vendredi 29 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2205361 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL MOLAS ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2022, la SAS EVEHA - Etudes et valorisations archéologiques, représentée par Me Holterbach, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative :
1°) de suspendre la procédure de passation du marché public de travaux ayant pour objet la réalisation de fouilles archéologiques préventives, sur une zone d'environ 7 hectares située Lieu-dit : " rue du Vieux Chemin de Gravelines " à Loon-Plage, jusqu'à ce que le Grand Port Maritime de Dunkerque se soit conformé à ses obligations, tenant à la notation et au classement de l'offre régulière de la société EVEHA ;
2°) d'enjoindre au Grand Port Maritime de Dunkerque de prononcer le retrait de sa décision de rejet du 5 juillet 2022, de reprendre la procédure de passation, au stade de la sélection des offres, et, ce faisant, de noter et de classer l'offre régulière de la société EVEHA, sous 15 jours ouvrés à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de condamner le Grand Port Maritime de Dunkerque à lui verser une somme de 3 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le 1er motif de rejet de son offre, tiré de ce que le calendrier proposé pour les fouilles prescrites s'étendrait irrégulièrement sur les trois premières semaines de novembre 2022, est infondé, aucun élément de la consultation des entreprises n'interdisant de planifier des fouilles sur cette période ;
- le 2ème motif de rejet de son offre, tiré de ce qu'elle s'est abstenue de mentionner dans sa décomposition du prix forfaitaire global les moyens spécifiques prévus en cas de fouilles dans des conditions climatiques particulières, est également infondé au regard des éléments du dossier de consultation des entreprises ;
- sa lésion est évidente, le pouvoir adjudicateur, en jugeant à tort son offre comme irrégulière, l'ayant privée de l'opportunité de voir son offre notée et classée.
Par un mémoire en production de pièces, enregistré le 18 juillet 2022, la SAS EVEHA - Etudes et valorisations archéologiques a produit deux documents présentés dans le cadre de son offre, à savoir son projet scientifique d'intervention valant mémoire technique et la décomposition du prix global et forfaitaire (DPGF), lesquels ont été soustraits du contradictoire conformément à sa demande, en application de l'article R. 412-2-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juillet 2022, le Grand Port Maritime de Dunkerque, représenté par Me Riquelme, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de la société requérante à lui verser la somme de 3 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'était pas légalement tenu d'autoriser la société requérante à régulariser son offre ;
- cette offre est irrégulière au regard du calendrier de réalisation des fouilles, dès lors qu'elle ne respecte ni l'article 4.1 du règlement de la consultation, ni l'article 5 de l'acte d'engagement ; cette offre, qui scinde en 2 tâches (fouille et remise en état) la prestation de fouilles, s'étend sur 85 jours ouvrés, soit au-delà du délai maximum de 70 jours prévu pour la phase 1 et est susceptible, selon la date d'attribution effective du marché, de déborder sur le mois de décembre 2022, en contradiction avec l'exigence de réaliser les fouilles entre les mois de mars et de novembre ;
- elle est également irrégulière au regard de l'exigence de prévision d'une majoration de 20% en cas de fouille réalisée dans des conditions climatiques défavorables, en méconnaissance des prescriptions de l'article 6.2 du règlement de la consultation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juillet 2022, l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), représenté par Me Bigas, conclut à ce qu'il soit enjoint à la société requérante de communiquer des extraits de son projet scientifique d'intervention, au rejet de la requête et à la condamnation de la société requérante à lui verser la somme de 3 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le projet scientifique d'intervention de la société requérante devrait être versé au débat contradictoire, pour ses éléments non couverts par le secret des affaires ;
- la société requérante ne démontre pas avoir été lésée par les moyens invoqués ;
- le mémoire en défense du GPMD démontre l'irrégularité de l'offre de la société requérante.
Le président du tribunal a désigné M. Marjanovic, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code du patrimoine ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 26 juillet 2022 à 14h30,
M. A a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Holterbach, pour la société requérante, qui reprend les termes de sa requête et de son mémoire ;
- les observations de Me Riquelme, pour le Grand Port Maritime de Dunkerque ;
- et les observations de Me Bigas, pour l'INRAP.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Dans le cadre du programme Cap 2020 prévoyant la réalisation d'un bassin de haute mer permettant d'accueillir des porte-containeurs de grande capacité, le Grand Port Maritime de Dunkerque (GPMD) a lancé, le 11 mai 2022, une procédure d'appel d'offres ouvert pour la réalisation d'une opération de fouilles archéologiques préventives, sur une zone d'environ 7 hectares située Lieu-dit " rue du Vieux Chemin de Gravelines " à Loon-Plage. Par courrier du 5 juillet 2022, il a informé la SAS EVEHA - Etudes et valorisations archéologiques du rejet de son offre comme irrégulière au sens de l'article L.2152-2 du code de la commande publique et de l'attribution du marché à l'INRAP. Par la présente requête, la SAS EVEHA - Etudes et valorisations archéologiques demande la suspension de la procédure de passation du marché en cause et à ce qu'il soit enjoint au GPMD de retirer la décision précitée du 5 juillet 2022 et de reprendre la procédure de passation au stade de la sélection des offres.
