mardi 12 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2204848 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | GOEMINNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 28 juin et 7 juillet 2022, M. E A demande au Tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 27 juin 2022 par lequel le préfet du Pas-de-Calais lui a fait obligation de quitter le territoire français, lui a refusé un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français avant l'expiration du délai d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet du Pas-de-Calais de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour et de procéder à un nouvel examen de sa situation, sous astreinte de 152,45 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à charge pour ce dernier de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle viole le droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut de base légale dès lors qu'il aurait dû faire l'objet d'un transfert :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il ne constitue pas une menace à l'ordre public et ne présente pas de risque de fuite.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La requête a été communiquée le 29 juin 2022 au préfet du Pas-de-Calais qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
-le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Lille a désigné Mme F en application de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
- Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Stefanczyk, magistrate désignée ;
- les observations de Me Goeminne, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens;
- les observations de Me Jacquard, représentant le préfet du Nord, qui conclut au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés ne sont pas fondés ;
- les observations de M. A, assisté de Mme B, interprète assermentée en langue somali.
Considérant ce qui suit :
1. M. E A, ressortissant somalien, né le 13 mai 2005, demande l'annulation de l'arrêté en date du 27 juin 2022 par lequel le préfet du Pas-de-Calais lui a fait obligation de quitter le territoire français, lui a refusé un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français avant l'expiration du délai d'un an.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions contenues dans l'arrêté attaqué :
2. En premier lieu, eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, soumis à la formalité de publication, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. Il ressort des pièces du dossier que M. C D, signataire de l'arrêté attaqué, disposait d'une délégation à cet effet par arrêté du préfet du Pas-de-Calais en date du 13 avril 2021, publié le lendemain au recueil spécial n° 45 des actes administratifs de la préfecture. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire, qui manque en fait, doit dès lors être écarté.
3. En second lieu, les décisions attaquées énoncent les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles se fondent de manière suffisamment détaillée. Les mentions qu'elles comportent sont ainsi de nature à mettre en mesure le requérant d'en discuter utilement les motifs et le juge d'exercer son contrôle sur les décisions en litige, qui n'avaient pas à mentionner tous les éléments factuels de la situation de l'intéressé. Si le requérant soutient que le préfet n'a pas fait référence à sa volonté de déposer une demande d'asile, cet élément relève toutefois du bien-fondé de l'arrêté. En outre, il résulte des termes de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français, que le préfet du Pas-de-Calais a expressément mentionné la durée de présence de M. A sur le territoire français ainsi que l'absence de liens privés et familiaux en France, l'absence de mesure d'éloignement précédente à son égard et enfin l'absence de menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation en fait des décisions attaquées doit être écarté.
En ce qui concerne les autres moyens dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, M. A soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît le droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Toutefois, si l'intéressé a déclaré lors de son audition par les services de police qu'il avait donné ses empreintes dans d'autres pays et qu'il avait quitté la Somalie en raison de la guerre, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait expressément indiqué qu'il souhaitait demander l'asile en France avant l'édiction de la décision attaquée ni précisé les motifs justifiant un risque de persécution. Si ce dernier se prévaut d'un courriel de la responsable d'établissement mise à l'abri du centre d'accueil et d'examen de la situation (CAES) adressé le 30 juin 2022 à l'association France-Terre d'asile faisant état d'un rendez-vous le 27 juin concernant le dépôt d'une demande d'asile, il ressort des mentions de ce document que l'intéressé n'avait aucun rendez-vous à la préfecture mais avait seulement indiqué, le 23 juin 2022, à une travailleuse sociale qu'il voulait " probablement débuter une demande d'asile " et celle-ci lui avait proposé d'y réfléchir et de venir la rencontrer, s'il le souhaitait le 27 juin. Par suite, les moyens tirés de la violation du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
5. En second lieu, M. A soutient que le préfet du Pas-de-Calais aurait dû procéder à l'abrogation de l'obligation de quitter le territoire français dès lors qu'il avait manifesté sa volonté de demander l'asile et qu'un document indiquant que ses empreintes avaient été relevées dans d'autres Etats et qu'il allait " être placé en procédure Dublin " lui avait été notifié. Cependant, il ne produit aucun élément probant à l'appui de ses allégations alors que, ainsi qu'il a été dit au point 4, le requérant n'a pas manifesté une volonté certaine de demander l'asile en France. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire serait entachée d'un défaut de base légale doit être écarté.
