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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2204137

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2204137

mercredi 13 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2204137
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantFRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 1er juin 2022 et 14 juin 2022, M. C H, représenté par Me Mbarga, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 31 mai 2022 par lequel le préfet du Pas-de-Calais lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français à destination du pays dont il a la nationalité ou de tout autre pays vers lequel il serait légalement admissible et l'a interdit de retour sur le territoire français pendant un an ;

2°) d'enjoindre au préfet du Pas-de-Calais de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 152, 45 euros par jour de retard et de procéder à un nouvel examen de sa situation.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- il n'est pas établi que le signataire de la décision contestée était compétent pour ce faire ;

- la décision contestée est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

- il excipe, à l'encontre de cette décision, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- il n'est pas établi que le signataire de la décision contestée était compétent pour ce faire ;

- la décision contestée est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'erreur de fait dès lors que, contrairement à ce qu'indique l'arrêté, il a déclaré et prouvé une résidence effective et permanente à Arras, avec sa femme et ses enfants ;

- le préfet a fait une inexacte application des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il présente des garanties de représentation suffisantes, disposant notamment d'une résidence effective et permanente.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- il excipe, à l'encontre de cette décision, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- il n'est pas établi que le signataire de la décision contestée était compétent pour ce faire ;

- la décision contestée est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour pendant un an :

- il excipe, à l'encontre de cette décision, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français et de celle portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire ;

- il n'est pas établi que le signataire de la décision contestée était compétent pour ce faire ;

- la décision contestée est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'erreur de fait dès lors qu'il dispose d'importants liens personnels et familiaux en France ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

La requête a été communiquée au préfet du Pas-de-Calais qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Le préfet du Pas-de-Calais a produit des pièces, enregistrées le 2 juin 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention de New York relative aux droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B en application de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique le rapport de M. Fabre, magistrat désigné ; les observations de Me Mbarga, représentant M. H ; les observations de Me Matondo, représentant le préfet du Pas-de-Calais et les observations de M. H, assisté de M. G, interprète assermenté en langue turque.

Considérant ce qui suit :

1. Par la requête dont le tribunal est saisi, M. H demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 31 mai 2022 par lequel le préfet du Pas-de-Calais lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français à destination du pays dont il a la nationalité ou de tout autre pays vers lequel il serait légalement admissible et l'a interdit de retour sur le territoire français pendant un an.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

2. En premier lieu, l'arrêté contesté a été signé, pour le préfet du Pas-de-Calais et par délégation par M. E F, chef du bureau de l'éloignement, qui était compétent pour ce faire en vertu d'un arrêté n° 2022-10-03 du 13 janvier 2022, publié le 17 janvier 2022 au recueil spécial n° 11 des actes administratifs des services de l'Etat dans le Pas-de-Calais. Le moyen tiré du vice d'incompétence doit, par suite, être écarté.

3. En deuxième lieu, la décision contestée cite les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle fait application, en particulier l'article L. 611-1, et fait état des éléments de fait justifiant la mesure d'éloignement prise à l'encontre du requérant. Cette décision, qui comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit sur lesquelles elle se fonde, est ainsi suffisamment motivée.

4. En troisième lieu, M. C H, né le 5 août 1992 en Turquie, de nationalité turque et d'origine kurde, est entré irrégulièrement en France le 20 août 2014 selon les mentions figurant sur son dossier OFPRA. Il a présenté une demande d'asile mais celle-ci a été rejetée par l'OFPRA le 25 février 2015, décision confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 30 mars 2015. Il s'est marié le 9 novembre 2017 avec Mme A D, née le 20 février 1994, de nationalité turque également et titulaire d'une carte de résident valable jusqu'au 20 février 2032. De leur union, sont nés en France deux enfants, le premier prénommé Ayaz né le 12 février 2018 à Arras et le second prénommé Muhammed, né le 24 décembre 2021 à Arras également.

