mercredi 17 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2204497 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 15 juin 2022 et le 29 juillet 2022, la SCI Taillima, représentée par Me Mercier, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 janvier 2022 par lequel le maire de la commune de Valenciennes a délivré à la société Khor Immo un permis de construire 32 logements sur un terrain situé chemin de Prouvy, cadastré AY 349, sur le territoire communal, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux formé le 16 février 2022 ;
2°) de mettre à la charge solidaire de la commune de Valenciennes et de la société Khor Immo une somme de 2500 € au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 28 juin 2022 et le 13 septembre 2023, la commune de Valenciennes conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la SCI Taillima au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 août 2022, la société Khor Immo, représentée par la SELARL Cabinet Ferrant, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de SCI Taillima au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 18 février 2024, la SCI Taillima informe le tribunal du décès de son gérant et de l'identité de ses ayants-droits.
Par un mémoire, enregistré le 6 mars 2024, la SCI Taillima, à titre principal, conclut au non-lieu à statuer sur sa requête en application de l'article R. 634-1 du code de justice administrative et, à titre subsidiaire, déclare se désister purement et simplement de sa requête et renoncer à toute action ayant le même objet.
Par un mémoire, enregistré le 8 mars 2024, la commune de Valenciennes demande au tribunal de prendre acte du désistement de la SCI Taillima et se désiste de ses conclusions présentées au titre des frais liés au litige.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative :
" Les présidents () de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance :
/ 1° Donner acte des désistements () ".
2. En premier lieu, le décès du gérant de la SCI Taillima dans le courant de l'instance n'a pas eu pour effet de priver la société de sa personnalité morale, une nouvelle gérante ayant au demeurant été désignée, ni d'objet sa requête, l'affaire étant au surplus en état d'être jugée pour l'application des dispositions de l'article R. 634-1 du code de justice administrative.
3. En second lieu, la SCI Taillima déclare se désister de la présente requête et de toute action future ayant le même objet. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte. Il en est de même pour ce qui concerne le désistement de la commune de Valenciennes de ses conclusions présentées sur le fondement de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative
4. En troisième et dernier lieu, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la société Khor Immo présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de l'action de la SCI Taillima tendant à l'annulation de l'arrêté du 11 janvier 2022 par lequel le maire de la commune de Valenciennes a délivré à la société Khor Immo un permis de construire 32 logements sur un terrain situé chemin de Prouvy, cadastré AY 349, sur le territoire communal, et de la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Article 2 : Il est donné acte du désistement de la commune de Valenciennes en ce qui concerne ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions de la société Khor Immo présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI Taillima, à la commune de Valenciennes et à la société Khor Immo.
Fait à Lille, le 17 avril 2024.
Le président de la 5ème chambre,
Signé
B. CHEVALDONNET
La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026