2. Aux termes de l'article L. 551-1 du code de justice administrative : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation par les pouvoirs adjudicateurs de contrats administratifs ayant pour objet l'exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services, avec une contrepartie économique constituée par un prix ou un droit d'exploitation, ou la délégation d'un service public./ Le juge est saisi avant la conclusion du contrat ". Aux termes de l'article L. 551-2 du même code : " I.- Le juge peut ordonner à l'auteur du manquement de se conformer à ses obligations et suspendre l'exécution de toute décision qui se rapporte à la passation du contrat, sauf s'il estime, en considération de l'ensemble des intérêts susceptibles d'être lésés et notamment de l'intérêt public, que les conséquences négatives de ces mesures pourraient l'emporter sur leurs avantages. Il peut, en outre, annuler les décisions qui se rapportent à la passation du contrat et supprimer les clauses ou prescriptions destinées à figurer dans le contrat et qui méconnaissent lesdites obligations. ". Aux termes de l'article L. 551-4 du code de justice administrative : " Le contrat ne peut être signé à compter de la saisine du tribunal administratif et jusqu'à la notification au pouvoir adjudicateur de la décision juridictionnelle. ". Selon l'article L. 551-10 du même code : " Les personnes habilitées à engager les recours prévus aux articles L. 551-1 et L. 551-5 sont celles qui ont un intérêt à conclure le contrat et qui sont susceptibles d'être lésées par le manquement invoqué () ". En vertu des dispositions précitées, les personnes habilitées à agir pour mettre fin aux manquements du pouvoir adjudicateur à ses obligations de publicité et de mise en concurrence sont celles susceptibles d'être lésées par de tels manquements. Il appartient dès lors au juge des référés précontractuels de rechercher si l'opérateur économique qui le saisit se prévaut de manquements qui, eu égard à leur portée et au stade de la procédure auxquels ils se rapportent, sont susceptibles de l'avoir lésé ou risquent de le léser, fût-ce de façon indirecte en avantageant une entreprise concurrente.
3. Aux termes de l'article L. 2152-1 du code de la commande publique : " L'acheteur écarte les offres irrégulières, inacceptables ou inappropriées. ". Aux termes de l'article
L. 2152-2 du même code : " Une offre irrégulière est une offre qui ne respecte pas les exigences formulées dans les documents de la consultation, en particulier parce qu'elle est incomplète, ou qui méconnaît la législation applicable notamment en matière sociale et environnementale. ".
4. En l'espèce, il ressort des termes du courrier précité du 5 juillet 2022 que l'offre de la SAS EVEHA - Etudes et valorisations archéologiques a été écartée comme irrégulière pour deux motifs, le premier étant tiré de ce que " la fouille proposée ne respecte pas les prescriptions du SRA (service régional de l'archéologie) et se prolonge d'une durée de 3 semaines durant le mois de novembre 2022. Or à cette période, il y a un fort risque que les terrains soient inondés ; la fouille devra s'interrompre et ne reprendra qu'au printemps suivant ", le second étant tiré de ce que " la décomposition du prix global et forfaitaire qui récapitule le budget de l'opération ne fait pas figurer les moyens spécifiques prévus en cas de fouilles dans les conditions climatiques particulières évoquées au paragraphe 6.4 du cahier des charges scientifiques annexé à l'arrêté de prescription de fouille n° 59_2020_073 (article 6.2 du règlement de la consultation prévoyant le contenu détaillé du mémoire technique) ".
En ce qui concerne le premier motif d'irrégularité opposé à la SAS EVEHA - Etudes et valorisations archéologiques :
5. Aux termes de l'article 4.1 du règlement de la consultation du marché en litige : " Démarrage prévisionnel non contractuel des prestations : août/début septembre 2022 (la fouille devant se dérouler entre mars et novembre selon l'arrêté de prescription de fouille n° 59_2020_073). / Durée totale (période de préparation, délai d'exécution sur le terrain y compris décapage initial et la remise du rapport final d'opération des fouilles) : 30 mois maximum. / Le repliement des installations du chantier et la remise en état des emplacements qui auront été occupés sur le chantier sont compris dans le délai d'exécution. / Phase 1 - Exploration du terrain - fouille de la zone prescrite (hors délai pour la période de préparation et décapage initial du terrain : 10 jours ouvrés) : minimum 60 jours ouvrés dans les conditions de l'article 6.4 de l'arrêté de prescription de fouille n° 59_2020_073 / maximum 70 jours ouvrés / Phase 2 - Etude, rédaction et remise du rapport final d'opération : 24 mois au plus tard après la date de fin de l'opération sur le terrain ".