5. Il ressort des pièces du dossier que, suite au rejet de sa demande d'asile en 2015, M. H n'a entamé aucune démarche en vue de se trouver en France en situation régulière et n'a pas déféré à au moins une obligation de quitter le territoire française prise, en 2019, à son encontre. Si son épouse dispose d'une carte de résident en cours de validité, elle est cependant, comme son époux, également de nationalité turque et le requérant ne fait état, pour son épouse, d'aucun obstacle à un retour en Turquie. Les deux enfants du couple sont encore en très bas âge, un seul étant scolarisé, en toute petite section de maternelle dans une école d'Arras. Au vu des pièces versées au dossier, rien ne fait obstacle à ce que la cellule familiale, composée de M. H, de son épouse et de leurs deux enfants se reconstitue en Turquie. Le requérant ne fait pas état de la présence d'autres membres de sa famille en France alors qu'il a par ailleurs déclaré que ses parents habitaient en Turquie. Par suite, compte tenu des conditions de séjour en France du requérant et en dépit de sa durée, la décision contestée n'a pas porté à l'intéressé une atteinte disproportionnée à son droit à mener une vie privée et familiale normale et n'a, par suite, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

6. En quatrième et dernier lieu, M. H a indiqué, lors de son audition par les services de police d'Arras le 31 mai 2022, n'exercer aucune activité professionnelle. Son épouse et lui-même n'ont déclaré aucun revenu au titre des années 2016, 2017, 2019 et 2020, le requérant déclarant que son épouse bénéficiait du revenu de solidarité active et des allocations familiales. M. H ne fait état par ailleurs d'aucune insertion personnelle particulière au sein de la société française, notamment par la maîtrise de la langue française. Par suite, et eu égard également aux éléments mentionnés au point précédent, la décision contestée n'est pas entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle du requérant.

7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

8. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

9. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 2 que le moyen tiré du vice d'incompétence doit être écarté.

10. En troisième lieu, la décision contestée cite les dispositions du 3°) de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle fait application ainsi que les éléments de fait justifiant, selon le préfet, l'édiction de cette décision. La décision en litige, qui comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit sur lesquelles elle se fonde, est ainsi suffisamment motivée.

11. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement ; / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".

12. Il ressort des éléments de fait rappelés aux points 4 et 5 que M. H, qui n'est pas entré régulièrement en France, s'est maintenu sur le territoire national après le rejet de sa demande d'asile. Il n'a par ailleurs pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour et s'est maintenu sur le territoire français en dépit d'une mesure d'éloignement prise à son encontre. Au surplus, il a indiqué aux services de police ne pas vouloir retourner en Turquie. Au regard de ces éléments, par application des dispositions citées au point précédent, et quand bien même le préfet a relevé, à tort, qu'il n'avait pas déclaré de résidence effective et permanente alors qu'il avait déclaré aux policiers vivre avec sa femme à Arras, c'est à juste titre que le préfet du Pas-de-Calais a refusé d'octroyer à M. H un délai de départ volontaire.

13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

14. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

15. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 2 que le moyen tiré du vice d'incompétence doit être écarté.

16. En troisième lieu, la décision contestée cite les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour dont elle fait application, rappelle la situation personnelle et familiale de l'intéressé en faisant notamment état du rejet de sa demande d'asile en 2015 et indique enfin que M. H n'établit pas être exposé à des peines ou traitements inhumains ou dégradants contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La décision en cause, qui comporte ainsi l'énoncé des considérations de fait et de droit sur lesquelles elle se fonde, est suffisamment motivée.

17. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code précité : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".

18. Eu égard aux éléments mentionnés aux points 4, 5 et 6 et alors que le requérant n'a, depuis sept ans que sa demande d'asile a été rejetée, n'en a jamais sollicité le réexamen et qu'il ne fait par ailleurs état de façon précise d'aucun risque personnalisé en cas de retour en Turquie, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 721-4 du code précité et de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

19. En cinquième et dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de celles de l'article 3-1 de la convention de New York relative aux droits de l'enfant doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 5.

20. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision fixant le pays de destination doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour pendant un an :

21. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et refus d'octroi d'un délai de départ volontaire doit être écarté.

22. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 2 que le moyen tiré du vice d'incompétence doit être écarté.

23. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision contestée est entachée d'erreur de fait.

24. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / () ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ".

25. Au regard de l'ensemble des éléments de fait rappelés aux points 4, 5 et 6, le préfet du Pas-de-Calais, en prenant une interdiction de retour d'un an à l'encontre de l'intéressé, n'a pas fait une inexacte application des dispositions citées au point précédent.

26. En cinquième et dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 5 du présent jugement.

27. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant un an doivent être rejetées.

28. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

29. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par M. H doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. H est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C H et au préfet du Pas-de-Calais.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2022.

Le magistrat désigné,

Signé,

X. B

La greffière,

Signé,

A. HAUTCOEUR

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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