mardi 17 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2207455 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | EDIFICES AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des mémoires enregistrés le 30 septembre 2022, le 4 juillet 2023, le 10 octobre 2023, ce dernier n'ayant pas été communiqué et un mémoire récapitulatif enregistré le 15 avril 2024, la SCCV Wimereux rue Jeanne d'Arc, représentée par Me Balaÿ, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 août 2022 par lequel le maire de Wimereux a refusé de lui délivrer un permis de construire pour l'édification d'un bâtiment de 14 logements sur un terrain situé 19 rue Jeanne d'Arc sur la parcelle cadastrée AI 76 sur le territoire de la commune ;
2°) d'enjoindre au maire de Wimereux de lui délivrer le permis sollicité dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Wimereux la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le motif de refus tiré de la méconnaissance des règles de hauteur n'est pas fondé ;
- le motif de refus tiré du risque pour la sécurité est également infondé ;
- le projet ne méconnait pas non plus les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.
Par des mémoires en défense et un mémoire récapitulatif enregistrés le 2 juin 2023, le 15 septembre 2023 et le 17 mai 2024, la commune de Wimereux, représentée par Me Mostaert, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de la société requérante le versement d'une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les moyens soulevés ne sont pas fondés ;
- en tout état de cause, le projet ne respecte pas les règles de hauteur prescrites dans le règlement du site patrimonial remarquable, les dispositions de l'article UCd-3 du règlement du plan local d'urbanisme et le plan de prévention du risque inondation ; le plan de masse fourni en avril 2022 présentait une échelle erronée de nature à tromper l'appréciation du service instructeur.
Par une ordonnance du 21 mai 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 24 juin 2024 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Denis Perrin,
- les conclusions de Mme Elise Grard, rapporteure publique,
- les observations de Me Roels, substituant Me Balaÿ, représentant la SCCV Wimereux rue Jeanne d'Arc, et les observations de Me Mostaert représentant la commune de Wimereux.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 2 août 2022, le maire de la commune de Wimereux a refusé de délivrer à la société SCCV Wimereux rue Jeanne d'Arc un permis de construire portant sur l'édification d'un immeuble de logements sur un terrain situé 19 rue Jeanne d'Arc sur le territoire communal. La société demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la légalité de l'arrêté du 2 août 2022 :
2. L'arrêté du 2 août 2022 comporte trois motifs de refus : une hauteur méconnaissant les dispositions du plan local d'urbanisme intercommunal, la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et l'insuffisante insertion du projet dans son environnement.
En ce qui concerne le motif de refus tiré de la hauteur du projet :
3. L'article UCd.10 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal applicable au projet rappelle d'abord que " les constructions doivent s'insérer au mieux dans l'espace urbain existant sans constituer de rupture majeure dans l'épannelage urbain propre au secteur impacté ". Il fixe ensuite la hauteur maximale des bâtiments principaux à 15 mètres dans la zone UCd-II dans laquelle la construction en litige doit s'implanter. Il admet enfin une tolérance maximum de 2 mètres supplémentaires " lorsque la limite de hauteur telle qu'elle est déterminée ci-dessus ne permet pas d'édifier un nombre d'étages droits ou pour obtenir une continuité des lignes d'égout, d'acrotère ou de faîtage en façade avec les constructions existantes sur les parcelles voisines ". Par ailleurs, le lexique du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal indique que la hauteur maximale se mesure par rapport au niveau naturel du terrain.
4. Il ressort des pièces du dossier de demande que la hauteur maximale du projet est de 16,74 mètres au faîtage pour la façade sur mer. Il ressort également de la notice du projet que le faîtage s'aligne exactement sur la hauteur de l'immeuble directement voisin, comme le confirme le plan de coupe du projet qui démontre également que l'immeuble présente le même gabarit que ledit immeuble. Dans ces conditions, la pétitionnaire est fondée à soutenir que le projet rentre dans la tolérance prévue par l'article UCd-10 et ne méconnait donc pas les dispositions du plan local d'urbanisme relative à la hauteur des constructions. Si la commune soutient en défense que le projet n'a pas pris en compte le niveau du terrain naturel et a en conséquence mal calculé la hauteur, elle n'apporte aucun élément probant à l'appui de son argumentation, alors que le plan de masse fait bien apparaître le terrain naturel.
