mercredi 14 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2304260 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | DEWAELE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 mai 2023, Mme C A, représentée par Me Dewaele, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 30 mars 2023 par lequel le préfet du Nord a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et a interdit son retour sur le territoire français avant l'expiration d'un délai d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire, à titre subsidiaire de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jours de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Dewaele, avocate de Mme A, de la somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :
- elles ont été signées par une autorité incompétente ;
- elles sont insuffisamment motivées.
En ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour :
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision accordant un délai de départ volontaire de trente jours :
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dans l'application de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 juin 2023, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 11 mai 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 11 août 2023.
Mme A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 avril 2023.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lançon,
- les observations de Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante chinoise née le 6 février 1995, est entrée en France le 18 janvier 2016, munie de son passeport chinois revêtu d'un visa de long séjour D portant la mention " étudiant ", valable du 14 janvier 2016 au 14 janvier 2017. Elle s'est vu délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant ", valable du 15 janvier 2017 au 14 octobre 2017, régulièrement renouvelée jusqu'au 12 novembre 2021. Mme A a demandé le renouvellement de sa carte de séjour le 11 avril 2022. Par un arrêté du 30 mars 2023, le préfet du Nord a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme A, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et a interdit son retour sur le territoire français avant l'expiration d'un délai d'un an. Par la présente requête, Mme A demande au tribunal d'annuler l'arrêté précité du 30 mars 2023.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'ensembles des décisions attaquées :
2. En premier lieu, par un arrêté du 15 février 2023, publié le même jour au recueil n° 042 des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Nord a donné délégation à M. B D, adjoint à la cheffe du bureau du contentieux et du droit des étrangers, signataire des décisions en litige, à l'effet de signer, notamment les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige doit être écarté.
3. En second lieu, les décisions contestées, qui n'avaient pas à mentionner l'ensemble des éléments de la situation de l'intéressée, comportent les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles se fondent. Ces considérations sont suffisamment développées pour permettre à la requérante d'en comprendre et d'en discuter les motifs, et pour permettre au juge d'exercer son contrôle. En outre, s'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français, il ressort de ses termes que le préfet du Nord a pris en compte l'ensemble des critères énoncés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation des décisions en litige doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "étudiant" d'une durée inférieure ou égale à un an. / () ".
5. Le renouvellement de la carte de séjour portant la mention " étudiant " est subordonné, notamment, à la justification par son titulaire de la réalité et du sérieux des études qu'il a déclaré accomplir. Il appartient ainsi au préfet, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, de rechercher à partir de l'ensemble du dossier et notamment au regard de la progression de l'étudiant dans le cursus universitaire, de son assiduité aux cours et de la cohérence de ses choix d'orientation, si le demandeur peut être regardé comme poursuivant avec sérieux les études entreprises.
6. Il ressort des pièces du dossier que Mme A, entrée en France en 2016, s'est inscrite au centre universitaire d'études en français langue étrangère (FLE) de l'université de Nice Sofia-Antipolis au titre de l'année universitaire 2016-2017, à l'issue de laquelle elle a obtenu le diplôme d'université d'études françaises niveau C1. Mme A a obtenu un diplôme de master 1ère année en FLE/FLS/FOS au sein de l'université d'Artois au titre de l'année universitaire 2017-2018. Elle s'est ensuite inscrite en master 2ème année de Linguistique fondamentale et de corpus au titre de l'année 2018-2019, pour lequel elle a été déclarée défaillante. Mme A a également été déclarée défaillante à l'issue du suivi de ce même master au titre de l'année 2019-2020. Elle s'est ensuite inscrite en master 2ème année de Linguistique générale, empirique et comparée à l'université de Lille au titre des années universitaires 2020-2021, 2021-2022 et 2022-2023. Si Mme A établit, par de nombreuses pièces médicales, avoir, à compter de l'été 2020, présenté une symptomatologie dépressive nécessitant un suivi psychologique et psychiatrique ainsi qu'un traitement médicamenteux, lesquels étaient maintenus à la date de l'arrêté en litige, elle ne justifie pas de ses deux défaillances en master 2ème année de Linguistique fondamentale et de corpus au titres des années universitaires 2018-2019 et 2019-2020 et de ses retards de progression dans son cursus. Dès lors, et bien qu'elle présente un projet universitaire cohérent dans ses changements d'orientation et ait obtenu, postérieurement à la décision en litige, le diplôme attendu, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation ni erreur de droit au regard des dispositions précitées de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que le préfet du Nord a considéré que Mme A ne démontrait pas la réalité et le sérieux de ses études. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions légales précitées doit être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. Mme A, célibataire sans enfant à charge, est arrivée en France le 18 janvier 2016. Si elle produit trois attestations de connaissances établies dans le cadre de ses études, ces éléments sont insuffisants à caractériser des liens intenses, stables et durables. En outre, elle n'établit pas être isolée dans son pays d'origine où se trouvent notamment ses parents. Dans ces conditions, en prenant la décision attaquée, le préfet du Nord n'a pas porté au droit de la requérante au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts poursuivis et n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales précitées. Par suite, le moyen doit être écarté.
9. En dernier lieu, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que le préfet du Nord n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de la requérante.
10. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 30 mars 2023 par laquelle le préfet du Nord lui a refusé le renouvellement de sa carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant ".
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 10 que le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour doit être écarté.
12. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 8, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
13. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 30 mars 2023 par laquelle le préfet du Nord l'a obligée à quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision accordant un délai de départ volontaire de trente jours :
14. Il résulte de ce qui a été dit au point 13 que le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
15. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 30 mars 2023 par laquelle le préfet du Nord lui a accordé un délai de départ volontaire de trente jours.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
16. Il résulte de ce qui a été dit au point 13 que le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
17. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 30 mars 2023 par laquelle le préfet du Nord a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
18. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. "
19. Il ressort des pièces du dossier que Mme A est entrée régulièrement en France le 18 janvier 2016, qu'elle y a suivi ses études à compter de l'année universitaire 2015-2016 jusqu'à l'année universitaire 2022-2023, à l'issue de laquelle elle a obtenu un master 2ème année de Linguistique générale, empirique et comparée à l'université de Lille. Interrogée à l'audience par le tribunal, elle a indiqué avoir un projet d'inscription en doctorat en sciences du langage. En outre, elle n'a pas déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement et sa présence sur le territoire français ne représente pas une menace pour l'ordre public. Par suite, en prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, le préfet du Nord a commis une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entré et du séjour des étrangers et du droit d'asile, citées au point précédent. Mme A est donc fondée à demander l'annulation de cette décision.
20. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A est seulement fondée à demander l'annulation de la décision du 30 mars 2023 par laquelle le préfet du Nord lui a interdit son retour sur le territoire français avant l'expiration d'un délai d'un an.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
21. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'injonction. Par suite, les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante pour l'essentiel, verse à Me Dewaele, avocate de Mme A, une somme que celle-ci réclame au titre des frais exposés par sa cliente, et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 30 mars 2023 par laquelle préfet du Nord a interdit à Mme A son retour sur le territoire français avant l'expiration d'un délai d'un an est annulée.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A, à Me Dewaele et au préfet du Nord.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 24 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Riou, président,
M. Fougères, premier conseiller,
Mme Lançon, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 février 2024.
La rapporteure,
signé
L.-J. Lançon
Le président,
signé
J.-M. Riou
La greffière,
signé
I. Baudry
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026