jeudi 30 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2308006 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | TRAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 septembre 2023, M. B A demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 7 septembre 2023 par lequel le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de l'expiration du délai de quinze jours suivant la notification de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles ont été prises par une autorité incompétente ;
- elles ne lui ont pas été notifiées dans une langue qu'il comprend ;
En ce qui concerne la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français :
- elle porte atteinte à sa vie privée et familiale ;
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- elle est illégale en ce que son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public et en ce qu'il ne présente pas de risque de fuite ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision faisant interdiction retour du territoire français :
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant à la durée de l'interdiction.
La requête a été communiquée au préfet du Nord qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Bonhomme en application de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bonhomme, magistrate désignée ;
- les observations de Me Tran, avocate de M. A, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens qu'elle développe ; elle soutient en outre à l'encontre de la décision faisant obligation à M. A le moyen tiré de l' " erreur manifeste d'appréciation ", dès lors que M. A, contrairement à ce qu'a indiqué le préfet du Nord, peut prétendre à un titre de séjour " étudiant " nonobstant son absence de visa long séjour compte tenu de l'impossibilité dans laquelle il se trouve de se procurer un tel document sans compromettre le déroulement de ses études ; elle soulève enfin à l'encontre de la décision faisant interdiction à M. A de retour sur le territoire français le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, au vu de l'admission de l'intéressé en Master 1 dans une université française ;
- les observations de Me El Haïk, représentant le préfet du Nord, qui conclut au rejet de la requête de M. B A au motif que les moyens soulevés ne sont pas fondés ;
- les observations de M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant zambien né le 3 septembre 1984, est entré en France le 12 février 2019, muni d'un visa court séjour délivré par les autorités consulaires suédoises à Lusaka. Il a déposé auprès de la préfecture de Nanterre une demande d'asile le 16 mai 2019, qui a été rejetée le 15 juillet 2021 par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 5 avril 2022. M. A a été interpellé à Lille le 6 septembre 2023 à l'occasion d'un contrôle d'identité. Par un arrêté en date du 7 octobre 2023, le préfet du Nord lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. M. A demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions attaquées :
2. En premier lieu, par un arrêté du 31 août 2023, publié le même jour au recueil n° 228 des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Nord a donné délégation à Mme D C, adjointe à la cheffe du bureau de la lutte contre l'immigration irrégulière, à l'effet de signer, notamment, les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté en litige doit être écarté.
3. En deuxième lieu, les décisions attaquées mentionnent les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles se fondent. Ces considérations sont suffisamment développées pour permettre à M. A de comprendre et de discuter les motifs de ces décisions et pour permettre au juge d'exercer son contrôle. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de ces décisions doit être écarté.
4. En dernier lieu, les conditions de notification d'une décision administrative sont sans incidence sur sa légalité. Par suite, le moyen tiré de ce que les décisions attaquées n'auraient pas été notifiées au requérant dans une langue qu'il comprend doit être écarté.
En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision faisant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () ; / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; / () ". Indépendamment de l'énumération donnée par l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile des catégories d'étrangers qui ne peuvent faire l'objet d'une mesure d'éloignement, l'autorité administrative ne saurait légalement faire obligation de quitter le territoire français à un étranger que si ce dernier se trouve en situation irrégulière au regard des règles relatives à l'entrée et au séjour.
6. Aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. / En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / () ". Aux termes de l'article L. 412-1 de ce code : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ". Enfin, aux termes de l'article de l'article L. 422-2 du même code : " La carte de séjour prévue à l'article L. 422-1 est également délivrée lors de sa première admission au séjour, sans avoir à justifier de ses conditions d'existence et sans que soit exigée la condition prévue à l'article L. 412-1, à l'étranger ayant satisfait aux épreuves du concours d'entrée dans un établissement d'enseignement supérieur ayant signé une convention avec l'État ".
7. D'une part, si M. A se prévaut de son inscription en Master 1 " gestion de l'environnement " au sein de l'Université Littoral Côte d'Opale, il n'allègue ni ne démontre qu'il entrerait dans les champs des dispositions de l'article L. 422-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité, ouvrant droit à la délivrance de plein droit d'un titre de séjour étudiant.
8. D'autre part, M. A soutient que l'absence de visa long séjour ne fait pas obstacle à ce que l'autorité préfectorale accorde un titre de séjour portant la mention " étudiant " à l'étranger qui justifie suivre avec sérieux ses études et qui ne peut, sans compromettre la poursuite de ses études, se procurer rapidement le visa long séjour requis pour l'obtention de ce titre de séjour. Toutefois, une telle délivrance par le préfet relève de son pouvoir discrétionnaire et ne saurait donc, de ce fait, donner lieu à la délivrance de plein droit d'un titre de séjour. Dans ces conditions, M. A, qui n'a pas sollicité la délivrance d'un tel titre, n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Nord ne pouvait légalement lui faire obligation de quitter le territoire français dès lors qu'il pouvait se voir accorder un titre de séjour étudiant. Par suite, ce moyen doit être écarté.
9. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. Il ressort des pièces du dossier que M. A, qui est entré en France le 12 février 2019, est célibataire et sans enfant. Le requérant se prévaut de son investissement au sein de l'association Dom'Asile, de ce qu'il a suivi des cours de français et obtenu le 21 avril 2022 le diplôme d'études en langue française niveau B2, de ce qu'il a participé en 2021 à une formation sur les bases du langage HTML et CSS, et de ce qu'il est inscrit pour l'année 2023-2024 en master 1 " gestion de l'environnement " à l'université littorale Côte d'opale. Si ces éléments attestent des efforts d'insertion certains déployés par M. A, il demeure néanmoins que la durée de présence de l'intéressé sur le territoire national est limitée. Par ailleurs, s'il ressort de l'audition de M. A réalisée par les services de police le 6 septembre 2023 que l'intéressé a indiqué avoir quitté son pays en raison de problèmes qu'il rencontrait avec les autorités du fait de ses activités politiques et de difficultés avec ses collègues du fait de son ethnie, sa demande d'asile a été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile et il ne se prévaut, dans le cadre de la présente instance, d'aucun risque particulier en cas de retour dans son pays d'origine. Il ne démontre pas davantage qu'il serait isolé en Zambie, où il a vécu jusqu'à 35 ans, où il a effectué des études supérieures qu'il a brillamment réussies, où il exerçait, selon ses déclarations à l'audience, le métier d'enseignant et où vit encore son père. Dans ces conditions, la décision par laquelle le préfet du Nord a fait obligation à M. A de quitter le territoire français n'a pas, au regard des buts en vue desquels elle a été prise, porté une atteinte disproportionnée au droit du requérant à mener une vie privée et familiale normale et n'a, par suite, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le préfet du Nord n'a pas davantage entaché cette décision d'une erreur manifeste d'appréciation. Par suite, ces moyens doivent être écartés.
En ce qui concerne l'autre moyen dirigé contre la décision fixant le pays de destination :
11. Si M. A soutient que la décision fixant le pays de destination méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il n'assortit ce moyen d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, ce moyen doit être écarté.
En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire et contre la décision faisant interdiction de retour sur le territoire français :
12. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () ". Aux termes de l'article L. 612-2 de ce code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Enfin, l'article L. 612-3 du même code précise que : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () ; / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; /() ; / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il () ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
13. Pour refuser d'accorder à M. A un délai de départ volontaire, le préfet du Nord s'est fondé sur le risque que l'intéressé se soustraie à la mesure d'éloignement, considérant que ce risque était établi dès lors que M. A se trouvait dans les dispositions du 4° et du 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précitées. Toutefois, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que M. A aurait explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à l'obligation de quitter le territoire français dont il faisait l'objet. Par ailleurs, s'il ressort du procès-verbal d'audition réalisée le 6 septembre 2023 par les services de police que M. A a déclaré comme adresse une adresse à Colombes correspondant à une boîte postale, aucune question ne lui a été posée sur son lieu de résidence effective. Or, M. A justifie dans le cadre de la présente instance être hébergé depuis le 15 décembre 2022 au centre d'hébergement d'urgence situé 4 rue des sorbies à Nanterre. La circonstance que l'intéressé poursuive des études à Dunkerque, tout en résidant à Nanterre, n'est pas de nature à remettre en cause l'effectivité de cette résidence, le requérant exposant, sans être sérieusement contesté, faire des allers retours entre son lieu de résidence et l'Université de Dunkerque pour se rendre à ses cours, et ayant été interpellé à la gare de Lille, à l'occasion d'un de ses déplacements. Dans ces conditions, M. A est bien fondé à soutenir que la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire méconnaît les dispositions précitées des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
14. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen dirigé contre cette décision, que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision en date du 7 septembre 2023 par laquelle le préfet du Nord a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire. Il y a lieu, par voie de conséquence, d'annuler la décision du même jour par laquelle le préfet du Nord a fait interdiction à M. A, sur le fondement de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de retourner sur le territoire français pour une durée d'un an.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est uniquement fondé à demander l'annulation des décisions en date des 7 septembre 2023 par lesquelles le préfet du Nord a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. Aux termes de l'article L. 614-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision de ne pas accorder de délai de départ volontaire est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cette fin rappelle à l'étranger son obligation de quitter le territoire français dans le délai qui lui sera fixé par l'autorité administrative en application des articles L. 612-1 ou L. 612-2. Ce délai court à compter de sa notification ".
17. L'annulation des décisions du 7 septembre 2023 refusant à M. A l'octroi d'un délai de départ volontaire et lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an n'implique pas que le préfet du Nord délivre au requérant une autorisation provisoire de séjour. Par suite, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte présentées par M. A doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
18. M. A n'a demandé le bénéfice de l'aide juridictionnelle ni directement ni par l'entremise de son conseil. Par suite, son avocate ne peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dès lors, il y a lieu de rejeter les conclusions tendant à l'application combinée des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
DÉCIDE :
Article 1er : Les décisions en date du 7 septembre 2023 par lesquelles le préfet du Nord a refusé d'accorder à M. A un délai de départ volontaire et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an sont annulées.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Stéphanie Tran et au préfet du Nord.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 novembre 2023.
La magistrate désignée,
Signé,
F. BONHOMMELa greffière
Signé,
O. DEBUISSY
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026