lundi 10 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2204010 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | PENEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 28 mai et 18 juillet 2022, M. C D, représenté par Me Penel, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 28 avril 2022 par lequel le préfet du Pas-de-Calais a refusé de lui délivrer un certificat de résidence, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et à fixer le pays de destination de la mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet du Pas-de-Calais de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale " " avant l'expiration de la date mentionnée sur son récépissé qui lui a été délivré le 22 mars 2022 ", c'est-à-dire le 21 septembre 2022, le cas échéant, sous astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 213 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté en litige est entaché d'une " motivation erronée " dès lors qu'il se fonde sur son entrée irrégulière sur le territoire français et par suite, sur l'absence d'un visa long séjour à l'appui de sa demande de titre de séjour, alors même qu'il a été destinataire de deux décisions d'acceptation de ses demandes et d'un récépissé ;
- il méconnaît les dispositions des articles L. 423-1 et L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les règles définies par la circulaire du 30 octobre 2004 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière et par celles prévues par la circulaire du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière dans le cadre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juillet 2022, le préfet du Pas-de-Calais conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués dans la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 20 juillet 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 30 août 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la circulaire du 30 octobre 2004 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière dans le cadre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière dans le cadre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été informées de ce que le tribunal était susceptible de substituer à l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ayant servi de base légale à la décision attaquée, les stipulations du 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien.
Par un mémoire, enregistré le 14 septembre 2022, M. D soutient qu'eu égard à sa vie privée et familiale sur le territoire national, en refusant de lui délivrer le titre de séjour sollicité, le préfet du Nord a méconnu les dispositions du 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien.
Après avoir entendu le rapport de Mme B au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C D, ressortissant algérien né le 28 avril 1991 à Boghni Tizi Ouzou, est entré irrégulièrement sur le territoire français le 1er novembre 2019, selon ses déclarations. Il s'est marié le 28 avril 2021 avec Mme A E, ressortissante française, à Saint-Martin-Boulogne. Il a déposé le 9 novembre 2021 sur la plateforme " démarches-simplifiées.fr " de la préfecture du Pas-de-Calais une demande tendant à la délivrance d'un certificat de résidence en tant que conjoint de française. Il a ensuite déposé sur la même plateforme, le 10 décembre 2021, une autre demande tendant à la délivrance d'une carte de résidence portant la mention " vie privée et familiale ". Il bénéficie depuis le 22 mars 2022 d'un récépissé de demande de carte de séjour valable jusqu'au 21 septembre 2022. Par un arrêté du 28 avril 2022, le préfet du Pas-de-Calais a refusé de lui délivrer les certificats de résidence sollicités, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement. Par la présente requête, M. D demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
2. En premier lieu, d'une part, le requérant soutient que l'arrêté en litige est entaché d'une " motivation erronée " en ce qu'il se fonde sur son entrée irrégulière sur le territoire français, alors que ses deux demandes de certificat de résidence déposées les 9 novembre et 10 décembre 2021 ont été acceptées bien qu'il ne disposait pas d'un visa long séjour pour entrer régulièrement sur le territoire. Il résulte cependant des pièces du dossier que le premier courriel émis à la suite de ses démarches effectuées sur le site " démarches-simplifiées.fr " lors du dépôt d'une demande de délivrance d'un certificat de résidence le 9 novembre 2021 en tant que conjoint de française lui précisait que " sa démarche en ligne a été validée ", qu'il " pouv[ait] prendre rendez-vous sur le site de la Préfecture du Pas-de-Calais " et enfin qu'il devait se " présenter muni de : () tous justificatifs de l'entrée régulière en France " et que le second courriel émis à la suite de ses démarches effectuées sur le même site en vue du dépôt d'une demande d'un certificat de résidence le 10 décembre 2021 portant la mention " vie privée et familiale " lui précisait que " Votre demande a bien été prise en compte. Une première demande " conjoint de français " étant en cours d'examen, il est inutile de vous présenter en Préfecture pour un relevé d'empreintes digitales. Vous serez avisé des suites réservées. ". Ces deux courriels, contrairement aux dires du requérant, ne permettent pas de justifier qu'il remplit les conditions de fond pour bénéficier d'un certificat de résidence. Ils constituent seulement des décisions d'acceptation de l'enregistrement des demandes de titre de séjour présentées sur le site dédié. Contrairement à ce qui est suggéré dans le mémoire en réplique, le préfet n'a nullement retiré des décisions de délivrance de certificat de résidence et a constaté que les conditions de fond du certificat de résidence sollicité en qualité de conjoint de française n'étaient pas remplie, sans se borner à examiner la possibilité d'une régularisation.