6. Si, dans son avis du 20 juin 2022, recueilli dans le cadre des dispositions des articles L.523-9 et R.523-43-1 du code du patrimoine, et dont le GPMD s'est approprié quasiment mot pour mot les termes, le conservateur régional de l'archéologie adjoint a émis des réserves sur l'opportunité pour la SAS EVEHA - Etudes et valorisations archéologiques de prévoir des opérations de fouilles s'étendant jusqu'aux trois premières semaines de novembre 2022, il ne résulte cependant ni des stipulations mentionnées au point précédent, ni des autres documents de la consultation que la planification de fouilles archéologiques s'étendant sur la période en cause serait interdite à peine d'irrégularité de l'offre.
7. Dans le cadre de la présente instance, le GPMD fait cependant valoir, à ce titre, que l'offre de la société requérante serait néanmoins irrégulière au regard des stipulations de l'article 5 de l'acte d'engagement du marché en cause, selon lesquelles " le candidat qui propose un délai en deça du minimum ou au-delà du maximum " du délai fixé par le maître d'ouvrage pour la phase 1 " entrainera le rejet de son offre pour irrégularité ", en observant que ladite offre comporterait une scission artificielle entre la phase de fouilles proprement dite, s'étendant sur 13 semaines, et la phase de remise en état, s'étendant sur 4 semaines, ce qui porterait le délai de la phase de fouilles à un total de 85 jours ouvrés, supérieur au délai maximum de 70 jours prévu par les stipulations mentionnées au point 5. Toutefois, lesdites stipulations imposent seulement que " le repliement des installations du chantier et la remise en état des emplacements qui auront été occupés sur le chantier " soient intégrés dans le délai global d'exécution de 30 mois maximum, et non spécifiquement dans le délai d'exécution de la phase 1.
8. Il résulte de ce qui précède que la société requérante est fondée à soutenir que le premier motif du rejet de son offre comme irrégulière est infondé.
En ce qui concerne le second motif d'irrégularité opposé à la SAS EVEHA - Etudes et valorisations archéologiques :
9. Aux termes de l'article 6.2 " Documents à produire pour l'offre " du règlement de la consultation du marché en litige : " () Chaque candidat aura à produire un dossier complet comprenant les pièces suivantes : () Un mémoire technique comprenant () 3° Le prix proposé présenté par poste de dépense et détaillé pour les phases de préparation, d'intervention sur le terrain, d'étude et de rédaction du rapport ".
10. Ni ces dispositions, ni aucun autre document de la consultation n'imposaient aux candidats d'identifier et d'intégrer dans leur décomposition du prix globale et forfaitaire (DPGF) les moyens spécifiques prévus en cas de fouilles dans les conditions climatiques particulières évoquées au paragraphe 6.4 du cahier des charges scientifiques annexé à l'arrêté de prescription de fouille n° 59_2020_073. S'il est exact que ledit cahier des charges scientifiques, figurant au nombre des pièces contractuelles mentionnées à l'article 2 du cahier des clauses administratives particulières applicable au marché, stipule en son article 6.4.4 qu'" en cas de fouille réalisée dans des conditions défavorables (fouille hivernale, remontée de nappe, etc.), la durée minimale de la fouille sera majorée de 20%. Le projet scientifique de l'opérateur devra explicitement faire figurer ce paramètre ", il ne résulte pas de l'instruction que le projet scientifique présenté par la SAS EVEHA - Etudes et valorisations archéologiques serait insuffisant à cet égard, de sorte que celle-ci est fondée à soutenir que le second motif du rejet de son offre comme irrégulière est également infondé.
11. Il résulte de tout ce qui précède que l'offre de SAS EVEHA - Etudes et valorisations archéologiques ne saurait être regardée en l'espèce comme irrégulière au sens des dispositions précitées de l'article L. 2152-2 du code de la commande publique. Par suite, il y a lieu de faire droit à ses demandes tendant à ce qu'il soit enjoint au GPMD de retirer la décision du 5 juillet 2022 portant rejet de son offre et de reprendre la procédure de passation du marché en litige, au stade de la sélection des offres, et en classant ladite offre.
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que les sommes demandées par le GPMD et l'INRAP soient mises à la charge de la société requérante qui n'est pas la partie perdante. Il y lieu en revanche de mettre à la charge du GPMD, sur le même fondement, une somme de 2 000 euros à verser à la SAS EVEHA - Etudes et valorisations archéologiques.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est enjoint au Grand Port Maritime de Dunkerque de retirer la décision du 5 juillet 2022 portant rejet de l'offre de la SAS EVEHA - Etudes et valorisations archéologiques et, s'il souhaite poursuivre la procédure, de la reprendre au stade de la sélection des offres, en classant l'offre de la SAS EVEHA - Etudes et valorisations archéologiques.
Article 2 : Le Grand Port Maritime de Dunkerque versera à la SAS EVEHA - Etudes et valorisations archéologiques une somme de deux mille (2 000) euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS EVEHA - Etudes et valorisations archéologiques, au Grand Port Maritime de Dunkerque et à l'Institut national de recherches archéologiques préventives.
Lille, le 29 juillet 2022.
Le juge des référés,
signé
V. A
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026