jeudi 23 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2306329 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP BIGNON LEBRAY & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 juillet 2023, M. et Mme B et A C, représentés par La SELARL Neos Avocats Conseils, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 mars 2023 par lequel le maire de la commune d'Iwuy a délivré à la société Les jardins de Protéram un permis d'aménager pour la création d'un lotissement de 41 lots libres et de 2 macro-lots pour la construction de 20 logements, sur un terrain sis rue de Lieu Saint-Amand, Les Tordoirs, parcelles sections cadastrées ZD57, ZD58, ZD59, ZD60, ZD61, ZD62, ZD63 et ZD64, sur le territoire communal, ensemble la décision du 10 mai 2023 rejetant leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Iwuy la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils disposent d'un intérêt à agir à l'encontre de l'arrêté litigieux ;
- le dossier de demande de permis d'aménager est incomplet, la notice de présentation n'évoquant pas les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants, non plus que l'aménagement actuel du terrain ou la présence d'éoliennes à proximité, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 441-3 du code de l'urbanisme ;
- il ne comporte pas un nombre de lots projetés lisible en méconnaissance des dispositions de l'article R. 442-3 du code de l'urbanisme ;
- il ne comporte pas l'attestation de la société pétitionnaire indiquant qu'elle remplit les conditions fixées par les dispositions de l'article R.423-1 du code de l'urbanisme, en méconnaissance des dispositions de l'article R.441-1 du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme dès lors que le projet porte atteinte à l'intérêt des lieux avoisinants en raison des modalités d'implantation des maisons par rapport à l'alignement de la voirie ;
- il méconnaît les dispositions de l'article 1AU.3 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que la voie de desserte du lotissement composé de 64 logements constitue une impasse.
Par un mémoire en défense enregistré le 14 septembre 2023, la commune d'Iwuy conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. et Mme C ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 octobre 2023, la société Les jardins de Protéram, représentée par la SELAS Bignon Lebray Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. et Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable, faute pour les requérants de justifier d'un intérêt leur donnant qualité pour agir ;
- les moyens soulevés par M. et Mme C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Grard,
- les conclusions de M. Liénard, rapporteur public,
- et les observations de Me Sule, représentant la société Les jardins de Protéram.
Considérant ce qui suit :
1. Par leur requête, M. et Mme C demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 7 mars 2023 par lequel le maire de la commune d'Iwuy a délivré à la société Les jardins de Protéram un permis d'aménager concernant un terrain sis rue de Lieu Saint-Amand, Les Tordoirs, parcelles sections cadastrées ZD57, ZD58, ZD59, ZD60, ZD61, ZD62, ZD63 et ZD64, ensemble la décision du 10 mai 2023 rejetant leur recours gracieux.
Sur la fin de non-recevoir :
2. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme :
" Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager que si la construction, l'aménagement ou les travaux sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation ".
3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.
4. M. et Mme C sont propriétaires d'une parcelle sur laquelle se trouve leur maison et qui jouxte le terrain d'assiette du projet contesté, dont ils sont ainsi voisins immédiats. Ils font valoir que le projet, qui tend à la création d'un lotissement de 41 lots libres et de 2 macro-lots pour la construction de 20 logements, sera à l'origine de nuisances sonores et visuelles affectant la jouissance de leur bien. Compte tenu de l'importance du lotissement projeté et de la configuration des lieux, les requérants justifient d'un intérêt à agir suffisant à l'encontre de l'arrêté litigieux. La fin de non-recevoir opposée en défense doit, par suite, être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la composition du dossier :
5. La circonstance que le dossier de demande de permis d'aménager serait incomplet ou que des pièces seraient insuffisantes, imprécises ou inexactes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis d'aménager délivré que dans le cas où ces omissions, inexactitudes ou insuffisances ont été de nature à fausser l'appréciation de l'administration sur la conformité du projet à la réglementation.
6. En premier lieu, aux termes de l'article R. 441-3 du code de l'urbanisme : " Le projet d'aménagement comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords et indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : / a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; / b) La composition et l'organisation du projet, la prise en compte des constructions ou paysages avoisinants, le traitement minéral et végétal des voies et espaces publics et collectifs et les solutions retenues pour le stationnement des véhicules / () / d) Le traitement des parties du terrain situées en limite du projet () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que la notice descriptive du projet comprend des photographies ainsi qu'une description de l'état initial du terrain, non construit et comportant une seule entité paysagère constituée par un alignement végétal bordant une voie ferrée et de ses abords, notamment le bâti existant. La notice décrit en outre précisément les modalités futures d'aménagement du terrain, du point de vue de son allotissement, des constructions envisagées, du traitement paysager et des espaces publics ainsi que des voies de desserte, avec des précisions quant au traitement des parties du terrain situées en limite du projet notamment d'un point de vue paysager et concernant le découpage parcellaire. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'à la date de l'arrêté attaqué, le terrain ou ses abords supportaient des éoliennes, contrairement à ce qui est soutenu. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le contenu de la notice prévue par l'article R. 441-3 du code de l'urbanisme est insuffisant.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 442-3 du code de l'urbanisme : " La demande précise () le nombre maximum de lots () ".