5. La commune doit également être considérée comme soutenant en défense que le projet ne respecte pas les prescriptions du règlement du site patrimonial remarquable. Ces prescriptions disposent que " La hauteur à l'égout de la façade, au chéneau ou à l'acrotère devra respecter l'échelle des bâtiments avoisinants comme éléments majeurs de référence et être établie en analogie avec les hauteurs à l'égout moyennes des immeubles voisins repérés pour leur qualité et de l'ambiance générale des lieux " et que " la hauteur du faîtage devra respecter le gabarit dominant et représentatif de la rue concernée ". Il ressort des pièces du dossier que le projet a un gabarit et une hauteur comparables non seulement à l'immeuble directement voisin, mais aussi aux immeubles édifiés récemment sur le front de mer de l'autre côté de l'accès à la plage. D'autre part, compte tenu de la grande hétérogénéité du bâti du front de mer, qui mêle des villas et des immeubles dont certains de hauteur comparable à celle du projet litigieux, il n'est pas établi que ce dernier ne respecterait pas le gabarit dominant et représentatif des immeubles des rues dans lesquelles il prend place.
6. Par suite, la SCCV Wimereux rue Jeanne d'Arc est fondée à soutenir que c'est à tort que le maire de Wimereux lui a refusé un permis de construire pour ce motif.
En ce qui concerne le motif de refus tiré du risque pour la sécurité :
7. Aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ".
8. En vertu de ces dispositions, lorsqu'un projet de construction est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique, le permis de construire ne peut être refusé que si l'autorité compétente estime, sous le contrôle du juge, qu'il n'est pas légalement possible, au vu du dossier et de l'instruction de la demande de permis, d'accorder le permis en l'assortissant de prescriptions spéciales qui, sans apporter au projet de modifications substantielles nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, permettraient d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.
9. Le projet prévoit la création de 28 places de stationnement des véhicules en sous-sol avec un accès par un ascenseur à voitures. La rue Jeanne d'Arc qui permet d'accéder à ce parking est en sens unique et la rue du Dr A qui la croise et longe le projet, est une impasse réservée à l'accès occasionnel des bateaux à la mer et à titre principal, à la circulation des piétons. Il ressort également des pièces du dossier que la rue Jeanne d'Arc présente à cet endroit une largeur suffisante pour permettre sans risque l'accès à l'espace d'attente de l'ascenseur à voitures, comme la sortie du parking, avec suffisamment de visibilité de cet espace. Si la décision évoque un risque de retenue sur la voie publique, une telle retenue ne représente pas par elle-même un risque d'atteinte à la sécurité. Eu égard au faible nombre de places de stationnement prévu, la circulation engendrée par le projet sera limitée et, si la commune produit des photographies attestant de l'existence d'un stationnement sauvage rue Jeanne d'Arc en période estivale, elle ne démontre pas, par ces seules productions, qu'il n'était pas légalement possible d'accorder le permis de construire en l'assortissant le cas échéant de prescriptions. La commune ne pouvait donc pas refuser le permis pour ce motif d'atteinte à la sécurité tiré du risque représenté par l'accès au parking.
10. La commune soutient pour la première fois en défense que le plan de masse produit par la pétitionnaire en avril 2022 retient une échelle erronée ne permettant pas d'apprécier l'accès au parking souterrain. Toutefois, il ne ressort pas de la lecture de ce plan qu'il aurait une échelle qui fausserait l'appréciation des services instructeurs et il appartenait, dans ce cas et en tout état de cause, à la commune de demander un document à une échelle adéquate si elle s'y estimait fondée.
11. Pour les mêmes raisons que celles exposées au point 7, le motif esquissé dans les écritures en défense, tiré de la méconnaissance du 2) de l'article UCd-3 du règlement du plan local d'urbanisme, qui préconise notamment que les accès satisfont les exigences de sécurité, doit être écarté. Si la commune peut être regardée comme ayant entendu également se prévaloir d'une méconnaissance des règles fixées au 7) de ce même article, elle n'assortit son argumentation d'aucune précision permettant d'apprécier le bien-fondé de son moyen.
12. Enfin, si la commune soutient en défense que le projet méconnait le plan de prévention du risque d'inondations du Wimereux, elle n'apporte aucune précision permettant d'apprécier la portée de son argumentation. En tout état de cause, il n'est pas établi que le projet méconnaitrait les prescriptions applicables dans la zone de franchissement définie par le plan dans laquelle il se trouve, ni serait concerné par un risque de submersion marine qui ne pourrait pas, s'il était avéré, faire l'objet de prescriptions adaptées.
