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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2305624

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2305624

mercredi 24 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2305624
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème chambre
Avocat requérantGIRSCH

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 juin 2023, M. F E, représenté par Me Girsch, demande au tribunal :

1°) de lui accorder l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 2 juin 2023 par lequel le préfet du Nord a rejeté sa demande de titre séjour portant mention " étudiant ", l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

3°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour l'autorisant à travailler, et ce, dans un délai de huit jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard en application des articles L. 911-1 et L. 911-3 du code de justice administrative;

4°) à défaut, d'enjoindre au préfet du Nord de procéder à un nouvel examen de sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, sous astreinte de 150 euros par jour de retard en application des articles L. 911-2 et L. 911-3 du code de justice administrative ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Girsch, avocate de M. E, de la somme de 1 500 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

Sur la décision portant refus du titre du séjour :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;

- les demandes d'autorisation de travail étant effectuées par les employeurs, il ne saurait lui être reproché d'avoir travaillé sans cette autorisation ;

- elle méconnait l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours :

- cette décision a été signée par une autorité incompétente ;

- elle excipe, à l'encontre de cette décision, de l'illégalité de la décision de refus de séjour ;

- cette décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur la décision fixant le pays de renvoi :

- cette décision est insuffisamment motivée ;

- elle excipe, à l'encontre de cette décision, de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire ;

- cette décision méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 août 2023, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 21 juin 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 21 septembre 2023.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de la substitution aux dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne sont pas applicables aux ressortissants gabonais sollicitant la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étudiant, des stipulations de l'article 9 de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992.

Des observations en réponse au moyen d'ordre public ont été produites le 23 février 2024 par M. E.

M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par une décision du 2 octobre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République gabonaise relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Paris le 2 décembre 1992 ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n°2018-617 du 17 juillet 2018 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Riou a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. F E, de nationalité gabonaise, né le 18 janvier 1999 à Port-Gentil (Gabon), est entré régulièrement en France le 29 novembre 2016, muni de son passeport gabonais revêtu d'un visa long séjour de type " D " portant la mention " mineur scolarisé ", délivré par les autorités consulaires françaises à Genève (Suisse). Par la suite, il a été mis en possession d'une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " valable du 9 janvier 2019 au 31 octobre 2019, puis régulièrement renouvelé jusqu'au 31 décembre 2022. L'intéressé a sollicité auprès des services de la préfecture du Nord, le 9 décembre 2022, le renouvellement de son titre de séjour. Par un arrêté en date du 2 juin 2023, le préfet du Nord a rejeté sa demande de renouvellement de son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par la présente requête, M. E doit être regardé comme demandant au tribunal l'annulation des décisions précitées.

Sur les conclusions au titre de l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".

3. M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par une décision du 2 octobre 2023. Il n'y a pas lieu, par suite, de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement du titre de séjour :

4. En premier lieu, il ne ressort ni des termes de la décision, ni des pièces du dossier que le préfet du Nord n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. E.

5. En deuxième lieu, la décision refusant à M. E le renouvellement de son titre de séjour mentionne tant les circonstances de fait que de droit sur lesquelles le préfet du Nord s'est fondé pour l'édicter. Elle est ainsi suffisamment motivée pour l'application des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le moyen tiré de son insuffisante motivation doit, par suite, être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. / () ". Et, aux termes de l'article 9 de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992 relative à la circulation et au séjour des personnes : " Les ressortissants de chacune des Parties contractantes désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation de niveau supérieur sur le territoire de l'autre doivent, outre le visa de long séjour prévu à l'article 4, justifier d'une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement où s'effectue le stage, ainsi que, dans tous les cas, de moyens d'existence suffisants / () ".

7. Les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entré et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont le préfet du Nord a fait application à la situation de M. E, ne sont pas applicables aux ressortissants gabonais qui demandent un titre de séjour en qualité d'étudiant, dont la situation est régie par la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992.

8. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.

9. En l'espèce, la décision attaquée trouve son fondement légal dans les stipulations de l'article 9 de la convention franco-gabonaise précitée qui peuvent être substituées aux dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette substitution de base légale n'a pour effet de priver l'intéressé d'aucune garantie. Par ailleurs, l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'une ou l'autre de ces deux dispositions.

10. Pour l'application des stipulations de l'article 9 de la convention franco-gabonaise précitée, il appartient à l'autorité administrative, saisie d'une demande de carte de séjour présentée en qualité d'étudiant, d'apprécier, sous le contrôle du juge, la réalité et le sérieux des études effectivement poursuivies en tenant compte de l'assiduité, de la progression et de la cohérence du cursus suivi.

11. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 422-1 précité ne peut utilement être invoqué par M. E. Toutefois, le requérant doit être regardé comme soulevant le moyen tiré de l'erreur d'appréciation commise par le préfet au regard des stipulations de l'article 9 de la convention franco-gabonaise.