9. Il ressort des pièces du dossier que si le paragraphe 4.2 de l'imprimé CERFA de demande de permis d'aménager comporte une rature sur le chiffre relatif au nombre maximum de lots projetés, le descriptif du projet contenu dans ce même imprimé, la notice de présentation du projet, le programme de travaux et le règlement de construction du lotissement indiquent que le projet comprend 41 lots libres et 2 macro-lots. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le dossier de demande de permis d'aménager ne mentionne pas le nombre de lots prévus.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 444-1 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction à la date de l'arrêté attaqué : " (). La demande comporte également l'attestation du ou des demandeurs qu'ils remplissent les conditions définies à l'article R*423-1 pour déposer une demande de permis. () ". Aux termes de l'article R.423-1 du même code :
" Les demandes de permis () d'aménager () sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : / a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; () ".
11. Il ressort des pièces du dossier et notamment du paraphage 9 de l'imprimé CERFA de demande de permis d'aménager que, contrairement à ce M. et Mme C font valoir, le pétitionnaire, qui a indiqué dans le dossier s'être porté acquéreur du terrain d'assiette du projet, a attesté avoir qualité pour demander l'autorisation litigieuse.
12. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'incomplétude du dossier manque en fait et doit être écarté dans toutes ses branches.
En ce qui concerne l'insertion paysagère :
13. Aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
14. Pour apprécier si un projet de construction porte atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales, il appartient à l'autorité administrative d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.
15. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des photographies produites par les parties, que le terrain d'assiette du projet est bordé au Nord et à l'Est par des terres agricoles dont il est séparé par une voie ferrée. Il fait face, au Nord-Ouest, à une zone d'activité dont il est séparé par une route le long de laquelle sont implantées au Sud et à l'Ouest des maisons d'habitation. Cet habitat est de type pavillonnaire, peu dense, en R+1 ou RdC, sans réelle harmonie tant en matière d'architecture que d'implantation. Dès lors, les lieux avoisinants du projet, dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'ils feraient l'objet d'une protection particulière, ne sauraient être regardés comme présentant un caractère ou un intérêt particulier. D'autre part, il ressort des pièces du dossier et notamment de la notice de présentation du projet que l'habitat collectif et individuel groupé du lotissement sera implanté en son cœur et qu'un habitat moins dense sera localisé à proximité de l'habitat existant et en pourtour d'opération. Par ailleurs, pour s'intégrer aux typologies urbaines existantes, les futures constructions seront limitées en R+1 et le découpage parcellaire reproduira la morphologie urbaine du parcellaire diffus environnant. En outre, le type de matériaux et la volumétrie des futures constructions prévus par le règlement de lotissement visent à maintenir une cohérence avec le bâti existant à proximité du projet et un traitement paysager est prévu pour donner une impression de couvert végétal dans le paysage lointain. Dans ces conditions, et quand bien même les maisons à construire qui seront implantées en bordure de la rue
de Lieu-Saint-Amand ne seraient pas alignées sur les constructions existantes, le maire n'a pas entaché l'arrêté attaqué d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.
En ce qui concerne la voie de desserte :
16. L'article AAU.3 du règlement de la zone 1AU du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune d'Iwuy dispose que : " () Les voies en impasse ne doivent desservir plus de 50 logements () ".
17. Il ressort des pièces du dossier que les logements du projet seront desservis par une voie nouvelle dont l'entrée et la sortie s'effectuera par un même point à partir de la rue de Lieu Saint-Amand. Si la création de deux accès à cette voie est prévue en limite ouest du terrain d'assiette du projet, ceux-ci ne débouchent sur aucune voie de circulation publique ou privée. Dans ces conditions, la voie de desserte de plus de 50 habitations du lotissement en projet constitue une impasse. Par suite, l'arrêté attaqué méconnait l'article AAU.3 du règlement de la zone 1AU du PLU de la commune d'Iwuy.
Sur l'application de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme :
18. L'article L. 600-5 du code de l'urbanisme dispose que : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis () d'aménager, estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux. () ".
19. Il résulte de ces dispositions que le juge administratif peut procéder à l'annulation partielle d'une autorisation d'urbanisme dans le cas où une illégalité affecte une partie identifiable du projet et où cette illégalité est susceptible d'être régularisée, sans qu'il soit nécessaire que la partie illégale du projet soit divisible du reste de ce projet.
20. En l'espèce, le vice relevé au point 17 du présent jugement concerne une partie identifiable du projet et est susceptible d'être régularisé sans y apporter un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même. Par suite, il y a lieu d'annuler, en application des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme, l'arrêté du 7 mars 2023 du maire de la commune d'Iwuy en tant qu'il autorise la création d'une impasse desservant plus de 50 logements en méconnaissance des dispositions de l'article AAU.3 du règlement de la zone 1AU du PLU de la commune d'Iwuy, ainsi que la décision de rejet du recours gracieux de M. et Mme C.
Sur les frais liés au litige :
21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge des M. et Mme C, qui ne sont pas partie perdante dans la présente instance, la somme que la société Les jardins de Protéram demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la commune d'Iwuy la somme demandée par M. et Mme C au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 7 mars 2023 du maire de la commune d'Iwuy est annulé en tant qu'il autorise la création d'une impasse desservant plus de 50 logements ainsi que la décision de rejet du recours gracieux de M. et Mme C.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M et Mme B et A C, à la société Les jardins de Protéram et à la commune d'Iwuy.
Délibéré après l'audience du 25 avril 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Chevaldonnet, président,
- Mme Grard, première conseillère,
- Mme Leclère, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 mai 2024.
La rapporteure,
Signé
E. GRARDLe président,
Signé
B. CHEVALDONNET
La greffière,
Signé
M. D
La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026