mercredi 5 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2208595 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | ZAMBO MVENG |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le numéro 2208595 le 11 novembre 2022 et le 8 décembre 2022, M. B A, représenté par Me Zambo Mveng, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement du récépissé de sa demande de renouvellement de certificat de résidence ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 300 euros, à verser à son conseil, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision contestée doit être annulée en raison de l'incompétence de son auteur ;
- elle n'est pas motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle porte une atteinte grave et illégale à sa liberté d'aller et venir ;
- elle emporte des conséquences manifestement excessives sur sa situation personnelle.
La requête a été communiquée au préfet du Nord, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par ordonnance du 27 février 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 24 mars 2023
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 janvier 2023.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le numéro 2209984 le 23 décembre 2022 et le 10 février 2023, M. B A, représenté par Me Zambo Mveng, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 2 décembre 2022 par lequel le préfet du Nord a rejeté sa demande de certificat de résidence, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 600 euros, à verser à son conseil, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les articles L. 432-1 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, en l'absence de menace à l'ordre public ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, en l'absence de menace à l'ordre public ;
- elle est entachée d'une " erreur de fait ", d'une " erreur de droit " et d'une " erreur manifeste d'appréciation " ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale, par exception d'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- elle méconnaît les articles L. 432-1 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, en l'absence de menace à l'ordre public ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une " erreur de fait " et d'une " erreur de droit " ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation en l'absence de menace à l'ordre public ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale, par exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 janvier 2023, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 14 février 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 15 mars 2023.
Les parties ont été informées de ce que le jugement, en application de l'article R. 611-7-3 du code de justice administrative, était susceptible d'impliquer le prononcé d'office d'une injonction de réexamen du droit au séjour du requérant.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 février 2023.
Vu :
- l'ordonnance n°2204077 du 7 juin 2022 du juge des référés du tribunal administratif de Lille enjoignant au préfet de Nord de délivrer un récépissé de demande de renouvellement de certificat de résident à M. A ;
- les autres pièces de ces deux dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Fougères a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes susvisées n°2208595 et n°2209984, présentées par M. A, concernent la situation d'un même requérant et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. M. A, ressortissant algérien né le 10 août 1998 à Ain Taya (Algérie) et déclarant être entré sur le territoire français en août 2015 sous couvert d'un visa de court séjour délivré par les autorités consulaires tchèques à Alger, a présenté le 25 janvier 2021 une demande tendant au renouvellement de son certificat de résident algérien portant la mention " salarié ", arrivé à expiration le 2 mai 2020. Il a été mis en possession de récépissés de demandes de titres de séjour valables jusqu'au 17 mai 2022. Par l'ordonnance n°2204077 du 7 juin 2022, visée ci-dessus, le juge des référés de ce tribunal a enjoint au préfet du Nord de renouveler le récépissé de demande de titre de séjour de M. A dans un délai de cinq jours à compter de la notification de cette ordonnance. A la suite de cette décision, M. A s'est vu remettre un récépissé valable jusqu'au 14 septembre 2022. Par courriel reçu le 7 août 2022, il a sollicité le renouvellement de ce récépissé de demande de certificat de résidence. Par la requête enregistrée sous le numéro 2208595, M. A conteste la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de ce récépissé. Par un arrêté du 2 décembre 2022, le préfet du Nord a rejeté sa demande de certificat de résident, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement. Par la requête enregistrée sous le numéro 2209984, M. A demande au tribunal d'annuler ces dernières décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet de la demande de renouvellement du récépissé de demande de titre de résident :
3. En premier lieu, M. A, qui conteste une décision implicite de rejet, ne peut utilement se prévaloir de l'incompétence de l'auteur de cette décision.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation.
Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ".
5. Il résulte des dispositions précitées qu'une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation et qu'à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet doivent lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. M. A n'ayant formé aucune demande de communication des motifs de la décision implicite qui serait née du silence gardé sur sa demande de renouvellement de son récépissé, il ne peut utilement soutenir que cette décision est entachée d'un défaut de motivation.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. Ce document est revêtu de la signature de l'agent compétent ainsi que du timbre du service chargé, en vertu de l'article R. 431-20, de l'instruction de la demande. () ".
7. En dehors du cas d'une demande à caractère abusif ou dilatoire, l'autorité administrative chargée d'instruire une demande de titre de séjour ne peut refuser de l'enregistrer, et de délivrer le récépissé s'y rapportant, que si le dossier présenté à l'appui de cette demande est incomplet.
8. En vertu des articles R. 432-1 et R.432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le silence gardé par l'administration sur une demande de titre de séjour vaut décision implicite de rejet au terme d'un délai de quatre mois.
