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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2306442

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2306442

jeudi 20 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2306442
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantMEMETI-KAMBERI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 juillet 2023, M. C B demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions du 12 juillet 2023 par lesquelles la préfète de l'Oise l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français avant l'expiration du délai d'un an ;

2°) d'enjoindre à la préfète de lui délivrer à l'expiration d'un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 150 euros par jour de retard et de procéder à un nouvel examen de sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à charge pour celui-ci de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- cette décision a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle n'a pas été notifiée dans une langue qu'il comprend ;

- elle porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale.

En ce qui concerne la décision de refus de délai de départ volontaire :

- cette décision a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle n'a pas été notifiée dans une langue qu'il comprend ;

- cette décision est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il ne représente pas une menace pour l'ordre public et ne présente pas un risque de fuite.

En ce qui concerne le pays de destination :

- cette décision a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle n'a pas été notifiée dans une langue qu'il comprend ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

- cette décision a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle n'a pas été notifiée dans une langue qu'il comprend ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant à la durée de cette interdiction.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 juillet 2023, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Borget en application de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Borget, magistrat désigné ;

- les observations de représenté par Me Memeti-Kamberi, représentant M. B, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens qu'elle développe et sollicite l'octroi de l'aide juridictionnelle provisoire. Elle soutient par ailleurs à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français qu'elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux dès lors qu'au regard des déclarations faites à l'occasion de son audition par M. B, la préfète aurait dû vérifier qu'il n'était pas demandeur d'asile, qu'elle méconnaît les dispositions de l'article L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans la mesure où M. B doit être regardé comme ayant, lors de son audition administrative, formé une demande d'asile, que la décision d'interdiction de retour sur le territoire français porte atteint à son droit à demander l'asile et aurait des conséquences disproportionnées sur sa situation personnelle, que les décisions par lesquelles la préfète de l'Oise a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français avant l'expiration du délai d'un an sont illégales du fait de l'illégalité, invoquée par voie d'exception, de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elle abandonne cependant les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte litigieux et l'absence de notification des décisions attaquée dans une langue qu'il comprend ;

- la préfète de l'Oise n'étant ni présente ni représentée ;

- les observations de M. B assisté de M. A, interprète assermenté en langue bambara, qui répond aux questions posées par le tribunal.

Considérant ce qui suit :

1. M. C B, ressortissant malien né le 31 décembre 1989, demande l'annulation de l'arrêté du 12 juillet 2023 par lequel la préfète de l'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. / () ".

3. Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire de M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la motivation des décisions attaquées :

4. L'arrêté attaqué, qui n'avait pas à mentionner l'ensemble des circonstances de fait de l'espèce, énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde. Il vise notamment les articles L. 611-1 4°, L. 611-3, L. 612-2, L. 612-10 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et décrit les conditions d'entrée et de séjour de M. B sur le territoire français. Ces considérations sont suffisamment développées pour mettre utilement l'intéressé en mesure de discuter les motifs de cette décision et le juge d'exercer son contrôle en pleine connaissance de cause. La préfète de l'Oise s'est prononcée sur les critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour déterminer la durée de l'interdiction de retour. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.

En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :

5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Tout étranger présent sur le territoire français et souhaitant demander l'asile se présente en personne à l'autorité administrative compétente qui enregistre sa demande () ". Selon l'article L. 521-4 : " L'enregistrement a lieu au plus tard trois jours ouvrés après la présentation de la demande d'asile à l'autorité administrative compétente () ". Aux termes de l'article L. 521-7 du même code : " Lorsque l'enregistrement de sa demande d'asile a été effectué, l'étranger se voit remettre une attestation de demande d'asile () / La délivrance de cette attestation ne peut être refusée au motif que l'étranger est démuni des documents et visas mentionnés à l'article L. 311-1. Elle ne peut être refusée que dans les cas prévus aux c ou d du 2° de l'article L. 542-2. / Cette attestation n'est pas délivrée à l'étranger qui demande l'asile à la frontière ou en rétention. () ". Selon l'article L. 542-2 de ce code : " () le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : () 2° Lorsque le demandeur : () c) présente une nouvelle demande de réexamen après le rejet définitif d'une première demande de réexamen ; d) fait l'objet d'une décision définitive d'extradition vers un Etat autre que son pays d'origine ou d'une décision de remise sur le fondement d'un mandat d'arrêt européen ou d'une demande de remise par une cour pénale internationale () ". Enfin, aux termes de l'article R. 521-4 du même code : " Lorsque l'étranger se présente en personne auprès de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, des services de police ou de gendarmerie ou de l'administration pénitentiaire, en vue de demander l'asile, il est orienté vers l'autorité compétente. () ".

6. Dans l'exercice du pouvoir qui lui est conféré par les dispositions précitées, l'autorité administrative doit également tenir compte des autres intérêts généraux dont elle a la charge en vue d'éviter un usage abusif des droits reconnus aux personnes qui demandent le bénéfice de la convention de Genève. Par suite, la personne qui demande l'asile doit recevoir l'attestation de demande d'asile, sauf dans le cas où cette demande a manifestement pour seul objet de faire échec à une mesure d'éloignement susceptible d'être prise à l'encontre d'un étranger se trouvant en situation irrégulière.

