vendredi 7 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2207462 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | GUILLAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires complémentaires enregistrés le 30 septembre, et les 4 et 7 octobre 2022, M. D B demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 septembre 2022 par lequel le préfet du Val d'Oise l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination duquel il pourra être éloigné et lui a interdit de revenir sur le territoire français avant l'expiration d'un délai de trois ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de l'expiration du délai de 15 jours du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2000 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
- elles émanent d'une autorité incompétente ;
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;
- elles n'ont pas été notifiées dans une langue qu'il comprend.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnaît son droit d'être entendu ;
- elle porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français et est entachée d'une erreur de droit ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3-1 de la convention contre la torture et autres traitements inhumains.
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre publique et ne présente aucun risque de fuite.
En ce qui concerne l'interdiction de retour :
- la décision est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant à sa durée.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 octobre 2022, le préfet du Val d'Oise conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale contre la torture et autres traitements inhumains ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. F en application de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Groutsch, magistrat désigné ;
- les observations de Me Guillaud, représentant M. B, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens ;
- les observations de M. B, assisté de M. C, interprète assermentée en bambara, qui répond aux question du tribunal.
Le préfet du Val d'Oise n'étant ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant malien né le 1er mai 1988 à Tombouctou, est, selon ses déclarations, entré en France le 17 juin 2012. Il a obtenu la protection subsidiaire de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 14 mai 2013. Le 22 mars 2018, il a été condamné par la cour d'assises du Val d'Oise à une peine de neuf années d'emprisonnement pour des faits de viol sur mineur. Par décision du 25 juin 2021, l'OFPRA a, en raison de la condamnation dont M. B a fait l'objet, retiré à l'intéressé le bénéfice de la protection subsidiaire. A sa sortie de prison, le préfet du Val d'Oise a notifié à M. B, en application des dispositions du 5° de l'article L.611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par arrêté du 30 septembre 2022, une obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination duquel il pourra être éloigné et lui a interdit de revenir sur le territoire français avant l'expiration d'un délai de trois ans. Ce sont les décisions attaquées.
Sur les moyens communs à l'ensemble des décisions attaquées :
2. En premier lieu, par un arrêté n°22-073 du 28 mars 2022, publié au recueil des actes administratifs des services de l'Etat dans le Val d'Oise, le préfet du Val d'Oise a donné délégation à Mme A E, adjointe à la cheffe de bureau du contentieux des étrangers, à l'effet de signer, notamment, les décisions attaquées. Ainsi, le moyen tiré de l'incompétence du signataire la décision litigieuse manque en fait et doit, dès lors, être écarté.
3. En deuxième lieu, les décisions attaquées mentionnent avec suffisamment de précisions les circonstances de fait et de droit sur lesquelles elles se fondent. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation des décisions attaquées doit être écarté.
4. Enfin, si M. B soutient ne pas avoir reçu notification des décisions attaquées dans une langue qu'il comprend, il ressort des pièces du dossier, et en particulier du rapport du service pénitentiaire d'insertion et de probation du Val d'Oise du 29 septembre 2022, que M. B, titulaire du diplôme d'études en langue française, du certificat de formation générale et du diplôme national du brevet, parle et comprend parfaitement la langue française. En outre, il a, lors de l'audience, répondu sans difficulté et de son propre chef en français aux questions posées, malgré la présence d'un interprète.
Sur les autres moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union ". Aux termes du paragraphe 2 de ce même article : " Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ". Enfin, le paragraphe 1 de l'article 51 de la Charte dispose : " Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux Etats membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union. () ".
6. Le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne, se définit comme celui de toute personne à faire connaître, de manière utile et effective, ses observations écrites ou orales au cours d'une procédure administrative, avant l'adoption de toute décision susceptible de lui faire grief. Toutefois, ce droit n'implique pas systématiquement l'obligation, pour l'administration, d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales. Enfin, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
7. Il ressort des pièces du dossier que, lors de son audition par les services de la police aux frontières du Val d'Oise le 20 septembre 2022, M. B a été invité à présenter ses observations sur son éventuel éloignement vers son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet du Val d'Oise aurait méconnu son droit d'être entendu doit être écarté.
8. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B a vécu jusqu'à l'âge de vingt-quatre ans dans son pays d'origine, où il a déclaré au service de police que résidait encore sa fille et lors de l'audience, sa grand-mère. Il ne démontre en outre pas la particulière intensité de sa vie familiale en France, où il réside en prison depuis 2016, par la production d'une photographie avec sa compagne et de courriers de cette dernière, qu'il n'a pu rencontrer qu'à l'occasion de visite au parloir, ou encore d'une attestation du cousin de ses parents qui vit en France. Il ne démontre pas non-plus une insertion professionnelle, ni en produisant un contrat daté de l'année 2014, ni en attestant de son comportement et de son investissement lors de son incarcération. Dans ces conditions, le préfet du Val d'Oise n'a pas porté une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant.
9. En dernier lieu, si M. B soutient qu'un retour au Mali l'exposerait à des risques, ce moyen est inopérant à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui ne fixe pas, par elle-même, le pays de destination de la mesure d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.
10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions dirigées contre la décision faisant obligation à M. B de quitter le territoire français doivent être rejetées.
Sur les autres moyens dirigés contre la décision fixant le pays de destination :
11. En premier lieu, compte tenu de ce qui précède, le moyen tiré de l'illégalité, invoquée par voie d'exception, de la décision obligeant M. B à quitter le territoire français, doit être écarté.
12. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis () à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
13. M. B soutient qu'il a des craintes pour sa vie en cas de retour dans son pays d'origine, et que, s'il n'est plus réfugié statutaire du fait du retrait de la protection subsidiaire par la décision du 25 juin 2021 de l'OFPRA prise en raison de sa condamnation pour viol sur mineur, il conserve la qualité de réfugié. Il invoque également deux arrêts de la cour européenne des droits de l'homme du 30 août 2022 (n°49857/20 et 1348/21) selon lesquels il appartient à l'autorité administrative compétente de prendre en compte la qualité de réfugié, même en cas de menace grave à l'ordre public. Néanmoins, si la protection offerte par l'article 3 de la Convention présente un caractère absolu, le risque pour la personne concernée de subir dans le pays de destination des traitements interdits par l'article 3 doit pour autant être réel et fondé sur des motifs sérieux et avérés. L'appréciation du risque doit se concentrer sur les conséquences prévisibles du renvoi de la personne concernée vers le pays de destination, et il appartient au préfet de rechercher si, eu égard à l'ensemble des circonstances de la cause, il y a des motifs sérieux et avérés de croire que l'intéressé courra, dans le pays de destination, un risque réel d'être soumis à un traitement contraire à l'article 3. Par ailleurs, c'est à la date de l'éloignement effectif qu'il convient de se placer pour apprécier s'il existait un risque réel qu'il soit soumis dans ce pays à des traitements contraires à l'article 3 de la Convention. Or, en l'espèce, si la situation au Mali demeure effectivement inquiétante, M. B se borne à faire état d'éléments généraux sur cette situation sans invoquer précisément les craintes qui le concerneraient. Lors de son audition par les services de police le 20 septembre 2022, il n'a en particulier exprimé aucune crainte quant à un retour dans son pays d'origine. Egalement interrogé lors de l'audience, il n'a pas été en mesure d'expliquer avec précision les raisons qui ont conduit l'OFPRA à lui accorder la protection subsidiaire en 2013, et encore moins à fournir des éléments sur les risques qu'il encourrait actuellement à titre personnel. Dans ces conditions, c'est à bon droit que le préfet du Val d'Oise a considéré dans la décision attaquée que M. B n'établissait pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne des droits de l'homme en cas de retour dans son pays d'origine, et le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention contre la torture et autres traitements cruels et inhumains ne peut qu'être écarté.
14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination doivent être rejetées.
Sur les autres moyens dirigés contre la décision refusant un délai de départ volontaire :
15. En premier lieu, compte tenu de ce qui précède, le moyen tiré de l'illégalité, invoquée par voie d'exception, de la décision obligeant M. B à quitter le territoire français, doit être écarté.
16. En second lieu, aux termes du II de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour satisfaire à l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français, l'étranger dispose d'un délai de trente jours à compter de sa notification et peut solliciter, à cet effet, un dispositif d'aide au retour dans son pays d'origine. () / Toutefois, l'autorité administrative peut, par une décision motivée, décider que l'étranger est obligé de quitter sans délai le territoire français : // 3° S'il existe un risque que l'étranger se soustraie à cette obligation. Ce risque est regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / ( ) / / a) Si l'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () /e) Si l'étranger a contrefait, falsifié ou établi sous un autre nom que le sien un titre de séjour ou un document d'identité ou de voyage ou s'il a fait usage d'un tel titre ou document ; / f) Si l'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut justifier de la possession de documents d'identité ou de voyage en cours de validité, ou qu'il a dissimulé des éléments de son identité, ou qu'il n'a pas déclaré le lieu de sa résidence effective ou permanente, ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues par les articles L. 513-4, L. 552-4, L. 561-1 et L. 561-2. / () / h) Si l'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français. "
17. Si le requérant soutient que son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public et qu'il ne présente pas de risque de fuite, il ressort toutefois des pièces du dossier que l'intéressé a été condamné en 2018 par la Cour d'assises du Val d'Oise pour viol sur mineur. Dans ces conditions, il ne peut sérieusement soutenir que le préfet du Val d'Oise a commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, alors qu'il représente, en raison de la gravité des faits à l'origine de sa condamnation, une menace grave à l'ordre public.
18. Il résulte de ce qui précède que les conclusions dirigées contre la décision refusant un délai de départ volontaire doivent être rejetées.
Sur les autres moyens dirigés contre l'interdiction de retour d'une durée de trois ans :
19. En premier lieu, compte tenu de ce qui précède, le moyen tiré de l'illégalité, invoquée par voie d'exception, de la décision obligeant M. B à quitter le territoire français, doit être écarté.
20. En second lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B ait fait valoir des circonstances humanitaires, au sens des dispositions précitées du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ferait obstacle à ce que soit prise à son encontre une décision lui interdisant le retour sur le territoire français. Ainsi, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux circonstances humanitaires doit être écarté. En outre, en interdisant à M. B de revenir sur le territoire français pendant une durée de trois ans, en raison de la gravité des faits pour lesquels il avait été condamné, le préfet n'a pas entaché sa décision d'erreur d'appréciation. Ce moyen doit donc être écarté.
21. Il résulte de ce qui précède que les conclusions dirigées contre la décision prononçant une interdiction de retour d'une durée de trois ans doivent être rejetées.
22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté doivent être rejetées. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter également les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais irrépétibles.
DÉCIDE :
Article 1er : la requête d M. B est rejeté.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et au préfet du Val d'Oise.
Prononcé à l'audience publique le 7 octobre 2022.
Le magistrat désigné,
Signé,
P. FLa greffière,
Signé,
O. DEBUISSY
La République mande et ordonne au préfet du Val d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026