9. En l'espèce, M. A a sollicité le renouvellement de son certificat de résidence algérien portant la mention " salarié " le 25 janvier 2021. En application des dispositions citées au point précédent, une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de certificat de résidence algérien est donc née le 25 mai 2021. Contrairement à ce qu'il soutient, M. A ne disposait donc plus d'un droit à la délivrance d'un récépissé à compter de cette date, sans qu'importe la circonstance, certes regrettable en ce qu'elle a pu induire en erreur l'intéressé sur la poursuite de l'instruction de sa demande, qu'à plusieurs reprises des récépissés lui ont été délivrés. Par suite, dès lors que M. A avait déjà obtenu un récépissé de sa demande de renouvellement de certificat de résidence, le requérant n'est pas fondé à se prévaloir de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour contester le refus de renouvellement de ce récépissé postérieurement à la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de certificat de résidence algérien.
10. En quatrième lieu, du fait de sa situation irrégulière, la liberté d'aller et venir s'exerçant dans les limites de la souveraineté de l'Etat et des accords internationaux, le requérant n'est pas fondé se prévaloir d'une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir. Il s'ensuit que les conclusions tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement du récépissé de sa demande de renouvellement de son certificat de résidence algérien doivent être rejetées.
11. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en refusant à M. A la délivrance d'un récépissé de sa demande de renouvellement de certificat de résidence, le préfet du Nord aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation du requérant.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A tendant à l'annulation la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement du récépissé de sa demande de renouvellement de certificat de résidence doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 2 décembre 2022 :
En ce qui concerne la légalité de la décision portant refus de séjour :
13. Aux termes du b) de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du " ministre chargé de l'emploi ", un certificat de résidence valable un an pour toutes les professions et toutes les régions, renouvelable et portant la mention "salarié" ; cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française. " Ces stipulations ne privent pas l'autorité compétente du pouvoir qui lui appartient de refuser à un ressortissant algérien la délivrance du certificat de résidence d'un an lorsque sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public
14. Pour refuser à M. A un titre de séjour portant la mention " salarié ", le préfet du Nord s'est fondé uniquement sur le fait que le requérant " représente une menace particulièrement grave et actuelle à l'ordre public ".
15. Il ressort des pièces du dossier que M. A a été mis en cause pour des faits de " vol à la roulotte " commis du 5 au 6 août 2017, ainsi que pour des dégradations ou détériorations de biens appartenant à autrui datant du 12 mai 2018, de " vols à la roulotte " et de destruction ou dégradation de véhicule commis le même jour. Il a en outre été condamné à 300 euros d'amende par ordonnance pénale du président du tribunal de grande instance de Meaux du 4 juin 2019 pour des faits de vols commis du 30 novembre 2017 au 1er décembre 2017 et du 2 décembre 2017 au 3 décembre 2017, amende dont il s'est acquitté. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A serait impliqué dans la commission d'infraction postérieurement aux faits du 12 mai 2018 et notamment postérieurement à la première condamnation précitée mentionnée à son casier judiciaire. En se fondant sur des faits datant de plus de quatre années à la date de l'arrêté litigieux, ayant par ailleurs tout au plus donné lieu à une peine d'amende à la suite d'une ordonnance pénale, le préfet du Nord ne pouvait légalement retenir l'existence d'une menace grave et actuelle à l'ordre public.
16. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. A est fondé à solliciter l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour dans un délai de trente jours, ainsi que, par voie de conséquence, l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français et l'annulation de la décision fixant le pays de destination.
Sur l'injonction :
17. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / () ".
18. Le présent jugement implique qu'il soit enjoint au préfet du Nord de procéder au réexamen de la demande de titre de séjour portant la mention " salarié " de M. A dans un délai de trois mois suivant la notification du présent jugement.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
19. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Zambo Mveng, avocat de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Zambo Mveng d'une somme de 1 000 euros.
D E C I D E :
Article 1er : La requête enregistrée sous le numéro 2208595 est rejetée.
Article 2 : L'arrêté du préfet du Nord du 2 décembre 2022 est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet du Nord de procéder au réexamen de la demande de M. A dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : L'Etat versera à Me Zambo Mveng, conseil de M. A, une somme de 1 000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Zambo Mveng et au préfet du Nord.
Copie en sera adressée pour information au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 14 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Riou, président,
M. Fougères, premier conseiller,
Mme Bruneau, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2023.
Le rapporteur,
signé
V. FOUGERES
Le président,
signé
J.-M. RIOU La greffière,
signé
I. BAUDRY
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
N°s 2208595-2209984
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026