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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2301275

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2301275

jeudi 26 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2301275
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantHOUINDO

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête, enregistrée sous le n° 2301275 le 10 février 2023, et des mémoires, enregistrés les 27 février 2023 et 14 avril 2023, M. B D, représenté par Me Houindo, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 9 janvier 2023, par lequel le préfet du Nord a notamment rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français ;

3°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer le titre de séjour sollicité sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'État le versement à Me Houindo, avocat de M. D, la somme de 1 800 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions :

- elles ont été prises par une autorité incompétente ;

- elles sont insuffisamment motivées ;

- il n'a pas été mis en mesure de présenter préalablement ses observations, en méconnaissance du principe du contradictoire ;

En ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement du titre de séjour :

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 9 de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Dakar le 1er août 1995.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mars 2023, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.

M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du du 3 avril 2023.

II. Par une requête, enregistrée sous le n° 2311435 le 26 décembre 2023, M. B D, représenté par Me Houindo, demande au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision implicite par laquelle le Préfet du Nord a refusé d'abroger les décisions en date du 9 janvier 2023 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français ;

2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou à défaut, de procéder au réexamen de sa demande dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard et dans l'attente, de lui délivrer un récépissé dans un délai de 24 heures ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement à Me Houindo, avocat de M. D, le versement de la somme de 2 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la décision a été prise par une autorité incompétente ;

- la décision n'est pas motivée ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 9 de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Dakar le 1er août 1995 ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

La requête a été communiquée au préfet du Nord qui n'a pas produit de mémoire.

M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 mai 2024.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Dakar le 1er août 1995 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Riou, vice-président,

- les observations de Me Houindo, avocat de M. D et de M. C, employeur de M. D.

Considérant ce qui suit :

1. M. D, ressortissant sénégalais né le 14 octobre 1991, est entré en France le 30 septembre 2018 muni d'un visa long séjour portant la mention " étudiant ". A l'expiration de son visa, il a été mis en possession d'une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant ", régulièrement renouvelée jusqu'au 16 décembre 2021. Par un arrêté du 9 janvier 2023, le préfet du Nord a rejeté sa demande de renouvellement de son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Le 27 septembre 2023, M. D a demandé l'abrogation des décisions du 9 janvier 2023 par lesquelles le préfet du Nord lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour " étudiant " et fait obligation de quitter le territoire français. Par deux requêtes qu'il y a lieu de joindre pour statuer par un seul jugement, M. D demande au tribunal d'annuler d'une part, l'arrêté du 9 janvier 2023 par lequel le préfet du Nord a notamment rejeté sa demande de renouvellement de son titre de séjour portant la mention " étudiant " et lui a fait obligation de quitter le territoire français et d'autre part, la décision implicite par laquelle cette même autorité a refusé d'abroger cet arrêté.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 avril 2023. Il n'y a pas lieu, par suite, de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation des décisions refusant de renouveler le titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, par un arrêté du 13 octobre 2022, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture du Nord n° 245, le préfet du Nord a donné délégation à M. A E, adjoint à la cheffe du bureau du contentieux des étrangers, à l'effet de signer, notamment les décisions attaquées. Le moyen tiré de l'incompétence de leur signataire manque dès lors en fait et doit, par suite, être écarté.

4. En deuxième lieu, les décisions attaquées mentionnent les circonstances de fait et de droit sur lesquelles elles se fondent. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision ne peut, dès lors, qu'être écarté.

5. En troisième lieu, lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est en outre loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de mettre celui-ci à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations sur l'obligation de quitter le territoire français qui est prise concomitamment et en conséquence du refus de titre de séjour.

6. Le préfet du Nord n'avait pas l'obligation, alors que l'arrêté litigieux répond à une demande motivée du requérant, d'informer préalablement l'intéressé de son intention de refuser le titre de séjour sollicité et de l'inviter à présenter ses observations. Par ailleurs, il est constant que la décision faisant obligation à M. D de quitter le territoire français a été prise concomitamment au refus de délivrance du titre de séjour sollicité. Dans ces conditions, l'intéressé a été informé, à l'occasion de sa demande de titre de séjour, de ce qu'il était susceptible de faire l'objet d'une mesure d'éloignement et a pu faire valoir tous les éléments utiles de nature à démontrer qu'il ne pourrait faire l'objet d'une telle mesure, relatifs notamment à sa situation personnelle et familiale et aux motifs pour lesquels il a quitté son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de ce que les décisions contestées méconnaîtraient le principe du contradictoire doit être écarté.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 9 de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal relative à la circulation eu au séjour des personnes, signée à Dakar le 1er août 1995 : " Les ressortissants de chacun des États contractants désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation qui ne peut être assuré dans le pays d'origine, sur le territoire de l'autre État doivent, pour obtenir le visa de long séjour prévu à l'article 4, présenter une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement choisi, ou une attestation d'accueil de l'établissement où s'effectue le stage. Ils doivent en outre justifier de moyens d'existence suffisants, tels qu'ils figurent en annexe. / Les intéressés reçoivent, le cas échéant, un titre de séjour temporaire portant la mention "étudiant". Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite des études ou du stage, ainsi que de la possession de moyens d'existence suffisants ".