12. Il ressort des pièces du dossier que l'intéressé, une fois arrivé en France en 2016, s'est inscrit en Bachelor ingénierie pour l'année universitaire 2016/2017, qu'il n'a pas validé. Par la suite, il s'est réorienté en Bachelor mention " responsable de gestion et développement d'entreprise " qu'il a validé, sans aucun redoublement, pour les années universitaires 2017/2018 à 2019/2020. Ensuite, il intègre, au titre de l'année universitaire 2020/2021, un master 1 " audit et contrôle de gestion " qu'il n'a pas validé. Il ressort, toutefois, de ces écritures, au titre de l'année universitaire 2021/2022 que s'il a passé un concours d'entrée pour l'Etablissement supérieur d'enseignement technique privé de Paris (ECG Financies), qu'il a obtenu, il n'a pas pu intégrer cette école à raison de l'impossibilité de trouver une alternance pour continuer dans son cursus. Devant l'impossibilité de poursuivre ses études, il a effectué de nombreuses missions d'intérim. Il n'est pas contesté que ces missions étaient sans lien avec son parcours scolaire. Si le préfet, par un motif surabondant de sa décision, a relevé que M. E ne détenait pas d'autorisation de travail pour ses missions, la circonstance qu'il incombait à son employeur de solliciter cette autorisation est sans incidence sur la légalité de la décision, fondée sur le défaut de progression dans les études. Il n'est pas davantage contesté que l'intéressé, eu égard à ce qui précède, n'était pas inscrit administrativement dans une université, pour l'année 2021/2022, sans avoir fait de demande d'interruption auprès de l'administration. Pour l'année universitaire 2022/2023, M. E, devant être regardé comme n'ayant pas perdu le bénéfice de son concours, intègre pour l'année universitaire 2022/2023 le master de l'ESG Finance à raison de l'alternance trouvée durant son année d'interruption. Dans ces conditions, en prenant en compte l'absence de progression dans les études à compter de l'année universitaire 2020/2021 et l'existence de deux réorientations, et en en déduisant que l'intéressé ne justifiait pas d'une progression effective et significative de ses études, ni de leur caractère réel et sérieux le préfet du Nord n'a pas commis d'erreur d'appréciation, ni d'erreur de droit dans l'application des stipulations précitées. Ce moyen doit, par suite, être écarté.

13. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

14. Le moyen tiré de ce que la décision contestée porte au respect de la vie privée et familiale de M. E, garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, une atteinte disproportionnée eu égard aux buts en vue desquels il a été pris est en principe inopérant pour contester le refus de renouveler un titre de séjour en qualité d'étudiant, qui résulte seulement d'une appréciation de la réalité et du sérieux des études poursuivies. En revanche, lorsque le préfet, statuant sur la demande de titre de séjour, examine d'office si l'étranger est susceptible de se voir délivrer un titre sur un autre fondement que l'asile, tous les motifs de rejet de la demande, y compris donc les motifs se prononçant sur les fondements examinés d'office par le préfet, peuvent être utilement contestés devant le juge de l'excès de pouvoir. Un moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 n'est pas inopérant, par exemple, si la décision de refus de titre de séjour a pour motif que le demandeur n'entre dans aucun cas d'attribution d'un titre de séjour de plein droit ou que le refus ne porte pas d'atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé.

15. Il ressort des pièces du dossier que l'intéressé, célibataire et sans enfant, est entré en France en 2016. Il a été autorisé à séjourner sur le territoire français au titre de la poursuite de ces études qui se sont déroulées à Lyon et à Paris comme en atteste sa sœur Mme A D, qui l'héberge depuis juin 2021. Cette même attestation mentionne que pour des raisons financières, le requérant s'est rapproché de sa famille très présente dans la région des Hauts-de-France. Si à l'appui de sa requête, M. E verse d'autres attestations des membres de sa famille, il ne ressort pas de ces attestations que l'intéressé entretenait des relations anciennes et stables avant 2021. En outre, M. E ne démontre pas être dépourvu de tout lien dans son pays d'origine où réside ces parents. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

16. Il résulte de ce qui précède que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision par laquelle le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

17. En premier lieu, par un arrêté du 14 avril 2023, publié le même jour au recueil n° 92 des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Nord a donné délégation à M. B C, adjoint à la cheffe du bureau du contentieux et du droit des étrangers, signataire de l'arrêté en litige, aux fins de signer, notamment, les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.

18. En deuxième lieu, compte tenu de ce qui précède, le moyen tiré de l'illégalité, invoquée par voie d'exception, de la décision portant refus de titre de séjour ne peut qu'être écarté.

19. En dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être rejeté pour les mêmes motifs développés aux points 12 à 14.

20. Il résulte de ce qui précède que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision par laquelle le préfet du Nord a prononcé, à son encontre, une obligation de quitter le territoire français.

En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de destination :

21. En premier lieu, il ressort des termes de l'arrêté contesté que celui-ci mentionne tant les circonstances de fait que de droit sur lesquelles le préfet du Nord s'est fondé pour édicter la décision fixant le pays de destination, assortie d'un délai de départ volontaire de trente jours. Ainsi, la décision est suffisamment motivée pour l'application des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision portant fixation du pays de destination doit être écarté.

22. En deuxième lieu, compte tenu de ce qui précède, le moyen tiré de l'illégalité, invoquée par voie d'exception, de la décision portant obligation de quitter le territoire ne peut qu'être écarté.

23. En dernier lieu, si M. E soutient que la décision en litige méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il n'assortit son moyen d'aucune précision permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Le moyen doit, dès lors, être écarté.

24. Il résulte de ce qui précède que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision par laquelle le préfet du Nord a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement prononcée à son encontre.

25. Il résulte de tout ce qui précède que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 2 juin 2023 par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter les conclusions du requérant à fin d'injonction, sous astreinte, et celles relatives aux frais liés au litige.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions présentées par M. E tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de M. E est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F E, à Me Girsch et au préfet du Nord.

Copie pour information sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 3 avril 2024, à laquelle siégeaient :

M. Riou, président,

M. Fougères, premier conseiller,

Mme Lançon, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 avril 2024.

Le président-rapporteur,

signé

J.-M. Riou L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,

signé

V. Fougères

La greffière,

signé

I. Baudry

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

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