mardi 29 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2206439 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | MBOGNING |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 24 août et 26 septembre 2022,
Mme A D, représentée par Me Cabaret, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 5 août 2022 par lequel le préfet du Nord a refusé de lui renouveler son titre de séjour mention " conjointe d'un ressortissant français ", lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
3°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer une carte de séjour temporaire et de procéder à un nouvel examen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil, sous réserve de sa renonciation au bénéfice de l'aide juridictionnelle, sur le fondement des articles
37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance de titre de séjour :
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle n'a pas pu présenter d'observations orales ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 423-1 et L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle a été prise en méconnaissance de l'article L. 611-3 6° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- la décision attaquée est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de renouvellement du titre de séjour ;
- elle est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle n'a pas pu présenter d'observations orales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle a été prise en méconnaissance de l'article L. 611-3 6° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- la décision attaquée est illégale en raison de l'illégalité des décisions portant refus de
renouvellement du titre de séjour et obligation de quitter le territoire ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle n'a pas pu présenter d'observations orales ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle a été prise en violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle a été prise en méconnaissance de l'article L. 611-3 6° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 octobre 2022, le préfet du Nord, conclut au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C ;
- et les observations de Me Cabaret représentant Mme D.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A D, ressortissante congolaise, née le 28 septembre 1975 à Brazzaville, (République du Congo) est entrée sur le territoire français le 2 mars 2019 sous couvert d'un visa D valable du 27 février 2018 au 26 février 2023. Par la suite, elle s'est vue délivrer un titre de séjour en qualité de conjointe de ressortissant français valable du 2 mars 2020 au 1er mars 2022. Par un arrêté du 5 août 2022, le préfet du Nord a rejeté la demande de renouvellement d'un titre de séjour en qualité de conjointe de ressortissant français, formée le 15 janvier 2022 par
Mme D et lui a, par ailleurs, fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et a fixé le pays de destination. La requérante demande l'annulation de l'arrêté préfectoral du 5 août 2022.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président () ".
3. Au cas d'espèce, en raison de l'urgence qui s'attache au règlement du présent litige, il y a lieu d'admettre Mme D, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur la décision portant refus de renouvellement du titre de séjour :
4. En premier lieu, eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, soumis à la formalité de publication, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. Par un arrêté du 19 juillet 2021, publié le même jour au recueil n° 164 spécial des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Nord a donné délégation à M. B F, adjoint à la cheffe du bureau du contentieux et du droit des étrangers, signataire de l'acte attaqué, à l'effet de signer, notamment, la décision attaquée. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision en litige doit être écarté.
5. En deuxième lieu, la décision attaquée énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde de manière suffisamment détaillée. Les mentions qu'elles comportent sont ainsi de nature à mettre en mesure le requérant d'en discuter utilement les motifs et le juge d'exercer son contrôle sur la décision en litige, qui n'avait pas à mentionner tous les éléments factuels de la situation de l'intéressée. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
6. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Nord ne se serait pas livré à un examen sérieux de la situation de Mme D. Ce moyen doit, par suite, être écarté.
7. En quatrième lieu, si la requérante soutient que la décision attaquée a été prise en violation des stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qu'elle n'a pas pu présenter d'observations orales ou encore qu'elle méconnaît les dispositions de l'article L. 611-3 6° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, elle n'assortit toutefois ces moyens d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Ces moyens ne peuvent, dès lors, qu'être écartés.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger marié avec un ressortissant français, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an lorsque les conditions suivantes sont réunies : 1° La communauté de vie n'a pas cessé depuis le mariage ; 2° Le conjoint a conservé la nationalité française ; 3° Lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, il a été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français. ". Aux termes de l'article L. 423-5 du même code : " La rupture de la vie commune n'est pas opposable lorsqu'elle est imputable à des violences familiales ou conjugales ou lorsque l'étranger a subi une situation de polygamie. / En cas de rupture de la vie commune imputable à des violences familiales ou conjugales subies après l'arrivée en France du conjoint étranger, mais avant la première délivrance de la carte de séjour temporaire, le conjoint étranger se voit délivrer la carte de séjour prévue à l'article L. 423-1 sous réserve que les autres conditions de cet article soient remplies. ".
