lundi 12 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2204782 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | DEWAELE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 27 juin 2022 et le 9 août 2022, Mme C D épouse F, représentée par Me Dewaele, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 avril 2022 par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours tout en fixant le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de l'expiration d'un délai de 15 jours suivant la notification du jugement à intervenir, ou à défaut, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte, de réexaminer sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros, à verser à son conseil, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Mme F soutient que :
L'arrêté attaqué :
- a été édicté par une autorité incompétente ;
- est insuffisamment motivé ;
La décision de refus de titre de séjour :
- est entachée d'un vice de procédure, tenant à la composition irrégulière du collège des médecins de l'OFII et à l'absence d'un débat collégial entre les médecins de ce même collège et à la méconnaissance des dispositions des articles L. 425-9, R. 425-11, R. 425-12 et R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît l'article L.425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'une erreur de fait en tant que son conjoint, à la date de la décision attaquée, réside en France ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
La décision portant obligation de quitter le territoire :
- est illégale en raison de l'illégalité, invoquée par voie d'exception, de la décision portant refus de titre de séjour ;
- est entachée d'une erreur de droit ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
La décision fixant un délai de départ volontaire de trente jours est illégale en raison de l'illégalité, invoquée par voie d'exception, de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
La décision fixant le pays de destination est illégale en raison de l'illégalité, invoquée par voie d'exception, de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 août 2022, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme F ne sont pas fondés.
Mme F a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. J a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme F, ressortissante algérienne née le 6 juillet 1981, a sollicité le 31 décembre 2020 une autorisation de séjour en vue d'accompagner son fils I dans le cadre des soins requis par l'état de santé de celui-ci. Par arrêté du 19 avril 2022, le préfet du Nord a refusé de délivrer l'autorisation demandée et a obligé l'intéressée à quitter le territoire dans le délai de trente jours tout en fixant le pays de destination. Par sa requête, Mme F demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur l'arrêté pris dans son ensemble :
2. En premier lieu, par un arrêté du 30 septembre 2021, publié le même jour au recueil spécial n° 225 des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Nord a donné délégation à Mme E B de la Perrière, cheffe du bureau du contentieux et du droit des étrangers, à l'effet de signer, en particulier les décisions attaquées. Le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des décisions attaquées qui manque en fait, doit dès lors être écarté.
3. En deuxième lieu, les décisions attaquées refusant un titre de séjour, octroyant un délai de départ volontaire de trente jours et fixant le pays de destination mentionnent tant les circonstances de fait que de droit sur lesquelles le préfet du Nord s'est fondé pour les édicter. Elles sont ainsi suffisamment motivées pour l'application des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par ailleurs, l'obligation de quitter le territoire français ayant étant prise en conséquence d'un refus de titre de séjour suffisamment motivé et édicté sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, elle n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté.
Sur le refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () / 7) Au ressortissant algérien résidant habituellement en France dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays () ".
5. Si les stipulations du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien citées au point précédent prévoient la délivrance d'un certificat de résidence au ressortissant algérien dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays, elles n'étendent toutefois pas le bénéfice de ce titre de séjour aux parents d'un enfant malade. Aucune autre stipulation de cet accord ne prévoit la délivrance de plein droit d'un titre de séjour aux parents d'un enfant malade et, dès lors que cet accord régit entièrement le droit au séjour des étrangers de nationalité algérienne, les dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile selon lesquelles une autorisation provisoire de séjour est délivrée aux parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions mentionnées à l'article L. 425-9 de ce code ne sont pas applicables à la situation de Mme F. Toutefois, les stipulations de l'accord franco-algérien n'interdisent pas au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour pour accompagnement d'enfant malade ou un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient à cette autorité, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation. En l'espèce, le préfet du Nord a, après avoir apprécié l'opportunité de régulariser la situation de Mme F dans le cadre de son pouvoir discrétionnaire en prenant notamment en compte l'état de santé de son fils tel que cela ressort des termes de l'arrêté contesté, refusé de délivrer à l'intéressée un titre de séjour.
6. En deuxième lieu, il appartient au préfet, lorsqu'il statue sur une demande d'une autorisation provisoire de séjour ou d'une carte de séjour fondée sur l'état de santé, de s'assurer que l'avis rendu par le collège de médecins l'a été conformément aux règles procédurales fixées par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et par l'arrêté du 27 décembre 2016.
7. Aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () le préfet délivre la carte de séjour au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé ". Aux termes de l'article R. 425-12 du même code : " Le rapport médical () est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration () ". L'article R. 425-13 de ce code dispose que : " Le collège à compétence national mentionné à l'article R.425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du présent article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établit le rapport médical ne siège pas au sein du collège. Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. () ". Enfin, l'article 6 de l'arrêté visé ci-dessus du 27 décembre 2016 pris pour l'application des dispositions précitées dispose que : " () un collège de médecins désigné pour chaque dossier () émet un avis (). / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège ".
