mardi 3 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2203500 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP GROS-HICTER ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 mai 2022, Mme A B demande au tribunal d'annuler l'avis des sommes à payer d'un montant de 163,40 euros émis à son encontre le 8 avril 2022 par la commune d'Arras pour les frais périscolaires et de cantine de ses enfants.
Elle soutient que la commune d'Arras n'a pas appliqué le bon quotient familial concernant les frais de cantine.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juin 2023, la commune d'Arras, représentée par Me Hicter, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 500 euros soit mise à la charge de Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable, dès lors qu'elle ne tend pas à l'annulation d'une décision ;
- le moyen soulevé par Mme B n'est pas fondé.
La clôture d'instruction a été fixée au 6 novembre 2023 à 12 h 00 par une ordonnance du 11 octobre 2024.
Des pièces, enregistrées le 7 novembre 2024, ont été produites par la commune d'Arras à la demande du tribunal et communiquées sur le fondement des dispositions de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lemée,
- les conclusions de M. Even, rapporteur public,
- et les observations de Me Robillard, substituant Me Hicter, représentant la commune d'Arras.
Considérant ce qui suit :
1. Le 8 avril 2022, la commune d'Arras a émis un avis des sommes à payer d'un montant de 163,40 euros à l'encontre de Mme A B pour les frais périscolaires et de cantine de ses enfants. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de cette décision en tant que le tarif maximum pour les repas à la cantine a été appliqué.
Sur la fin de non-recevoir opposée par la commune d'Arras :
2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. () ".
3. Mme B qui conteste la facture du mois de mars 2022 et demande de payer la facture du mois de mars 2022 avec son quotient familial réel et non un quotient appliqué automatiquement doit être regardée comme demandant l'annulation de l'avis des sommes à payer d'un montant de 163,40 euros émis à son encontre le 8 avril 2022 par la commune d'Arras.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. Il ressort des pièces du dossier, notamment de l'avis des sommes à payer émis le 10 février 2022 à l'encontre de Mme B, que l'intéressée a été informée qu'elle devait fournir, comme chaque année, ses justificatifs pour le calcul de son quotient familial pour l'année 2022 avant le 28 février 2022 et qu'à défaut le tarif maximum lui serait appliqué. Mme B ne conteste pas la légalité de cette règle. Si elle soutient, sans être contredite par la commune, avoir fourni ses justificatifs, toutefois, elle n'établit pas les avoir fournis avant le 28 février 2022. Par suite, les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme B la somme demandée par la commune d'Arras au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune d'Arras présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune d'Arras.
Délibéré après l'audience du 12 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Fabre, président,
Mme Monteil, première conseillère,
M. Lemée, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 décembre 2024.
Le rapporteur,
Signé
M. LEMÉE
Le président,
Signé
X. FABRE
Le greffier,
Signé
A. DEWIÈRE
La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026