7. Il ressort des pièces du dossier que, lors de son audition par les services de police le 11 juillet 2023, M. B a notamment, lorsqu'il a été questionné sur l'existence d'une demande d'asile dans un autre pays européen, répondu qu'une telle demande avait été déposée en Italie en 2014 et refusée avant de répondre à la question " Êtes-vous d'accord pour retourner dans l'Etat membre dans lequel une demande d'asile a été introduite ' " en ces termes " Non pas Italie, je veux rester ici et faire ma demande en France ". Il ressort également des termes de cette même audition que lorsqu'il était questionné sur la possession d'un document sous couvert duquel il était autorisé à séjourner ou à circuler en France, il a notamment répondu qu'il était uniquement titulaire d'une carte " AME " et qu'un de ses amis lui avait dit qu'il fallait constituer un dossier pour faire une demande de titre de séjour. En outre, interrogé sur la détention d'un titre de séjour régulièrement délivré, il a répondu que son ami l'aidait à faire son dossier pour sa première demande et qu'il était en train de constituer son dossier en vue de l'obtention d'un titre de séjour. Dès lors, contrairement à ce qui est soutenu, il ne ressort pas de ces déclarations que l'intéressé a exprimé son souhait de former une demande d'asile à l'occasion de son audition et il ne saurait donc être regardé comme ayant formé une telle demande. Par suite le moyen tiré de ce que la préfète de l'Oise a méconnu les dispositions de l'article L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et aurait dû enregistrer sa demande comme telle doit être écarté.

8. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

9. Il ressort des pièces du dossier que M. B est arrivé en France en 2018, selon ses déclarations. Il est célibataire et sans enfant à charge et ne produit aucun élément relatif à sa situation personnelle. S'il a indiqué lors de son audition avoir une petite amie, il ne reprend pas cet élément lors de l'audience et n'apporte aucun justificatif quant à l'existence de cette vie commune. De plus, il ne fait pas état de la présence en France de membres de sa famille et ne démontre pas qu'il serait isolé en cas de retour dans son pays où, selon ses déclarations, il a vécu jusqu'en 2014. Enfin, si l'intéressé affirme qu'il travaille occasionnellement de façon non déclarée, il ne justifie d'aucune insertion professionnelle en France. Il n'établit ni même allègue être particulièrement intégré dans la société française. Dans ces conditions, la préfète de l'Oise n'a pas, en prenant la décision attaquée, porté une atteinte disproportionnée au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale.

10. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 5 et 7, le moyen tiré de l'absence d'examen sérieux de la situation personnelle de M. B doit être écarté.

11. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision par laquelle la préfète de l'Oise lui a fait obligation de quitter le territoire français.

En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ :

12. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit aux points 2 à 9, le moyen tiré de l'illégalité de la décision faisant à M. B obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

13. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () ". Aux termes de l'article L. 612-2 de ce code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Enfin, l'article L. 612-3 du même code précise que : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité (), qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".

14. Pour refuser d'accorder à M. B un délai de départ volontaire, la préfète de l'Oise s'est notamment fondée sur la menace à l'ordre public que présenterait le comportement du requérant. Toutefois, s'il ressort des pièces du dossier que M. B est connu des services de police pour des faits de vol et des faits d'aide à l'entrée et au séjour irrégulier en France, les suites apportées à ces procédures sont inconnues et la seule mention de ces délits dans le fichier de traitement des antécédents judiciaires ne permet pas d'établir de la culpabilité du requérant relativement à ces faits. Dans ces conditions, c'est à tort que la préfète de l'Oise s'est fondée sur le 1° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité pour refuser d'octroyer au requérant un délai de départ volontaire.

15. Toutefois, il ressort des termes de la décision attaquée que la préfète de l'Oise s'est également fondée sur le risque de fuite que présenterait M. B pour refuser de lui accorder un délai de départ volontaire. A cet égard, il ressort des pièces du dossier que le requérant ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français et n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour, qu'il n'a pas présenté de documents d'identité ou de voyage en cours de validité, et qu'il s'est soustrait à une précédente mesure d'éloignement prise en 2016. Dans ces conditions, c'est à bon droit que la préfète de l'Oise a considéré que M. B présentait un risque de fuite au regard du 5° et du 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précités, et elle pouvait, pour ces seuls motifs, refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

16. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision par laquelle la préfète de l'Oise a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire.

En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision fixant le pays de destination :

17. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit aux points 2 à 9, le moyen tiré de l'illégalité de la décision faisant à M. B obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

18. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

19. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision attaquée aurait pour conséquence d'exposer personnellement et actuellement le requérant au risque de subir des traitements prohibés par les stipulations précitées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations doit être écarté.

En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision faisant interdiction de retour pour une durée d'un an :

20. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit aux points 2 à 9, le moyen tiré de l'illégalité de la décision faisant à M. B obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

21. En deuxième lieu, compte tenu de la durée de présence de M. B en France, de sa faible intégration sur le territoire national et eu égard au fait qu'il s'est soustrait à une précédente mesure d'éloignement, la préfète de l'Oise n'a pas commis d'erreur d'appréciation en fixant à une année la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français.

22. En troisième lieu, au regard de ce qui a été dit au point 5, la décision d'interdiction de retour sur le territoire français ne porte pas atteinte au droit de l'intéressé à demander l'asile sur le territoire français.

23. En dernier lieu, compte tenu de la situation personnelle et familiale de M. B telle qu'énoncée au point 7, le moyen tiré de l'existence de conséquences disproportionnées sur sa situation personnelle doit être écarté.

24. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté en date du 12 juillet 2023 par lequel la préfète de l'Oise lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles relatives aux frais liés au litige.

D E C I D E :

Article 1er : M. B est admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale dans la requête n°2306442.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Memeti-Kamberi et à la préfète de l'Oise.

Lu en audience publique le 20 juillet 2023.

Le magistrat désigné,

signé

J. BORGETLe greffier,

signé

B. NIEUWJAER

La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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