jeudi 2 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2301311 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | MEZINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 10 février 2023, le 15 mai 2023 et le 24 juillet 2023, Mme A H, épouse D, représentée par Me Mezine, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 6 janvier 2023 par lequel le préfet du Pas-de-Calais a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et lui a interdit tout retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet du Pas-de-Calais de lui délivrer un titre de séjour dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à défaut, de procéder à un nouvel examen de sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros, à verser à son conseil, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que l'avis du collège des médecins n'a pas été produit, ce qui ne permet pas de vérifier la régularité de la composition du collège des médecins, que cet avis est insuffisamment motivé et que l'OFII a pris en compte le rapport médical d'un autre enfant ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que C ne peut voyager sans risque dans son pays d'origine, où il ne peut bénéficier d'un traitement approprié ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours :
- elle est insuffisamment motivée, en particulier sur la nécessité d'envisager un délai de départ volontaire supérieur à trente jours.
Par un mémoire en défense, enregistrés le 4 juillet 2023, le préfet du Pas-de-Calais conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 24 juillet 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 24 août 2023.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 mars 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Fougères,
- et les observations de Me Mezine, représentant Mme D.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, ressortissante algérienne née le 24 octobre 1982 à Azazga (Algérie) et déclarant être entrée sur le territoire français le 22 décembre 2019, sous couvert d'un visa délivré par les autorités espagnoles, valable du 9 décembre 2019 au 9 mars 2020, a bénéficié d'une autorisation provisoire de séjour valable du 27 décembre 2021 au 26 mars 2022, puis a présenté le 17 mars 2022 une demande tendant à la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'accompagnant d'un mineur étranger malade. Après avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) rendu le 5 octobre 2022, par un arrêté du 6 janvier 2023, le préfet du Pas-de-Calais a rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et lui a interdit de revenir sur le territoire français pour une durée d'un an. Par la présente requête, Mme D demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le cadre juridique du litige :
2. L'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / () ". En outre, aux termes de l'article L. 425-10 du même code : " Les parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l'article L. 425-9, ou l'étranger titulaire d'un jugement lui ayant conféré l'exercice de l'autorité parentale sur ce mineur, se voient délivrer, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d'une durée maximale de six mois. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. /
Cette autorisation provisoire de séjour ouvre droit à l'exercice d'une activité professionnelle. /
Elle est renouvelée pendant toute la durée de la prise en charge médicale de l'étranger mineur, sous réserve que les conditions prévues pour sa délivrance continuent d'être satisfaites. /
Elle est délivrée par l'autorité administrative, après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans les conditions prévues à l'article L. 425-9 ".
3. Les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux différents titres de séjour qui peuvent être délivrés aux étrangers en général et aux conditions de leur délivrance s'appliquent sous réserve des conventions internationales. Or, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, ainsi que les règles concernant la nature et la durée de la validité des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés. Par suite, le requérant, ressortissants algériens, ne peut pas utilement se prévaloir des dispositions des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui portent sur les conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France en qualité de parents d'enfants malades. Si l'accord franco-algérien ne prévoit pas, pour sa part, de semblables modalités d'admission au séjour, ses stipulations n'interdisent pas au préfet d'apprécier, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation d'un parent d'enfant malade par la délivrance d'un certificat de résidence ou d'une autorisation provisoire de séjour. Il appartient seulement au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation portée sur la situation personnelle de l'intéressé.
4. Si dans le cadre de ce pouvoir discrétionnaire, il est simplement loisible au préfet de police de consulter pour avis le collège médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), le respect de la procédure relative à l'édiction de cet avis s'impose alors à lui lorsqu'il a décidé de procéder à cette consultation. Doivent ainsi être notamment respectées dans une telle hypothèse les dispositions des articles R. 425-11, R. 425-12 et R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, aux termes desquelles la décision préfectorale doit être précédée d'un avis rendu collégialement par trois médecins de l'OFII sur la base d'un rapport médical rédigé par un autre médecin. Le collège des médecins de l'OFII doit émettre son avis dans les conditions fixées par l'arrêté du 27 décembre 2016, au vu notamment du rapport médical établi par un médecin de cet office. S'il est saisi, à l'appui de conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus, d'un moyen relatif à l'état de santé du demandeur, aux conséquences de l'interruption de sa prise en charge médicale ou à la possibilité pour lui d'en bénéficier effectivement dans le pays dont il est originaire, il appartient au juge administratif de prendre en considération l'avis médical rendu par le collège des médecins de l'OFII. Si le demandeur entend contester le sens de cet avis, il appartient à lui seul de lever le secret relatif aux informations médicales qui le concernent, afin de permettre au juge de se prononcer en prenant en considération l'ensemble des éléments pertinents, notamment l'entier dossier du rapport médical au vu duquel s'est prononcé le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, en sollicitant sa communication, ainsi que les éléments versés par le demandeur au débat contradictoire.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant refus de séjour :
5. Mme D et son époux ont obtenu une autorisation provisoire de séjour valable du 27 septembre 2021 au 26 mars 2022. Pour refuser à Mme D un titre de séjour en tant que parent d'un mineur étranger malade, le préfet du Pas-de-Calais a estimé, en suivant l'avis émis le 5 octobre 2022 par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), que l'état de santé de son fils mineur, C D, nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans son pays d'origine, il peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié et que son état de santé lui permet de voyager sans risque.
6. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des nombreux certificats médicaux versés aux débats, qu'Alynas D, né le 16 avril 2017, souffre de malformations congénitales multiples, consécutivement à une infection néonatale à cytomégalovirus, avec épilepsie généralisée et que son état nécessite une prise en charge pluridisciplinaire dans un centre spécialisé pour les retards psychomoteurs lourds, avec un traitement médicamenteux pour contrôler l'épilepsie et induire le sommeil, ainsi que des interventions chirurgicales, notamment pour une scoliose d'origine neuromusculaire que le traitement par corset amovible ne permet pas de traiter. Il ressort en outre des certificats médicaux du docteur F du 28 avril 2022 et du Pr E du 26 janvier 2023 que le fils de la requérante présente des difficultés de santé pour voyager en avion et pour tout déplacement doit être alité en permanence dans un lit médicalisé. Au regard de cet état de santé, il est justifié, par la production d'un certificat médical du docteur B G, médecin pédiatrique au centre de soins Antoine de Saint-Exupéry de Vendin-le-Vieil (62) qu'Alynas doit bénéficier, d'une part, d'un suivi médical avec un neuropédiatre, un médecin de médecine physique et de réadaptation, un orthopédiste pédiatre et un gastropédiatre, et d'autre part, d'un suivi paramédical, à raison de trois séances de kinésithérapie par semaine, deux séances d'ergothérapie par semaine, deux séances d'orthophonie par semaine et deux séances de psychomotricité par semaine. Par ailleurs, à la date de la décision attaquée, C devait subir, à moyen terme, une intervention chirurgicale, du matériel d'ostéosynthèse des deux hanches devant être retiré et un traitement chirurgical de sa scoliose étant en outre envisagé.
7. Si le préfet du Pas-de-Calais soutient qu'Alynas D peut bénéficier d'un traitement approprié en Algérie, et en particulier que les médicaments prescrits à C sont disponibles en Algérie, il ne ressort pas des pièces du dossier que cet enfant pourrait bénéficier d'une prise en charge gastropédiatrique dont il a besoin. En outre, même si les autres suivis pourraient, pris individuellement, être repris en Algérie, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'ensemble de la prise en charge pluridisciplinaire actuellement en place au profit C D pourrait se poursuivre en Algérie, sans créer une discontinuité préjudiciable à l'enfant, alors en outre qu'une intervention chirurgicale était programmée, à la date de la décision attaquée, au centre hospitalier régional universitaire de Lille, pour l'automne 2023. Par suite, dans les circonstances particulières de l'espèce, eu égard à la gravité et à la complexité de la pathologie du jeune C, au suivi pluridisciplinaire et à la prise en charge dans un centre spécialisé dont il bénéficiait à la date de la décision attaquée ainsi qu'aux conséquences sur son développement qu'entraîneraient un arrêt des soins mis en place et un retour en Algérie, le préfet du Pas-de-Calais a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en refusant de faire usage de son pouvoir de régularisation.
8. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, que la décision portant refus de titre de séjour à Mme D doit être annulée, ainsi que, par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français, la décision fixant le délai de départ volontaire, la décision fixant le pays de destination et l'interdiction de retour sur le territoire français.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
9. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ".
10. L'exécution du présent jugement implique nécessairement que le préfet du Pas-de-Calais délivre à Mme D un certificat de résidence d'une année. Il y a donc lieu de lui enjoindre d'y procéder dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
11. Mme D a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. En conséquence, son conseil peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Mezine, conseil de Mme D, d'une somme de 1 000 euros, sous réserve de sa renonciation à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 6 janvier 2023 du préfet du Pas-de-Calais est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au préfet du Pas-de-Calais de délivrer à Mme D un certificat de résidence d'une année dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Me Mezine, conseil de Mme D, une somme de 1 000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, que Me Mezine renonce à percevoir la part contributive de l'Etat.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A H épouse D, à Me Nafa Mezine, au préfet du Pas-de-Calais et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Copie en sera adressée pour information au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 11 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Riou, président,
M. Fougères, premier conseiller,
Mme Lançon, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 novembre 2023.
Le rapporteur,
signé
V. FOUGERES
Le président,
signé
J.-M. RIOULa greffière,
signé
I. BAUDRY
La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026