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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2203951

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2203951

lundi 6 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2203951
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantWILINSKI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 mai 2022, M. C A, représenté par Me Wilinski, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 3 février 2022 par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement ;

2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer le titre de séjour sollicité ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil au titre des articles L .761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la décision portant refus de titre de séjour est entachée d'une erreur d'appréciation ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale du fait de l'illégalité, invoquée par voie d'exception, de la décision portant refus de titre de séjour.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 juin 2022, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 mars 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par la requête susvisée, M. C A, ressortissant sénégalais né en 1998, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 3 février 2022 par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :

2. Aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. () ". Pour l'application de ces dispositions, il appartient à l'autorité administrative, saisie d'une demande de renouvellement d'une carte de séjour temporaire présentée par un ressortissant étranger en qualité d'étudiant, d'apprécier, sous le contrôle du juge administratif, la réalité et le sérieux des études poursuivies en tenant compte de l'assiduité, de la progression et de la cohérence du cursus suivi.

3. Il ressort des pièces du dossier que M. A a poursuivi des études sur le territoire français sous couvert d'un visa valable du 28 septembre 2017 au 28 septembre 2018 puis de titres de séjour portant la mention " étudiant " pour la période allant du 29 septembre 2018 au 28 septembre 2021. Au titre de l'année 2017-2018, le requérant était ainsi inscrit en BTS " assistant manager " mais n'a obtenu que les notes de 1,91/20 et 1,82/20 à l'issue des deux premiers semestres de cette formation. Au titre de l'année 2018-2019, le requérant était inscrit en première année de licence " Anglais espagnol appliqués ". Il a toutefois été déclaré défaillant à l'issue de celle-ci. S'il a alors redoublé, il n'a pas validé cette année à l'issue de l'année universitaire 2019-2020. Au titre de l'année 2020-2021, il s'est inscrit en première année de licence d'anglais mais a de nouveau été déclaré défaillant. A la date de la décision contestée, l'intéressé ne justifie ainsi de l'obtention d'aucun diplôme, ni même de la validation d'au moins une de ses quatre années d'études en France. S'il soutient souffrir d'une dépression du fait du décès de son grand-père, il est constant que ce décès est survenu au mois de novembre 2020 et ne saurait dès lors justifier les trois échecs précédant cet évènement. Dans ces conditions, le préfet du Nord n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant de renouveler le titre de séjour de l'intéressé. Par suite, le moyen afférent doit être écarté.

En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

4. Compte tenu de ce qui précède, le moyen tiré de l'illégalité, invoquée par voie d'exception, de la décision portant refus de titre de séjour doit être écarté.

5. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. A tendant à l'annulation de l'arrêté du 3 février 2022 par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais liés au litige.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à Me Wilinski et au préfet du Nord.

Délibéré après l'audience du 5 décembre 2022, à laquelle siégeaient :

- M. Chevaldonnet, président,

- M. Liénard, conseiller,

- Mme Leclère, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2023.

La rapporteure,

Signé

M. LECLERE

Le président

Signé

B. CHEVALDONNETLa greffière,

Signé

M. D

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière

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