13. Par suite, la SCCV Wimereux rue Jeanne d'Arc est fondée à soutenir que c'est à tort que le maire de Wimereux lui a refusé un permis de construire pour le motif tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
En ce qui concerne le motif de refus tiré de l'insertion du projet dans son environnement :
14. Aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. ".
15. Pour rechercher l'existence d'une atteinte à un paysage naturel au sens de cet article, il appartient à l'autorité administrative d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site naturel sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site. Il est exclu de procéder, dans le second temps du raisonnement, pour apprécier la légalité des permis de construire délivrés, à une balance d'intérêts divers en présence, autres que ceux visés à l'article R. 111-27.
16. Le projet se situe en front de mer de Wimereux, à l'intérieur du site patrimonial remarquable de cette commune. Le règlement du site patrimonial remarquable recommande notamment dans l'aire du " cœur balnéaire ", de " renforcer et d'enrichir le caractère balnéaire spécifique notamment sur le front de mer et de développer les caractères balnéaires dans les projets à venir dans un développement harmonieux tout en cherchant à créer une variété qualifiante des constructions ". Des villas repérées au titre du site patrimonial remarquable sont localisés deux parcelles avant le projet sur le front de mer. Le projet prend donc place dans un site qui, en dépit de l'hétérogénéité des styles bâtis présents, nécessite de porter une attention particulière à son insertion. Toutefois, la construction projetée se substitue à une villa massive et sans style particulier et est voisine d'un immeuble aux lignes droites dont il a par ailleurs, ainsi qu'il a été dit, la même hauteur. Il intègre également, dans son architecture, les matériaux et les coloris choisi, des éléments du style balnéaire qui le mettent en cohérence avec les constructions récemment édifiées de l'autre côté de la rue du Dr A. L'architecte des Bâtiments de France a d'ailleurs donné un avis favorable au projet, sous réserve que soit améliorée la perspective le long de la rue du Dr A, ce qu'a fait la société pétitionnaire. Dans ces conditions, la SCCV Wimereux rue Jeanne d'Arc est fondée à soutenir que c'est à tort que le maire de Wimereux lui a refusé un permis de construire pour ce motif.
17. Il résulte de tout ce qui précède que la société pétitionnaire est fondée à soutenir que c'est à tort que le maire de Wimereux lui a refusé le permis de construire qu'elle sollicitait.
Sur les conclusions à fins d'injonction :
18. Aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. ". Lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément à l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui, eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle. L'autorisation d'occuper ou d'utiliser le sol, délivrée dans ces conditions, peut être contestée par les tiers sans qu'ils puissent se voir opposer les termes du jugement ou de l'arrêt.
19. Le refus du 2 août 2022 ne comportait que les trois motifs censurés par le présent jugement. Si la commune a fait valoir en défense d'autres motifs, ceux-ci ne peuvent justifier légalement un refus de délivrance du permis de construire sollicité. Enfin la commune n'évoque aucun changement de circonstance. Dans ces conditions, il y a lieu d'enjoindre au maire de Wimereux de délivrer à la société SCCV Wimereux rue Jeanne d'Arc le permis de construire demandé, assorti des prescriptions qui s'imposent, notamment celles résultant de l'avis de l'architecte des Bâtiments de France, et ce dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la SCCV Wimereux rue Jeanne d'Arc, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme réclamée à ce titre par la commune de Wimereux.
21. Il y a lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de la commune de Wimereux une somme de 1 500 euros à verser à la société SCCV Wimereux rue Jeanne d'Arc au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 2 août 2022 par lequel le maire de Wimereux a refusé de délivrer à la SCCV Wimereux rue Jeanne d'Arc un permis de construire est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au maire de Wimereux de délivrer ce permis dans les conditions fixées au point 19, dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Wimereux versera à la SCCV Wimereux rue Jeanne d'Arc une somme de 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions présentées par la commune de Wimereux au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la SCCV Wimereux rue Jeanne d'Arc et à la commune de Wimereux.
Délibéré après l'audience du 3 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Leguin, présidente,
M. Perrin, premier conseiller,
M. Boileau, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 septembre 2024.
Le rapporteur,
signé
D. PERRIN
La présidente,
signé
A-M. LEGUIN
La greffière,
signé
S. SING
La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026