jeudi 10 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2206787 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | DEWAELE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 septembre 2022, Mme B, représentée par Me Dewaele, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 5 juillet 2022 par laquelle le préfet du Nord a, d'une part, rejeté sa demande réceptionnée le 14 mars 2022 tendant à l'abrogation de l'arrêté du 30 avril 2021 par lequel le préfet du Nord a rejeté sa demande de renouvellement d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et, d'autre part, refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer une carte de séjour temporaire ou, à défaut, de procéder à un nouvel examen de sa situation, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de l'expiration d'un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :
- elle est entachée d'une erreur de droit, le préfet s'étant cru saisi d'une demande exclusivement présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 novembre 2022, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 12 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 14 novembre 2022.
Un mémoire présenté par Mme A a été enregistré le 21 novembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme Jaur, première conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, née le 13 novembre 1982, ressortissante guinéenne, déclare être entrée en France le 26 décembre 2010. Après le rejet définitif de sa demande d'asile, par un arrêté du 27 février 2013, le préfet du Nord l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination de sa mesure d'éloignement. Elle a ensuite bénéficié d'un titre de séjour en qualité de " conjoint de français " entre décembre 2017 et le 18 mai 2021. Le 6 novembre 2020, elle a sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Par un arrêté du 30 avril 2021, le préfet du Nord a rejeté cette demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement. Par courrier recommandé, réceptionné par les services préfectoraux le 14 mars 2022, Mme A a sollicité l'abrogation de l'arrêté préfectoral pris à son encontre le 30 avril 2021 et la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié. Par décision du 5 juillet 2022, dont Mme A demande l'annulation, le préfet du Nord a, d'une part, rejeté sa demande tendant à l'abrogation de l'arrêté préfectoral du 30 avril 2021 et, d'autre part, refusé de lui délivrer un titre de séjour.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, par un arrêté en date du 20 juin 2022, publié le même jour au recueil spécial des actes administratifs de la préfecture du Nord, le préfet du Nord a donné délégation à Mme C, cheffe du bureau du contentieux et du droit des étrangers, à l'effet de signer, notamment, les décisions attaquées. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées, doit être écarté.
3. En deuxième lieu, les décisions attaquées mentionnent les circonstances de fait et de droit sur lesquelles elles se fondent. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de ces décisions ne peut, dès lors, qu'être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / () ; / 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1 ; / () ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 435-1 du même code : " Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 ". Il résulte de ces dispositions que la commission du titre de séjour doit être saisie par l'autorité administrative pour avis dès lors que cette dernière envisage de refuser l'octroi d'un titre de séjour à un ressortissant étranger qui justifie avoir résidé habituellement en France pendant plus de dix ans.
5. Mme A soutient résider de manière continue sur le territoire français depuis son entrée en France, en 2010, soit, depuis plus de dix ans à la date à laquelle elle a sollicité l'abrogation de l'arrêté préfectoral du 30 avril 2021. Il ressort en effet des pièces du dossier que Mme A a initialement sollicité son admission au séjour au titre de l'asile en déposant des demandes les 22 septembre 2011 et 20 novembre 2012, elle a ensuite bénéficié d'un titre de séjour en qualité de " conjoint de français " entre décembre 2017 et le 18 mai 2021. Elle établit ainsi sa résidence en France en 2011, 2012, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021 par des documents officiels. En outre, elle produit aussi des cartes d'admission à l'aide médicale d'Etat pour les périodes du 1er avril 2015 au 31 mars 2016 et du 1er avril 2016 au 31 mars 2017, établissant aussi sa résidence en France pour les années 2015 et 2016 par les inscriptions à l'aide médicale de l'État qu'elle a dû nécessairement souscrire. Toutefois, pour l'année 2013, par la production d'une attestation d'élection de domicile datée du 28 février 2013 et d'une ordonnance datée du 20 novembre 2023, Mme A n'établit pas une résidence en France en 2013. Par suite, elle n'établit pas résider de manière habituelle en France depuis plus de dix années. Dans ces conditions, le préfet du Nord n'était pas tenu de soumettre son cas à la commission du titre de séjour avant de prendre le refus de séjour litigieux.
6. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Nord n'a pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de Mme A avant de prendre les décisions attaquées.