9. Il ressort des pièces du dossier que Mme D a épousé le 11 avril 2017 en République du Congo, M. E de nationalité française, et qu'elle est entrée en France le
2 mars 2019. Mme D soutient que peu de temps après leur arrivée sur le territoire français elle a commencé à subir des humiliations et des violences psychiques et psychologiques de la part de son époux et produit des attestations relatant l'état de santé dans lequel elle a pu se trouver. Il est constant que Mme D est séparée de son époux et qu'une procédure de divorce est en cours. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme D aurait déposé une plainte à l'encontre des faits de violence de son mari ou une main-courante. Si elle produit des attestations d'amies faisant état du comportement que son conjoint aurait eu à son égard, celles-ci ne correspondent qu'aux dires de l'intéressée rapportés à ses amies. En outre, si Mme D entend se prévaloir de certificats médicaux lui prescrivant notamment des antidépresseurs et des anxiolytiques pour la période de mai à septembre 2021, ces derniers ne concluent pas à des violences conjugales mais à un état psychologique fragile. Dans ces conditions de contexte conjugal conflictuel, les éléments produits par Mme D ne permettent pas, à eux seuls, de tenir pour établi que la rupture de la vie commune serait due aux violences perpétrées par son conjoint. Par suite, en refusant de renouveler le titre de séjour de l'intéressée, le préfet du Nord n'a pas méconnu les dispositions précitées des articles L. 423-1 et L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et n'a pas plus entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation.
10. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Nord aurait entaché la décision contestée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle de la requérante.
11. Il résulte de ce qui précède que Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 5 août 2022 par laquelle le préfet du Nord a refusé de lui octroyer le titre de séjour sollicité.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit au point 4, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision en litige doit être écarté.
13. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 11 que le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant refus de renouvellement du titre de séjour doit être écarté.
14. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux évoqués au point 5 et 6, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen sérieux de la situation de la requérante doivent être écartés.
15. En quatrième lieu, il résulte de ce qui a été énoncé au point 7 que les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'absence de possibilité de présenter des observations orales ou encore de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 611-3 6° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peuvent qu'être écartés.
16. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Nord aurait entaché la décision contestée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle de la requérante.
17. Il résulte de ce qui précède que Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 5 août 2022 par laquelle le préfet du Nord l'a obligée à quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
18. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit au point 4, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision en litige doit être écarté.
19. En deuxième lieu, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, le moyen tiré de l'illégalité des décisions portant refus de renouvellement du titre de séjour et obligation de quitter le territoire ne peuvent qu'être écartés.
20. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux évoqués aux points 5 et 6, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen sérieux de la situation de la requérante doivent être écartés.
21. En quatrième lieu, il résulte de ce qui a été énoncé au point 7 que les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'absence de possibilité de présenter des observations orales ou encore de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 611-3 6° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peuvent qu'être écartés.
22. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
23. Il ressort des pièces du dossier que Mme D est entrée sur le territoire français récemment, soit le 2 mars 2019, à l'âge de 44 ans. Célibataire et sans enfant, elle n'établit pas être isolée en cas de retour dans son pays, la présence en France alléguée de sa sœur et de son frère n'étant pas établie, non plus que l'intensité des relations que Mme D entretiendrait avec eux. Enfin, si Mme D se prévaut d'une activité professionnelle salariée dans la fonction de jeanneuse statut ouvrier à temps complet à compter du 14 mars 2022, elle ne soutient ni même n'allègue ne pas pouvoir se réinsérer professionnellement dans son pays d'origine. Dès lors, le préfet du Nord n'a pas méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le moyen doit dès lors être écarté.
24. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Nord aurait entaché la décision contestée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle de la requérante.
25. Il résulte de ce qui précède que Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 5 août 2022 par laquelle le préfet du Nord a fixé le pays de destination.
26. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par Mme D tendant à l'annulation de l'arrêté du Préfet du Nord en date du 5 août 2022 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, de même que celles relatives aux frais de l'instance.
D E C I D E :
Article 1er : Mme D est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme D est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D, à Me Cabaret et au préfet du Nord.
Délibéré après l'audience du 22 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Féménia, présidente,
- M. Bourgau, premier conseiller,
- M. Horn, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 novembre 2022.
La présidente rapporteure,
Signé
J. CL'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau
Signé
T.BOURGAU
La greffière,
Signé
I. BAUDRY
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026