8. Il ressort des pièces du dossier que le rapport médical sur l'état de santé de l'enfant de Mme F a été rédigé par le docteur G, le 11 mars 2021 et que le collège de médecins de l'OFII qui a émis un avis sur son état de santé le 1er juin 2021, était composé des docteurs Quille, Vanderhenst et Signol. Par suite, le médecin instructeur n'a pas siégé au sein du collège de médecins de l'OFII qui a rendu l'avis litigieux. Par ailleurs, il résulte des mentions figurant sur cet avis que celui-ci a été rendu, par les trois médecins de l'OFII, " après en avoir délibéré ". En l'absence de production d'un quelconque élément par la requérante de nature à remettre en cause ces mentions, le moyen tiré de ce que l'avis a été rendu au terme d'une procédure irrégulière doit être écarté dans ses différentes branches.
9. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que l'enfant de Mme F, I, souffre notamment d'une encéphalopathie spastique accompagnée d'un handicap moteur sévère, de complications orthopédiques et d'une déficience visuelle. A ce titre, l'intéressé a bénéficié, à compter du 4 janvier 2021, d'une prise en charge en semi-internat au sein d'un institut médico-éducatif ainsi que d'un suivi concernant son statut nutritionnel, d'une ostéotomie de sa hanche droite, d'un appareillage orthopédique et de séances de kinésithérapie. Si la requérante soutient qu'une telle prise en charge n'est pas disponible et accessible en Algérie, les attestations et des certificats médicaux de professionnels de santé français qu'elle produit évoquant la nécessité pour le jeune I d'être suivi en France faute de pouvoir être pris en charge en Algérie sont, sur ce point, rédigés dans des termes généraux et insuffisamment circonstanciés et alors qu'au demeurant, il n'appartient pas au juge administratif de rechercher si les soins dans le pays d'origine sont équivalents à ceux offerts en France ou en Europe. Il ressort en outre des pièces du dossier qu'au regard de la situation de cet enfant, le collège des médecins de l'OFII a, dans son avis rendu par le 1er juin 2021, estimé que si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il pouvait, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé algérien, bénéficier dans ce pays d'un traitement approprié de manière effective. Le préfet produit par ailleurs des extraits de la base de données MedCOI dont il ressort que des soins adaptés pour la pathologie d'Abderrahmane sont disponibles en Algérie. Il fait aussi valoir, sans être contesté, que le système de sécurité sociale algérien permet le financement de ces soins. Dans ces conditions, le préfet n'a pas fait une appréciation manifestement erronée de la situation du fils de la requérante dans le cadre de l'exercice de son pouvoir de régularisation. Le moyen tiré de l'existence d'une erreur manifeste d'appréciation doit ainsi être écarté ainsi qu'en tout état de cause, celui tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que Mme F n'est présente en France que depuis moins de cinq ans à la date de la décision contestée. Si elle produit deux attestations relatives à son implication au sein d'une association caritative ainsi qu'à sa participation à des activités organisées par la commune de Loos, ces seuls éléments ne sont pas de nature à établir son intégration au sein de la société française et l'existence de relations personnelles ou sociales d'une particulière intensité sur le territoire français. Elle n'établit pas non plus être dépourvue d'attaches dans son pays d'origine où réside sa mère. Par ailleurs et ainsi qu'il a été dit ci-dessus, il n'apparaît pas que son fils I ne sera pas en mesure de bénéficier des traitements requis par son état de santé dans son pays d'origine. Dans ces conditions et quand bien même l'époux de la requérante est présent en France et que ses deux autres enfants y sont régulièrement scolarisés, le préfet du Nord n'a pas, eu égard aux buts en vue desquels la décision en cause a été prise, porté au droit de la requérante au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée. Il n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le moyen doit donc être écarté.
11. En cinquième lieu, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, il ne ressort pas des pièces du dossier que le traitement requis par l'état de santé du jeune I ne soit pas disponible en Algérie dans des conditions ne lui permettant pas d'y avoir accès. Il ne ressort pas non plus des pièces du dossier que les autres enfants de A F ne pourraient pas suivre leur scolarité dans leur pays d'origine. Par ailleurs, la décision attaquée n'a ni pour objet ni pour effet de séparer la requérante de ses enfants. Dans ces conditions, la décision litigieuse ne porte pas atteinte à l'intérêt supérieur des enfants de la requérante et le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
12. En sixième et dernier lieu, si le préfet du Nord a indiqué de manière erronée dans sa décision de refus de titre de séjour qu'à la date de celle-ci, l'époux de la requérante résidait en Algérie et non pas en France, il résulte de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision s'il avait pris en compte la présence de l'époux de la requérante sur le territoire français.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
13. En premier lieu, compte tenu de ce qui précède, le moyen tiré de l'illégalité, invoquée par voie d'exception, de la décision de refus de séjour doit être écarté.
14. En deuxième lieu, le moyen tiré de l'existence d'une erreur de droit doit être écarté en tant qu'il n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
15. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés précédemment, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ainsi que de l'existence d'une erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
Sur les décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de destination :
16. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus concernant la décision portant obligation de quitter le territoire français que le moyen tiré de l'illégalité de cette décision, invoquée par voie d'exception, doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme F doit être rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme F est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D épouse F, à Me Dewaele et au préfet du Nord.
Délibéré après l'audience du 10 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Chevaldonnet, président,
- Mme Grard, première conseillère,
- Mme Leclère, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 décembre 2022.
Le président-rapporteur,
Signé
B. J
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
Signé
E. GRARD
La greffière,
Signé
M. H
La République mande et ordonne au préfet du Nord ce en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026