mardi 20 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2303225 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | GOMMEAUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 7 et 19 avril 2023, Mme A E C, représentée par Me Gommeaux, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;
2°) d'annuler les décisions du 23 mars 2023 par lesquelles le préfet du Pas-de-Calais a refusé de lui délivrer un titre de séjour en qualité de réfugiée ou de bénéficiaire de la protection subsidiaire, l'a obligée à quitter le territoire français et a fixé l'Angola comme pays de destination de la mesure d'éloignement ;
3°) d'enjoindre au préfet, à titre principal, de délivrer à la requérante un titre portant la mention " étudiant " dans un délai de 15 jours à compter de la notification du présent jugement et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen de sa situation, sous les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
4°) et de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros, à verser à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
- elle a été édictée par une autorité qui n'était pas matériellement habilitée pour ce faire ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle souffre d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît également les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- et elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle a été édictée par une autorité qui n'était pas matériellement habilitée pour ce faire ;
- elle souffre d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle est empreinte d'un vice de procédure, le préfet ayant méconnu les dispositions de l'article R. 532-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît également les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- et elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle a été édictée par une autorité qui n'était pas matériellement habilitée pour ce faire ;
- elle souffre d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle est fondée sur une décision l'obligeant à quitter le territoire français qui est elle-même irrégulière ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît également les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- et elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
La requête a été communiquée au préfet du Pas-de-Calais qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales amendée, signée à Rome le 4 novembre 1950 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Larue en application de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le préfet n'était ni présent, ni représenté.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Larue, magistrat désigné
- et les observations de Me Lescène, substituant Me Gommeaux, représentant Mme C, qui conclut aux mêmes fins que ses précédents écrits en ajoutant que Mme C aurait dû se voir reconnaître la qualité de réfugiée ou bénéficier de la protection subsidiaire, en l'absence de décision définitive de la Cour nationale du droit d'asile et que les décisions attaquées méconnaissent les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante angolaise née le 14 décembre 1994, déclare être entrée irrégulièrement en France le 20 mai 2019. Le 2 juillet 2020, elle a sollicité auprès des services de la préfecture du Pas-de-Calais la délivrance d'un titre de séjour au titre de l'asile. Sa demande a toutefois été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) le 9 février 2022 et cette décision a été confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 30 décembre 2022. Par suite, Mme C a fait l'objet, le 23 mars 2023, d'un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter, dans un délai de 30 jours, le territoire français à destination de l'Angola. Et par la présente requête, Mme C demande au Tribunal l'annulation de ces dernières décisions.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Il y a lieu, en application de ces dispositions, d'admettre provisoirement Mme C au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Sur la légalité de la décision de refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, soumis à la formalité de publication, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. Par un arrêté n° 2022-10-139 du 26 décembre 2022, publié 27 décembre 2022 au recueil spécial n° 173 des actes administratifs des services de l'État dans le Pas-de-Calais, le préfet du Pas-de-Calais a donné délégation à M. D B, chef du bureau du contentieux du droit des étrangers, à l'effet de signer, notamment, la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée manque en fait et doit donc être écarté.
4. En deuxième lieu, le préfet du Pas-de-Calais énonce avec suffisamment de précisions les considérations de fait et de droit sur lesquelles il fonde sa décision. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée ne peut être accueilli.
5. En troisième lieu, l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers dispose que : " L'étranger auquel la qualité de réfugié a été reconnue en application du livre V se voit délivrer une carte de résident d'une durée de dix ans ". L'article L. 424-4 du même code dispose que : " Le délai pour la délivrance de la carte de résident prévue à l'article L. 424-1 après la décision de reconnaissance de la qualité de réfugié par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile est fixé par décret en Conseil d'Etat ". Aux termes de l'article L. 424-9 du même code : " L'étranger qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire se voit délivrer une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " bénéficiaire de la protection subsidiaire " d'une durée maximale de quatre ans ". L'article L. 424-12 du même code dispose que : " Le délai pour la délivrance de la carte de séjour pluriannuelle prévue à l'article L. 424-9 à compter de la décision accordant le bénéfice de la protection subsidiaire par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile est fixé par décret en Conseil d'Etat ". Aux termes de l'article R. 532-57 du même code : " La date de notification de la décision de la Cour nationale du droit d'asile qui figure dans le système d'information de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides, et qui est communiquée au préfet compétent et au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration au moyen de traitements informatiques, fait foi jusqu'à preuve du contraire. ".
6. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du relevé Telemofpra produit par le préfet du Pas-de-Calais, que le recours de Mme C, dirigé contre le rejet de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides le 31 janvier 2022, a été rejeté par la Cour nationale le 30 décembre 2022 et que cette décision lui a été notifiée le 17 janvier 2023. Par suite, Mme C n'est pas fondée à soutenir qu'en ne lui délivrant une carte de résident en qualité de réfugiée ou une carte pluriannuelle en qualité de bénéficiaire de la protection subsidiaire, le préfet aurait méconnu les dispositions des articles L. 424-1, L. 424-9 et R. 532-57 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. En quatrième lieu, la qualité de réfugié étant reconnue ou le bénéfice de la protection subsidiaire allouée par des décisions de l'Office français des réfugiés ou des apatrides (OFPRA) ou par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), saisie sur recours, le préfet du Pas-de-Calais se trouvait, eu égard au refus de l'OFPRA et au rejet de son recours par la CNDA, en situation de compétence liée pour refuser à Mme C le titre de séjour qu'elle avait sollicité en qualité de réfugiée ou de bénéficiaire de la protection subsidiaire. Ainsi, les moyens tirés de ce que le préfet du Pas-de-Calais ne se serait pas livré à un examen sérieux et circonstancié de sa situation, eu égard aux éléments propres à sa vie privée et familiale sur le territoire français, ou aurait commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette décision sur sa situation, sont inopérants.
8. En dernier lieu, Mme C ne saurait utilement se prévaloir, à l'encontre d'une décision lui refusant l'octroi d'un titre de séjour en qualité de réfugiée ou de bénéficiaire de la protection subsidiaire, ni de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la décision n'ayant pas pour effet de la renvoyer en Angola, ni de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la même convention ou des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, la qualité de réfugiée ne pouvant être reconnue ou le bénéfice de la protection subsidiaire octroyée pour des motifs inhérents à la vie privée et familiale d'un demandeur d'asile.
9. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de Mme C, à fin d'annulation du refus de séjour adopté à son encontre, ne peuvent pas être accueillies.
Sur la légalité des autres décisions attaquées :
10. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
11. En l'espèce, Mme C déclare être entrée irrégulièrement en France en mai 2019, à l'âge de 24 ans. Elle y réside depuis 3 ans et demi, à la date de la décision attaquée et peut donc se prévaloir, ainsi que l'établissent ses inscriptions scolaires à compter de janvier 2020, en sa qualité de jeune adulte, d'une durée significative de séjour, lequel a été régulier du 2 juillet 2020 au 23 mars 2023 puisque Mme C disposait, entre ces deux dates, d'autorisations provisoires de séjour valables. Mme C dispose en France de son mari, dont la décision l'obligeant à quitter le territoire français a été annulée par le jugement n° 2303227 du 20 juin 2023, et le couple, dont la vie commune n'a jamais cessé, a eu deux enfants les 4 janvier 2020 et 4 mars 2023, dont le premier est désormais scolarisé en France. En outre, Mme C poursuit à l'institut universitaire technologique de Lens la deuxième année de son " Bachelor universitaire de technologie " en gestion des entreprises et des administrations. Il s'ensuit que Mme C, qui étudie depuis près de 3 ans à l'université d'Artois, dispose désormais en France d'un cercle de relations amicales et professionnelles. Ainsi, eu égard à sa durée de séjour, à l'intensité des liens familiaux dont elle dispose sur le territoire français, qui est sans commune mesure avec celle des liens dont elle pourrait encore disposer en Angola, et aux éléments propres à sa vie privée sur le territoire français depuis la fin de l'année 2019, Mme C est fondée à soutenir, qu'en l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet du Pas-de-Calais a méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. Il y a donc lieu, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, d'accueillir les conclusions de Mme C à fin d'annulation de la décision l'obligeant à quitter le territoire français, et, par voie de conséquence, d'annuler la décision par laquelle le préfet du Pas-de-Calais a fixé l'Angola comme pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Le présent jugement implique seulement que le préfet du Pas-de-Calais procède, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, à un nouvel examen de la situation de Mme C et lui délivre, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour.
Sur les conclusions au titre des frais exposés et non compris dans les dépens :
14. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros à verser à Me Gommeaux, avocate de Mme C, sous réserve que cette dernière renonce au bénéfice de la part contributive de l'État à l'aide juridictionnelle.
D E C I D E :
Article 1er : Mme C est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Article 2 : Les décisions du 23 mars 2023, par lesquelles le préfet du Pas-de-Calais a obligé Mme C à quitter le territoire français et a fixé l'Angola comme pays de destination, sont annulées.
Article 3 : Il est enjoint au préfet du Pas-de-Calais de procéder, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, à un nouvel examen de la situation de Mme C et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour.
Article 4 : L'État versera à Me Gommeaux une somme de 1 000 (mille) euros, en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Gommeaux renonce à percevoir la part contributive de l'État à l'aide juridictionnelle.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme C est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme A E C, à Me Gommeaux et au préfet du Pas-de-Calais.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2023.
Le magistrat désigné,
signé
X. LARUE
Le greffier,
signé
B. NIEUWJAER
La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°2303225
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026