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Il est remis à tout étranger admis à souscrire une demande de première délivrance ou de renouvellement de titre de séjour un récépissé qui autorise la présence de l'intéressé sur le territoire pour la durée qu'il précise () ". Il résulte de ces dispositions qu'en dehors du cas d'une demande à caractère abusif ou dilatoire, l'autorité administrative chargée d'instruire une demande de titre de séjour ne peut refuser de l'enregistrer, et de délivrer le récépissé y afférent, que si le dossier présenté à l'appui de cette demande est incomplet. Par ailleurs, la délivrance d'un récépissé est subordonnée à la condition que l'autorité administrative soit en présence d'une première demande de titre de séjour.
4. Il ressort des pièces du dossier que M. D s'est vu remettre un récépissé de demande de carte de séjour le 22 mars 2022. La remise de ce document, qui ne constitue nullement un titre de séjour, ne justifie pas davantage qu'il remplit les conditions de fond pour bénéficier d'un certificat de résidence. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté en litige serait entaché d'une motivation " erronée " doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes des stipulations du 2 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence portant la mention ''vie privée et familiale'' est délivré de plein droit : () / 2 au ressortissant algérien, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée sur le territoire français ait été régulière, que le conjoint ait conservé la nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français () ". L'article 9 du même accord stipule : " () les ressortissants algériens venant en France pour un séjour inférieur à trois mois doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa délivré par les autorités françaises ". Il résulte de ces stipulations que la délivrance d'un certificat de résidence d'un an à un ressortissant algérien en qualité de conjoint de français est subordonnée à la justification d'une entrée régulière sur le territoire français.
6. Pour refuser la délivrance des certificats de résidence sollicité, le préfet du Pas-de-Calais s'est fondé sur l'absence d'entrée régulière du requérant sur le territoire français. Il est constant que M. D est entré en France en 2019, et ce quel que soit le mois, en juillet ou en novembre, sans visa. Dans ces conditions, dès lors que l'intéressé ne justifie pas de son entrée régulière sur le territoire français, le préfet du Pas-de-Calais pouvait sur ce seul fondement refuser de lui délivrer un certificat de résidence sans méconnaître les stipulations du 2 de l'accord franco-algérien.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger marié avec un ressortissant français, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an lorsque les conditions suivantes sont réunies : / 1° La communauté de vie n'a pas cessé depuis le mariage ; / 2° Le conjoint a conservé la nationalité française ; / 3° Lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, il a été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français ". Aux termes du 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 5. Au ressortissant algérien qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou celles qui ouvrent droit au regroupement familial dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ".
8. Les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régissent de manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle et les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés.
9. Lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée.
10. Il ressort des pièces du dossier que M. D déclare être entré en France en 2019 après avoir vécu jusqu'à l'âge de 28 ans dans son pays d'origine. S'il se prévaut de son mariage avec Mme E avec laquelle il vit en concubinage seulement depuis leur mariage le 28 avril 2021, leur union est récente. Si le requérant soutient par ailleurs que son frère réside en situation régulière sur le territoire français, il n'établit pas de lien d'une particulière intensité entre eux. Il n'allègue pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine. S'il se prévaut enfin d'avoir créé son entreprise le 8 septembre 2019, réalisé un chiffre d'affaires au 3ème trimestre 2019 de 3 700 euros, perçus des revenus annuels à hauteur de 14 650 euros en 2020 et réalisé un chiffre d'affaires au 3ème trimestre 2021 de 1 500 euros, il ressort des pièces du dossier que jusqu'au 22 mars 2022, il résidait sur le territoire national sans titre de séjour et sans autorisation de travail. Outre ces documents, dont il ressort une activité économique marginale, il ne justifie pas d'une insertion particulière sur le territoire français. Dans ces conditions, le préfet du Pas-de-Calais pouvait, en application du 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien et selon le même pouvoir d'appréciation, refuser le titre de séjour sollicité par M. D, sans que cette substitution de base légale ait pour effet de priver l'intéressé d'aucune garantie.
11. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10 du présent jugement et eu égard notamment au caractère récent de sa relation avec sa conjointe, l'arrêté contesté n'a pas porté au droit de M. D au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris. Dès lors, et sans que le requérant puisse utilement se prévaloir de la circulaire du 30 octobre 2004 et de celle du 28 novembre 2012, qui sont dépourvues de valeur réglementaire, le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales qui garantissent le droit au respect de la vie privée doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de ce que l'arrêté en litige serait entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle doit être écarté.
13. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 28 avril 2022 par lequel le préfet du Pas-de-Calais a refusé de lui délivrer un certificat de résidence en tant que conjoint de française ou portant la mention " vie privée et familiale ", l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de sa mesure d'éloignement. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, au préfet du Pas-de-Calais et à Me Penel.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 19 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Riou, président,
M. Fougères, premier conseiller,
Mme Bruneau, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2022.
La rapporteure,
signé
M. Bruneau
Le président,
signé
J.-M. Riou
La greffière,
signé
I. Baudry
La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026