8. Il ressort des pièces du dossier que, pour refuser à M. D le renouvellement de son titre de séjour portant la mention " étudiant ", le préfet du Nord a considéré que l'intéressé ne justifiait ni d'une progression effective et significative dans ses études, ni de leur caractère sérieux. Il est constant que M. D s'est inscrit en troisième année de licence mention " Sciences du langage " au titre des années universitaires 2018/2019, 2019/2020 et 2020/2021 sans toutefois obtenir son diplôme, avant de se réorienter en CAP mention " cuisine " au sein du centre de formation Campus Pro Lille. Si l'intéressé se prévaut de son état de santé, il ne ressort pas des pièces qu'il a produites, lesquelles font état d'un syndrome d'apnée du sommeil et d'une pneumopathie infectieuse, à l'évolution favorable, laquelle a entraîné une absence du 15 février 2021 au 8 mars 2021, que cet état de santé est seul à même de justifier des échecs successifs de M. D et d'une réorientation incohérente avec le cursus universitaire initialement suivi. Dans ces conditions, M. D, qui ne peut utilement soutenir que le préfet du Nord, qui s'est fondé sur les stipulations précitées de l'article 9 de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal susvisée dont la situation de l'intéressé, ressortissant sénégalais, a méconnu les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'est pas davantage fondé à soutenir que l'autorité préfectorale a commis une erreur d'appréciation en lui refusant le renouvellement de son titre de séjour portant la mention " étudiant ".

9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable au litige : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. / () ".

10. Il ressort des pièces du dossier que les certificats médicaux précités, produits par M. D, ne sont pas de nature à établir que son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et, en tout état de cause qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du Sénégal, il ne pourrait pas bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

11. En sixième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant à l'encontre d'une mesure d'éloignement.

12. En dernier lieu, M. D ne peut utilement se prévaloir des stipulations de l'article 9 de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Dakar le 1er août 1995, qui régissent le droit au séjour des ressortissants de chacun des États contractants désireux de poursuivre des études supérieures sur le territoire de l'autre État, pour contester la décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, ce moyen doit être écarté.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite refusant d'abroger les décisions refusant de renouveler le titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français :

13. En premier lieu, la décision du préfet du Nord étant une décision implicite, elle doit être réputée avoir été prise par l'autorité compétente. Le moyen tiré de l'incompétence de son auteur ne peut dès lors qu'être écarté.

14. En second lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 232-4 du même code : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ". Aux termes de l'article L. 243-2 du même code : " L'administration est tenue d'abroger expressément un acte non réglementaire non créateur de droits devenu illégal ou sans objet en raison de circonstances de droit ou de fait postérieures à son édiction, sauf à ce que l'illégalité ait cessé ".

15. Contrairement à ce que soutient M. D, il ne ressort pas des termes mêmes du courrier du 27 septembre 2023 versé aux débats, qu'il aurait demandé la communication des motifs de la décision implicite de rejet de sa demande, qui ne pouvait d'ailleurs être née à cette date. Par suite, le moyen tiré de l'absence de motivation de la décision refusant implicitement d'abroger les décisions en date du 9 janvier 2023 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

16. D'une part, ainsi qu'il a été dit au point 4 du présent jugement, M. D, ressortissant sénégalais ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sa situation étant régie par les stipulations de l'article 9 de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal susvisée. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que, pour solliciter l'abrogation des décisions en date du 9 janvier 2023 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour portant la mention " étudiant " et lui faisant obligation de quitter le territoire français, M. D se prévaut de l'obtention de son diplôme de CAP mention " cuisine " et de la signature d'un contrat de travail à durée indéterminée à temps complet avec une société de restauration à compter du 1er septembre 2023 en qualité de commis de cuisine, contrat pour lequel il n'est pas établi au demeurant que l'employeur ait obtenu une autorisation de travail. Ainsi, l'intéressé ne soutient ni même n'allègue qu'il souhaite poursuivre des études supérieures ou effectuer un stage de formation. Dans ces conditions, à défaut de circonstances de droit ou de fait de nature à faire regarder l'arrêté comme illégal, M. D n'est pas fondé à soutenir qu'en refusant d'abroger les décisions lui refusant le renouvellement de son titre de séjour portant la mention " étudiant " et l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet du Nord a méconnu les stipulations de l'article 9 de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal susvisée. Pour les mêmes motifs, et alors que l'intéressé n'a pas présenté de demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation sur les conséquences de la décision doit être écarté.

17. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 9 janvier 2023 par lequel le préfet du Nord lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français et de la décision implicite refusant d'abroger cet arrêté. Ses conclusions à fin d'annulation doivent dès lors être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles qu'il a présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

DÉCIDE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu d'admettre M. D, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête n° 2301275 et la requête n° 2311435 sont rejetés.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, à Me Houindo et au préfet du Nord.

Copie en sera adressée pour information au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 5 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Riou, président,

- Mme Jaur, première conseillère,

- Mme Célino, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2024.

L'assesseure la plus ancienne,

Signé

A. JaurLe président-rapporteur,

Signé

J.-M. Riou

La greffière,

Signé

S. Ranwez

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Nos 2301275, 2311435

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