mercredi 10 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2303326 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | BELLAL NORDINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 11 et 21 avril 2023, M. A C, représenté par Me Bellal demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 avril 2023 par lequel le préfet du Nord lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement, lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
- ces décisions sont insuffisamment motivées.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions du 10° de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de la circulaire dite " Valls " ;
- elle méconnaît les stipulations du 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire
- cette décision méconnaît les dispositions du 1° de l'article L. 511-1. II du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- cette décision méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an :
- cette décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision d'assignation à résidence :
- cette décision a été signée par une autorité incompétente ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Des pièces ont été enregistrées pour le préfet du Nord le 13 avril 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu les pièces produites à l'audience par Me Bellal, représentant M. C.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme D en application de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Monteil, magistrate désignée ;
- les observations de Me Bellal, représentant M. C, qui conclut aux mêmes fins que la requête ; il déclare se désister du moyen tiré de la méconnaissance des stipulations des articles 13 et 34 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il reprend les autres moyens invoqués dans sa requête ;
- les observations de Me Salard, représentant le préfet du Nord, qui conclut au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés ne sont pas fondés ;
- les observations de M. C, qui répond aux questions posées par le tribunal.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, né le 9 mars 1985 en Algérie, de nationalité algérienne, est entré en France en 2014 sous couvert d'un visa court séjour délivré par les autorités consulaires maltaises à Alger. Par un arrêté du 9 avril 2023, dont le requérant demande l'annulation, le préfet du Nord lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement, lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée d'un an et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
2. L'arrêté du 9 avril 2023 cite les textes dont il fait application, en particulier les dispositions du 4° de l'article L. 611-1, du 4°) de l'article L. 612-3 ainsi que des articles L. 612-2, L. 612-6, L. 612-10 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. L'arrêté du 9 avril 2023 fait également état de l'ensemble des éléments de fait liés au parcours et à la situation privée et familiale de M. C justifiant, selon le préfet, que cette décision soit prise. Par suite, et alors que le préfet du Nord n'avait pas à faire état de l'ensemble des éléments de fait relatifs à la situation de l'intéressé, l'arrêté contesté, qui comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde, est suffisamment motivée.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
4.
Il ressort des pièces du dossier que M. C est entré en France en 2014, à l'âge de 29 ans, dans le but, selon ses déclarations, d'échapper aux mauvais traitements dont il déclare avoir été victime en Algérie au motif de son choix de ne pas pratiquer la religion musulmane. Il a sollicité le bénéfice de l'asile le 26 juin 2016 mais sa demande a été rejetée par une décision du 2 décembre 2016 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), confirmée le 23 mai 2017 par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Le requérant s'est ensuite maintenu irrégulièrement sur le territoire français, sans que les pièces portées au dossier permettent d'attester une présence effectivement continue en France du requérant depuis neuf ans. Célibataire et sans enfant, il est domicilié chez son frère et sa belle-sœur et déclare assister quotidiennement le couple du fait de la maladie de cette dernière, sans pour autant apporter de pièces au dossier permettant d'apprécier la réalité de ce soutien. Enfin, pour prouver son insertion dans la société française, M. C fait seulement valoir la signature d'un contrat à durée indéterminée le 20 juin 2022 en qualité de plaquiste, l'intéressé ne précisant au demeurant pas comment ce contrat peut être exécuté malgré sa situation de séjour irrégulière sur le territoire français. Par suite, eu égard à l'ensemble de ces éléments, la décision attaquée ne peut être regardée comme portant au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquelles elle a été prise. Le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, dès lors, être écarté.
5. En second lieu, les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régissent de manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, ainsi que les conditions dans lesquelles leurs conjoints et leurs enfants mineurs peuvent s'installer en France. Par voie de conséquence, M. C ne peut utilement se prévaloir des dispositions des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lesquelles n'étaient par ailleurs plus applicables à la date de la décision attaquée.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ".
7. M. C, qui doit être regardé comme invoquant les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, entrées en vigueur le 1er mai 2021, et non pas les dispositions du 10° de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui n'étaient plus applicables à la date de la décision attaquée, soutient que son état de santé fait obstacle à son éloignement. Toutefois, par les pièces qu'il verse au dossier, et notamment le rapport de consultation du 23 novembre 2022 faisant état de la bonne prise en charge thérapeutique de l'abcès de la paroi caecale dont a souffert M. C fin octobre 2022, le compte rendu de bilan d'une coloscopie en date du 14 mars 2023 qui fait état d'une " coloscopie normale " sans préconiser d'examens complémentaires et le compte rendu de l'échographie abdomino-pelvienne en date du 25 mars 2022 qui conclut à une stéatose hépatique et une aérocolie diffuse devant être traitées, en cas de douleur, par la prise de paracétamol et de " spasfon ", M. C ne démontre pas que son état de santé nécessiterait une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'il ne pourrait pas, eu égard à l'offre de soins en Algérie et aux caractéristiques du système de santé, y bénéficier d'un traitement approprié. Par suite, le moyen soulevé doit être écarté.
8. En quatrième lieu, les énonciations de la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière dans le cadre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne constituent pas des lignes directrices dont les intéressés peuvent utilement se prévaloir devant le juge. Dès lors, M. C ne peut utilement se prévaloir des dispositions de la circulaire dite circulaire " Valls " du 28 novembre 2012, lesquelles sont dépourvues de caractère réglementaire.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / 1) au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France depuis plus de dix ans ".
10. Il ressort des pièces du dossier que M. C produit diverses pièces visant à démontrer sa présence en France depuis mai 2014. A la date de la décision contestée du 9 avril 2023, il ne peut se prévaloir d'une présence en France de plus de dix ans. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ne peut qu'être écarté.
11. Pour les mêmes motifs que précédemment énoncés aux paragraphes 4, 7 et 10, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle du requérant.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
13. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
14. M. C doit être regardé comme invoquant les dispositions du 1° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, entrées en vigueur le 1er mai 2021, et non pas les dispositions du 1° de l'article L. 511-1-II du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui n'étaient plus applicables à la date de la décision attaquée. Toutefois, le préfet du Nord ayant motivé sa décision portant refus de délai de départ volontaire uniquement par le 4° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce moyen est inopérant et les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de délai de départ volontaire doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
15. Aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants " et des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " ()Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".
16. M. C doit être regardé comme invoquant les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, entrées en vigueur le 1er mai 2021, et non pas les dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui n'étaient plus applicables à la date de la décision attaquée. S'il fait valoir qu'il serait exposé à des traitements inhumains et dégradants de la part de sa famille en cas de renvoi en Algérie en raison de son choix de ne pas pratiquer la religion musulmane, le requérant ne fait valoir, à l'appui de ce moyen, aucun élément nouveau concernant sa situation personnelle qui permettrait de remettre en cause le rejet définitif de sa demande d'asile par la CNDA le 23 mai 2017, cette dernière étant motivée par le fait que ses propos relatifs aux violences dont son père se serait rendu coupable à son endroit étaient restés lapidaires et non illustrés et que le requérant ne pouvait expliquer les raisons pour lesquelles il serait dans l'incapacité de se réinstaller dans son pays sans reprendre contact avec sa famille et vivre ainsi en accord avec ses convictions religieuses sans rencontrer de difficultés. Par suite, les moyens issus de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés et les conclusions à fin d'annulation de la décision fixant le pays de renvoi doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an :
17. Pour les mêmes motifs que précédemment énoncés au paragraphe 4, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et les conclusions à fin d'annulation de cette même décision doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision d'assignation à résidence :
18. En premier lieu, par un arrêté du 29 décembre 2022, publié le même jour au recueil n° 305 des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Nord a donné délégation à M. F E, sous-préfet de Douai, dans le cadre de la permanence préfectorale, à l'effet de signer, en particulier, la décision attaquée. Le préfet a communiqué le tableau de permanence préfectorale du premier semestre 2023. Il ressort des mentions portées sur ce document que la permanence préfectorale des 8, 9 et 10 avril 2023 était bien assurée par le signataire de l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen d'incompétence du signataire de la décision, qui manque en fait, doit être écarté.
19. En second lieu, si le requérant allègue que cette mesure d'assignation à résidence empêche M. C de poursuivre son contrat de travail et l'expose directement au risque de perdre son emploi, il ne ressort pas des pièces du dossier, d'une part, que le requérant soit effectivement employé en contrat à durée indéterminée comme plaquiste, comme il a été dit précédemment, et, d'autre part, que, en tout état de cause, ses horaires de travail seraient incompatibles avec les obligations de pointages décidées par l'arrêté du 9 avril 2023. Par suite, le moyen issu de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
20. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant assignation à résidence doivent être rejetées.
21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative par le requérant doivent l'être également.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet du Nord.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 mai 2023.
La magistrate désignée,
signé
A.-L. D
Le greffier,
signé
B. NIEUWJAER
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026