vendredi 12 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2204414 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | CLEMENT D'ARMONT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 juin 2022, M. E D, représenté par Me Clément, demande au tribunal :
1°) °) d'annuler l'arrêté du 9 décembre 2021 par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de prendre une nouvelle décision dans les mêmes conditions tout en lui délivrant, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros, à verser à son conseil, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, dès lors qu'il est présent depuis plus de 10 ans sur le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations du 1° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle doit être annulée en raison de l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnait le droit à une bonne administration et le principe général de droit communautaire du respect des droits de la défense et du droit d'être entendu ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation eu égard à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
- elle doit être annulée en raison de l'annulation des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;
- le préfet a fait application des dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile incompatibles avec la directive 2008/115/CE et n'a pas procédé à un examen sérieux et réel de sa situation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle doit être annulée en raison de l'annulation des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 juillet 2022, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable car tardive ;
- les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 janvier 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 31 décembre 2008 relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les observations de Me Clément, représentant M. D.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant algérien, né le 7 juillet 1973, est entré sur le territoire français le 24 août 2009, selon ses déclarations. Sa demande d'asile a été rejetée le 16 février 2010 par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, la cour nationale du droit d'asile ayant rejeté le recours dirigé contre cette décision le 18 mai 2011. Le 4 août 2019, l'intéressé a fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour sur le territoire pendant une durée d'un an. Puis par un nouvel arrêté du 9 décembre 2021, le préfet du Nord a rejeté sa demande de titre de séjour formée le 14 avril 2021 sur le fondement du 1° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, et lui a, par ailleurs, fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination. Par sa requête, M. D demande au tribunal d'annuler l'arrêté préfectoral du 9 décembre 2021.
Sur le moyen commun :
2. L'arrêté attaqué énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet s'est fondé pour refuser de délivrer un titre de séjour au requérant et fixer le pays de destination de l'intéressé. L'obligation de quitter le territoire français contestée ayant été prise en conséquence d'un refus de titre de séjour suffisamment motivé et édictée sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, elle n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation des décisions portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination manque en fait et doit, dès lors, être écarté.
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, par un arrêté du 30 septembre 2021, publié le même jour au recueil spécial n° 225 des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Nord a donné délégation à Mme C A de la Perrière, attachée principale d'administration de l'Etat, cheffe du bureau du contentieux et du droit des étrangers, signataire de l'arrêté attaqué, à l'effet de signer, notamment, les décisions portant refus de titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision en litige manque en fait et doit, dès lors, être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " Les dispositions du présent article () fixent les conditions de délivrance () du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France (), sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / 1) au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France depuis plus de dix ans () ".
5. En l'espèce, M. D soutient résider en France de façon continue depuis 2009. Pour en justifier, il ne produit toutefois, au titre de l'année 2018, qu'un avis d'imposition ne comportant aucun revenu déclaré et une attestation de domiciliation postale au sein d'une association. Si l'intéressé a aussi bénéficié de l'aide médicale d'Etat en application des dispositions de l'article L. 252-1 du code de l'action sociale et des familles, celles-ci n'exigent que la preuve d'une durée ininterrompue de résidence de trois mois sur le territoire français pour l'octroi de cette aide, durée qui est insuffisante pour démontrer le caractère habituel de la présence d'un étranger sur le territoire français au sens de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Pour l'année 2019, il se borne à verser au dossier une carte d'aide médicale d'Etat et, pour l'année 2020, un avis d'impôt sur le revenu sans revenus déclarés. Ces seuls documents ne sauraient établir la résidence habituelle et continue en France du requérant au cours des années 2018, 2019 et 2020. Par suite, M. D ne justifie pas résider en France depuis plus de dix ans à la date de la décision attaquée. Il n'est, dès lors, pas fondé à soutenir que le préfet aurait fait une inexacte application des stipulations du 1° de l'article 6 de l'accord franco-algérien ni qu'il aurait fait une appréciation manifestement erronée des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle.
6. En dernier lieu, il résulte des dispositions de l'article L. 423-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour que du seul cas des étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues aux articles visés par ces dispositions ou, dans le cas des ressortissants algériens, par les stipulations de l'accord franco-algérien ayant le même objet et auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité, et non de celui de tous les étrangers qui se prévalent de ces dispositions ou stipulations. Ainsi qu'il a été dit ci-dessus, M. D ne peut bénéficier de plein droit d'un titre de séjour au titre des stipulations du 1° de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Par suite, le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour. Le moyen tiré du défaut de saisine de cette commission doit, dès lors, être écarté.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, la décision refusant un titre de séjour à M. D n'étant pas entachée d'illégalité, il n'est pas fondé à demander l'annulation par voie de conséquence de celle l'obligeant à quitter le territoire français.
8. En deuxième lieu, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne s'adresse non pas aux Etats membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté en tant qu'il est inopérant.