7. En cinquième lieu, il ressort des pièces du dossier et notamment du courrier de demande d'abrogation réceptionné par les services préfectoraux le 14 mars 2022, que Mme A a explicitement indiqué solliciter la délivrance d'une carte de séjour temporaire mention " salarié " sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir que le préfet se serait cru, à tort, saisi d'une demande exclusivement présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et elle ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / () ".
9. En présence d'une demande de régularisation présentée, sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Il appartient seulement au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation qu'elle a portée sur l'un ou l'autre de ces points.
10. Il ressort des pièces du dossier que Mme A déclare être entrée en France en 2010. Elle se prévaut de son investissement en qualité de bénévole dans plusieurs associations et notamment de la Rencontre Internationale des Femmes Noires (RIFEN) du Nord Pas de Calais et la Société de Saint-Vincent de Paul (antenne de Roubaix), du suivi de plusieurs formations, de l'obtention du titre niveau V d'employé familial, de témoignages de soutien, de la conclusion de contrats de travail, notamment en remplacement d'agent contractuel pour la ville de Roubaix et d'un contrat à durée indéterminée d'insertion conclu au mois de janvier 2021 et d'une promesse d'embauche en contrat de travail à durée indéterminée datée du 9 juin 2021 de l'entreprise AZAE. En dépit de sa durée de présence sur le territoire français notamment en qualité de demandeur d'asile et sous couvert d'un titre de séjour en qualité de " conjoint de français " entre décembre 2017 et le 18 mai 2021, elle a déjà fait l'objet de deux précédentes obligations de quitter le territoire français. Dans ces conditions et en dépit de ses efforts d'intégration, ces éléments ne suffisent pas à démontrer une intégration sociale et professionnelle d'une particulière intensité. Par suite, la requérante ne saurait être regardée comme faisant état de motifs exceptionnels justifiant la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire " sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, doit dès lors être écarté.
11. En septième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. Il ressort des pièces du dossier que Mme A déclare être présente sur le territoire français depuis l'année 2010, qu'elle est divorcée et sans enfant en France, sa fille unique vivant en Guinée et qu'elle a déjà fait l'objet de deux obligations de quitter le territoire français. Si elle se prévaut de la présence de ses neveu et nièce qui résident en France en situation régulière et de leurs enfants, elle n'établit pas l'intensité de sa relation avec eux, ni qu'elle saurait dépourvu de toute attache dans son pays d'origine dans lequel elle a vécu jusqu'à l'âge de 28 ans. Dans ces conditions, et aussi pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 10, n'établissant pas avoir transféré le centre de ses intérêts privés en France, Mme A n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
13. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration : " () L'administration est tenue d'abroger expressément un acte non réglementaire non créateur de droits devenu illégal ou sans objet en raison de circonstances de droit ou de fait postérieures à son édiction, sauf à ce que l'illégalité ait cessé ".
14. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à l'étranger qui s'y croit fondé de demander à l'autorité administrative, sans condition de délai, l'abrogation d'un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français à la condition de démontrer qu'un changement de circonstance de fait ou dans la réglementation applicable est de nature à emporter des conséquences sur l'appréciation des droits ou prétentions en litige.
15. Il résulte de ce qui précède, notamment au regard de la seule production d'une promesse d'embauche, que Mme A n'est pas fondée à soutenir qu'à raison de circonstances de fait postérieures à son édiction, l'arrêté 30 avril 2021 par lequel le préfet du Nord a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité de " conjoint de français ", lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement, est devenu illégal ou sans objet.
16. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions du 5 juillet 2022 par lesquelles le préfet du Nord a, d'une part, rejeté sa demande réceptionnée le 14 mars 2022 tendant à l'abrogation de l'arrêté du 30 avril 2021 par lequel le préfet du Nord a rejeté sa demande de renouvellement d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et, d'autre part, refusé de lui délivrer un titre de séjour. Ses conclusions à fin d'annulation doivent dès lors être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles qu'elle a présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B et au préfet du Nord.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Riou, président,
- Mme Jaur, première conseillère,
- Mme Célino, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2024.
La rapporteure,
Signé
A. JaurLe président,
Signé
J.-M. Riou
La greffière,
Signé
D. Wisniewski
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026