6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire doivent être rejetées.
En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :
7. En premier lieu, le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ne peut qu'être écarté.
8. En second lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 613-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
9. Pour refuser d'octroyer un délai de départ volontaire à M. A, le préfet du Pas-de-Calais a considéré qu'il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire dont il fait l'objet aux motifs qu'il ne peut justifier être en situation régulière sur le territoire français, qu'il est dépourvu de documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour et qu'il n'a pas déclaré le lieu de sa résidence effective et permanente. Si le requérant soutient avoir demandé le bénéfice de l'asile, il ne l'établit cependant pas. Le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit, par suite, être écarté.
10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire doivent être rejetées.
En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision fixant le pays de destination :
11. En premier lieu, le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ne peut qu'être écarté.
12. En second lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L''autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi :
1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; /2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible.
Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Par ailleurs, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
13. M. A fait valoir qu'il craint pour sa vie en cas de retour en Somalie en raison de la situation de violence aveugle qui règne dans la région du Bas-Shabelle, d'où il est originaire, et dans la capitale Mogadiscio où il devra transiter. Toutefois, il résulte des sources documentaires disponibles que la situation sécuritaire prévalant dans le Bas-Shabelle, qui compte parmi les plus préoccupantes de Somalie, doit toujours être regardée, à la date de la présente décision, comme une situation de violence aveugle résultant d'un conflit armé interne au sens des dispositions du 3° de l'article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ne s'étant pas dégradée de façon significative au cours de l'année 2022, son intensité n'atteint toutefois pas un niveau tel que toute personne serait exposée, du seul fait de sa présence sur le territoire concerné, à une atteinte grave au sens de l'article L. 512-1, 3° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, d'après le rapport du Secrétaire général des Nations unies du 10 août 2021 et le rapport de l'agence de l'union européenne pour l'asile (EASO) sur la situation sécuritaire en Somalie de septembre 2021, si la zone de l'aéroport international Aden Adde a été exposée à des attaques islamistes en 2021, touchant en particulier les complexes de l'Organisation des nations unies (ONU) et de la mission de l'union africaine en Somalie (AMISOM), ces attaques n'entravent pas le fonctionnement de l'aéroport qui assure quotidiennement des vols internationaux. Au vu de l'ensemble de ces éléments, si la situation sécuritaire prévalant dans la région de Mogadiscio, doit toujours être qualifiée de situation de violence aveugle, son intensité n'est toutefois pas telle qu'il existe des motifs sérieux et avérés de croire que chaque civil qui serait amené à y séjourner ou y transiter courrait, du seul fait de sa présence dans cette région, un risque réel de menace grave contre sa vie ou sa personne. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la décision fixant le pays de destination doivent être rejetées.
En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
15. En premier lieu, il résulte de ce qui a été écrit précédemment, que le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire doit être écarté.
16. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
17. En ne retenant pas de circonstances humanitaires justifiant qu'il ne prononce pas d'interdiction de retour à l'encontre de M. A, le préfet du Pas-de-Calais n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation eu égard aux considérations qui précèdent sur la durée et les conditions de séjour en France, ainsi que la situation familiale de l'intéressé. Par ailleurs, en fixant la durée de cette interdiction de retour sur le territoire français à un an, la durée la plus courte prévue par la loi, le préfet du Pas-de-Calais n'a pas non plus entaché sa décision d'une erreur d'appréciation eu égard aux mêmes considérations.
18. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
19. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions de la requête à fin d'injonction sous astreinte doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E A et au préfet du Pas-de-Calais.
Prononcé en audience publique le 12 juillet 2022.
La magistrat désignée,
Signé,
S. FLa greffière,
Signé,
F. JANET
La République mande et ordonne au préfète du Pas-de-Calais en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026