LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2204819

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2204819

lundi 11 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2204819
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantSELARL RESSOURCES PUBLIQUES AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 28 juin et 11 juillet 2022, Mme B A, représentée par Me Jamais, demande au juge des référés :

1°) de suspendre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de l'arrêté du 15 février 2022 par lequel la maire de la commune de Lille ne s'est pas opposée à la déclaration préalable de travaux en vue de l'installation d'un sanitaire public sur un terrain situé rue du Cirque, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Lille une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle justifie d'un intérêt à agir contre cette autorisation dès lors qu'elle a la qualité de voisine immédiate du terrain d'assiette du projet litigieux ;

- la condition d'urgence est en l'espèce présumée, en application de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, dès lors que les travaux de construction ont déjà commencé ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée dès lors que :

- l'arrêté est insuffisamment motivé en méconnaissance des dispositions de l'article R. 424-5 du code de l'urbanisme ;

- le terrain d'assiette du projet situé en zone USB3 du plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) de la ville de Lille est inconstructible ;

- l'utilisation du sol pour la construction de sanisettes est interdite au regard des dispositions de l'article 11 du règlement de la zone USB3 du PSMV ainsi que des dispositions du cahier de recommandations figurant en annexe ;

- l'implantation de la construction par rapport aux voies méconnaît les dispositions de l'article USB-6 du règlement du PSMV ;

- les prescriptions émises par l'architecte des bâtiments de France et reprises à l'article 2 de l'arrêté attaqué ne constituent pas des adaptations mineures de sorte que le projet aurait nécessité le dépôt d'une nouvelle demande d'autorisation ;

- le projet en litige, compte-tenu de son habillement en bloc de briques parfaitement visible avec la cathédrale de Treille classée monument historique et de l'aménagement de la porte d'entrée sur l'un des côtés tournés vers la façade de la cathédrale, méconnaît les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et celles de l'article 11 du règlement du plan de sauvegarde et de mise en valeur.

Par un mémoire enregistré le 11 juillet 2022, la commune de Lille, représentée par Me Marcilly, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de Mme A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- Mme A ne justifie pas être propriétaire de l'immeuble situé 15 rue du Cirque à Lille de sorte que la requête est irrecevable ;

- Mme A ne justifie pas, en tout état de cause, d'une atteinte aux conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien au sens des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;

- les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 28 juin 2022 sous le numéro 2204822 par laquelle Mme A demande l'annulation de la décision attaquée du 15 février 2022.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Féménia, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 11 juillet 2022 à 14h30, à l'issue de laquelle l'instruction a été close :

- le rapport de Mme Féménia, juge des référés ;

- les observations de Me Bosquet substituant Me jamais, représentant Mme A, qui reprend les faits et confirme les conclusions de sa requête ;

- les observations de Me Marcilly, représentant la commune de Lille, qui reprend les faits, conclusions et moyens du mémoire en défense.

Considérant ce qui suit :

1. La commune de Lille a déposé, le 9 décembre 2021, un dossier de déclaration préalable afin de l'édification d'un sanitaire public sur un terrain situé rue du Cirque à Lille, emportant la création d'une surface de 11 m². Par un arrêté du 15 février 2022, la maire de Lille ne s'est pas opposée à cette déclaration préalable. Par la requête susvisée, Mme A demande au tribunal la suspension de l'exécution de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin de suspension :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () " et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ".

3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués par la requérante, susvisés, n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'existence d'une situation d'urgence et sur la recevabilité de la requête, les conclusions à fin de suspension de l'exécution de la décision du 15 février 2022 de la maire de la commune de Lille doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

4. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut faire bénéficier la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés. Les conclusions présentées à ce titre par Mme A doivent donc être rejetées. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme A une somme de 750 euros au titre des frais exposés par la commune de Lille et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête présentée par Mme A est rejetée.

Article 2 : Mme A versera à la commune de Lille la somme de sept cent cinquante (750) euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la commune de Lille.

Fait à Lille, le 11 juillet 2022.

La juge des référés,

signé

J. FÉMÉNIA

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions