mercredi 3 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2305992 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | DEWAELE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 juin 2023, M. A C, représentée par Me Dewaele, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 28 avril 2023 par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) à défaut, d'enjoindre au préfet du Nord de procéder à un nouvel examen de sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Dewaele, avocate de M. C, de la somme de 2 000 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions contestées :
- elles ont été prises par une autorité incompétente ;
- elles sont insuffisamment motivées.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle est dépourvue de base légale et est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle n'est pas fondée sur l'accord franco-algérien ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard des buts poursuivis, en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les stipulations du 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard des buts poursuivis, en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision accordant un délai de départ volontaire de trente jours :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 décembre 2023, le préfet du Nord, représenté par Me Rannou, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Par lettre du 21 février 2024, les parties ont été informées que le tribunal était susceptible de relever d'office que le préfet du Nord ne pouvait se fonder sur les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour refuser de délivrer à M. C un titre de séjour au titre de sa vie privée et familiale, dès lors que la délivrance d'un tel titre de séjour est régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et qu'il y a lieu de substituer à cette base légale erronée celle tirée des stipulations du 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien et du pouvoir de régularisation du préfet.
Par ordonnance du 21 décembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 22 janvier 2024.
M. C a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 5 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme Lançon a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant algérien né le 8 juin 2002, est entré en France en 2018. Il a été confié à l'aide sociale à l'enfance, d'abord à titre provisoire par une ordonnance du 13 décembre 2018 du tribunal pour enfants de B, puis jusqu'à sa majorité par un jugement du 15 janvier 2019. Il s'est vu notifier un arrêté du 23 mars 2021 par lequel le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire et lui a interdit le retour sur le territoire français avant une durée de deux ans. Le conseil de M. C a demandé l'abrogation de cet arrêté le 7 décembre 2021, laquelle a été implicitement rejetée. Il a déposé, le 30 décembre 2021, auprès des services de la sous-préfecture d'Avesnes-sur-Helpe, une demande de délivrance d'un titre de séjour " étranger confié à l'aide sociale à l'enfance ", d'un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement du 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, à défaut, son admission exceptionnelle au séjour dans le cadre du pouvoir discrétionnaire du préfet. Par un arrêté du 28 avril 2023, le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement. Par la présente requête, M. C demande au tribunal d'annuler l'arrêté précité du 28 avril 2023.
Sur l'ensemble des décisions contestées :
2. En premier lieu, eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, soumis à la formalité de publication, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. Par un arrêté du 23 décembre 2022, régulièrement publié, le 29 décembre 2022, au recueil spécial n° 305 des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Nord a donné délégation à M. E D, sous-préfet de Valenciennes, signataire des décisions en litige, à l'effet de signer, notamment, les décisions relatives au refus de délivrance d'un titre de séjour, celles portant obligation de quitter le territoire français, celles relatives au délai de départ volontaire, celles fixant le pays de destination. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit être écarté.
3. En second lieu, les décisions attaquées, qui n'avaient pas à mentionner l'ensemble des éléments de la situation de l'intéressé, énoncent les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles se fondent. Elles visent, notamment, les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dont le préfet du Nord a fait application. Elles font état des éléments relatifs à la situation personnelle de M. C. Ainsi, les décisions en litige mentionnent, avec une précision suffisante, les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement permettant ainsi à l'intéressé d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, d'une part, aux termes des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () / Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : / () / 5. Au ressortissant algérien qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ; / () ".
5. D'autre part, aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. ".
6. Les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux différents titres de séjour qui peuvent être délivrés aux étrangers en général et aux conditions de leur délivrance s'appliquent, ainsi que le rappelle l'article L. 411-1 du même code, sous réserve des conventions internationales. En ce qui concerne les ressortissants algériens, les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régissent d'une manière complète les conditions dans lesquelles ils peuvent être admis à séjourner en France et à y exercer une activité professionnelle, les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, ainsi que les conditions dans lesquelles leurs conjoints et leurs enfants mineurs peuvent s'installer en France. Il en résulte que les dispositions précitées de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatives à la délivrance d'un titre de séjour à l'étranger qui a 18 ans, a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et justifie suivre une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle, ne sont pas applicables aux ressortissants algériens. Toutefois, il incombe au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation. Il appartient seulement au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation portée sur la situation personnelle de l'intéressé.
7. Il ressort des pièces du dossier que par demande déposée le 30 décembre 2021, auprès des services de la sous-préfecture d'Avesnes-sur-Helpe, M. C a sollicité la délivrance d'un titre de séjour " étranger confié à l'aide sociale à l'enfance ", d'un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement du 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, à défaut, son admission exceptionnelle au séjour dans le cadre du pouvoir discrétionnaire du préfet. Or, il ressort des termes mêmes de la décision en litige, ainsi que de son mémoire en défense, que pour rejeter la demande de titre de séjour de M. C, le préfet du Nord a considéré, d'une part, que l'intéressé ne remplissait pas les conditions prévues par l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité, d'autre part, que l'accord franco-algérien ne prévoyait pas la délivrance de plein droit d'un titre de séjour pour les ressortissants algériens placés à l'aide sociale à l'enfance. Ainsi, alors que les dispositions de l'article L. 435-3 précédemment cité ne sont pas applicables à la situation du requérant et qu'il appartenait à l'autorité administrative, compte tenu de la demande formée par l'intéressé, d'examiner celle-ci au regard des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien citées au point 2 et, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité de faire usage de son pouvoir de régularisation, le préfet du Nord a commis une erreur de droit en rejetant la demande de délivrance d'un titre de séjour de M. C.
8. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée.
9. Dès lors, d'une part, que le préfet du Nord dispose du même pouvoir d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, citées au point 5, que dans son pouvoir de régularisation, d'autre part, que M. C n'a été privé d'aucune garantie dans l'application de ces stipulations, il y a lieu de substituer aux dispositions de l'article L. 435-3 précitées, l'application du pouvoir discrétionnaire de régularisation du préfet.
10. Il ressort des pièces du dossier et ainsi que l'a relevé le préfet dans la décision en litige, que M. C, célibataire et sans charge de famille, entré en France en 2018, a été scolarisé au titre des années 2018 à 2021, en certificat d'aptitude professionnelle (CAP) d'électricien au lycée polyvalent Camille Claudel de Fourmiez. Les bulletins scolaires produits révèlent de très nombreuses absences injustifiées, un manque de sérieux selon les appréciations professorales ainsi que des résultats très moyens. Par ailleurs, M. C, dont le redoublement a été refusé par le lycée précité, n'a pas poursuivi sa scolarité au titre de l'année scolaire 2021-2022 sans que la circonstance que le centre d'information et d'orientation n'ait pas donné de décision positive d'affectation ne justifie, à elle seule, cette interruption de parcours. En outre, s'il démontre entretenir des liens avec sa sœur, de nationalité française, il ne justifie pas avoir noué en France d'autres liens personnels d'une ancienneté, d'une intensité et d'une stabilité particulières par la seule production d'attestations non circonstanciées de deux connaissances et de son éducateur. Enfin, ses efforts d'insertion sociale, par le suivi d'une journée d'information sur les formations proposées par la chambre des métiers et de l'artisanat du 2 novembre 2022, son inscription et son suivi régulier en mission locale depuis le 27 septembre 2022 et le suivi de formations en français langues étrangères, accompagné par Pôle Emploi, en 2023. Eu égard à l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé précités, relatifs à l'ancienneté de sa présence en France, à sa scolarité, à ses liens personnels et familiaux en France et à son insertion sociale et professionnelle, le préfet du Nord n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de délivrer à M. C de titre de séjour. Par suite, les moyens tirés du défaut de base légale, de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
12. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 10, le moyen tiré de l'atteinte disproportionnée au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale au regard des buts poursuivis, en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit être écarté.
13. En troisième lieu, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que le préfet du Nord n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Ce moyen doit donc être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 28 avril 2023 portant refus de titre de séjour.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
15. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant refus de titre de séjour n'est pas illégale. Dès lors, le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français par voie de conséquence de celle de la décision portant refus de titre de séjour doit être écarté.
16. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 10, le moyen tiré de l'atteinte disproportionnée au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale au regard des buts poursuivis, en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 28 avril 2023 portant obligation de quitter le territoire français.
Sur la décision accordant un délai de départ volontaire de trente jours :
18. Il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas illégale. Dès lors, le moyen tiré de l'illégalité de la décision accordant un délai de départ volontaire de trente jours, par voie de conséquence de celle de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
19. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 28 avril 2023 accordant un délai de départ volontaire de trente jours.
Sur la décision fixant le pays de destination :
20. Il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas illégale. Dès lors, le moyen tiré de l'illégalité de la décision accordant un délai de départ volontaire de trente jours, par voie de conséquence de celle de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
21. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 28 avril 2023 fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement.
22. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 28 avril 2023 par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement. Par suite, ses conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction et celles relatives aux frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Me Dewaele et au préfet du Nord.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 13 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Riou, président,
M. Fougères, premier conseiller,
Mme Lançon, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 avril 2024.
La rapporteure,
signé
L.-J. Lançon
Le président,
signé
J.-M. Riou
La greffière,
signé
I. Baudry
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026