9. Par ailleurs, le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Toutefois, lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est en outre loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Ainsi, le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de mettre celui-ci à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations sur l'obligation de quitter le territoire français qui est prise concomitamment et en conséquence du refus de titre de séjour.
10. En l'espèce, la décision attaquée a été prise concomitamment au refus de délivrance du titre de séjour sollicité par M. D et celui-ci ne pouvait ignorer qu'en raison d'un tel refus, il était susceptible de faire l'objet d'une mesure d'éloignement. Il n'établit pas par ailleurs qu'il aurait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux ou qu'il aurait été empêché de s'exprimer avant que ne soit prise la décision contestée afin de faire valoir des éléments susceptibles d'influer sur le sens de la décision. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance du droit de M. D à être entendu préalablement à l'édiction d'une décision défavorable doit être écarté.
11. En troisième et dernier lieu, ainsi qu'il a été dit précédemment, M. D, célibataire et sans enfant, n'établit pas avoir établi sa résidence habituelle et continue en France notamment au cours des années 2018 à 2020, quand bien même il déclare être entré sur le territoire français dans le courant de l'année 2009. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il entretient avec ses deux oncles et sa tante ainsi que deux de ses cousines et un de ses cousins présents en France des liens d'une particulière intensité. Les attestations de connaissances de son voisinage qu'il produit ne permettent pas quant à elles de caractériser l'existence d'une particulière intégration de l'intéressé sur le territoire français. Si le requérant a ponctuellement travaillé en intérim ou exercé une activité salariée à temps partiel en 2021 en tant qu'agent logistique, peintre en bâtiment, poseur de sol, conducteur de véhicule, agent de conditionnement ou de fabrication, manœuvre et ouvrier polyvalent, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il ne pourrait exercer son activité professionnelle dans son pays d'origine où il a par ailleurs vécu jusqu'à l'âge de 36 ans. Dans ces conditions, le préfet du Nord n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en obligeant M. D à quitter le territoire français et n'a pas, pour les mêmes motifs, entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.
Sur la décision fixant le délai de départ volontaire :
12. En premier lieu, les décisions refusant un titre de séjour à M. D et lui faisant obligation de quitter le territoire français n'étant pas entachées d'illégalité, il n'est pas fondé à demander l'annulation par voie de conséquence de celle refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire.
13. En second lieu, aux termes de l'article 7 de la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008 : " 1. La décision de retour prévoit un délai approprié allant de sept à trente jours pour le départ volontaire, sans préjudice des exceptions visées aux paragraphes 2 et 4. () 2. Si nécessaire, les États membres prolongent le délai de départ volontaire d'une durée appropriée, en tenant compte des circonstances propres à chaque cas, telles que la durée de séjour, l'existence d'enfants scolarisés et d'autres liens familiaux et sociaux () ". Aux termes des dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. ().".
14. D'une part, ces dispositions législatives ont pour objet d'assurer la transposition en droit interne de la directive du 16 décembre 2008 relative aux normes et procédures communes applicables dans les Etats membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier, dite directive " retour ". En prévoyant que le délai normalement imparti pour se conformer à une obligation de quitter le territoire français est le délai de droit commun le plus long que les Etats peuvent prévoir selon l'article 7 de cette directive et que la situation particulière de l'intéressé peut être prise en compte pour accorder un délai plus long, ces dispositions ne sont pas contraires aux objectifs de la directive.
15. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Nord n'a pas, préalablement à l'édiction de la décision contestée, procédé à un examen particulier de la situation de M. D, l'intéressé n'ayant au demeurant pas fait état auprès du préfet du Nord de circonstances particulières qui auraient nécessité qu'à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours lui soit accordé. Le moyen doit donc être écarté.
Sur la décision fixant le pays de destination :
16. En premier lieu, les décisions refusant un titre de séjour à M. D et lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours n'étant pas entachées d'illégalité, il n'est pas fondé à demander l'annulation par voie de conséquence de celle fixant le pays de destination.
17. En deuxième lieu, compte tenu de ce qui précède, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
18. En dernier lieu, M. D, dont la demande d'asile a été rejetée le 16 février 2010 par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides puis le 18 mai 2011 et le recours dirigé contre cette décision par la Cour nationale du droit d'asile, n'apporte dans le cadre de la présente instance aucun élément de nature à établir la réalité des risques personnels encourus en cas de retour en Algérie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
19. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet du Nord, que la requête présentée par M. D doit être rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E D, à Me Clément et au préfet du Nord.
Délibéré après l'audience du 6 avril 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Chevaldonnet, président,
- Mme Grard, première conseillère,
- Mme Leclère, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mai 2023.
La rapporteure,
Signé
E. B
Le président,
Signé
B. CHEVALDONNET
La greffière,
Signé
M. F
La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026