième lieu, la décision attaquée, qui n'avait pas à mentionner tous les éléments factuels de la situation de Mme B, énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde de manière suffisamment détaillée. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation en fait de la décision en litige doit être écarté.

19. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés plus haut, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

20. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement.

21. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 21 décembre 2021 du préfet du Pas-de-Calais. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ne peuvent qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E B, au préfet du Pas-de-Calais et à Me Clément.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.

Délibéré après l'audience du 7 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Riou, président,

Mme Varenne, première conseillère,

Mme Bruneau, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 septembre 2022.

La rapporteure,

signé

M. Bruneau

Le président,

signé

J.-M. Riou

La greffière,

signé

I. Baudry

La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions