jeudi 27 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2308767 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | LEFEBVRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 octobre 2023, M. B C, représenté par Me Lefebvre, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 17 février 2023 par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre, à titre subsidiaire, au préfet du Nord de procéder au réexamen de sa situation sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Lefebvre, avocate de M. C, de la somme de 2 000 euros, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- il ne représente pas une menace à l'ordre public ;
- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 novembre 2023, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-467 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme Jaur a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant marocain, né le 19 novembre 1990 à Tanger (Maroc) déclare être arrivé sur le territoire français en 2002. Il était mis en possession d'un document de circulation pour étranger mineur (A) à compter du 5 juin 2002 lequel a été renouvelé jusqu'au 18 novembre 2009. Par la suite, la préfecture lui délivrait des titres de séjour d'un an mention " vie privée et familiale " régulièrement renouvelés, à savoir une carte de séjour mention " vie privée et familiale " au titre du " regroupement familial " valable du 23 décembre 2009 au 22 décembre 2010, et une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " au titre de " ses liens personnels et familiaux en France " valable du 29 septembre 2015 au 28 septembre 2016 régulièrement renouvelée jusqu'au 14 mai 2019. Le 29 octobre 2019, il a sollicité le renouvellement de sa carte de séjour mention " vie privée et familiale " au titre de " ses liens personnels et familiaux en France " ou la délivrance d'un titre de séjour en sa qualité de " résident en France avant l'âge de 13 ans ", et en sa qualité de " parent d'enfant français ". Par un arrêté du 17 février 2023, dont M. C demande l'annulation, le préfet du Nord lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour.
2. En premier lieu, par un arrêté du 28 septembre 2021, publié le 30 septembre 2021 au recueil spécial n° 225 des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Nord a donné délégation à Mme Amélie Puccinelli, secrétaire générale adjointe de la préfecture du Nord, signataire de l'arrêté en litige, à l'effet de signer, notamment, la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire manque en fait et doit, dès lors, être écarté.
3. En second lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Aux termes de l'article L. 423-7 du même code : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". Aux termes de l'article L. 423-21 du même code : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui justifie par tout moyen avoir résidé habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans avec au moins un de ses parents se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable () ". Aux termes de l'article L. 412-5 du même code : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, de la carte de séjour pluriannuelle et de l'autorisation provisoire de séjour prévue aux articles L. 425-4 ou L. 425-10 ainsi qu'à la délivrance de la carte de résident et de la carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE ".
4. D'autre part, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
5. Enfin, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
6. Il appartient en principe à l'autorité administrative de délivrer, lorsqu'elle est saisie d'une demande en ce sens, une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie qui remplit les conditions prévues par les dispositions précitées de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle ne peut opposer un refus à une telle demande que pour un motif d'ordre public suffisamment grave pour que ce refus ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du demandeur.
7. Il ressort des pièces du dossier que M. C a été condamné le 3 avril 2009, par le tribunal correctionnel de Lille, par ordonnance pénale, à 500 euros d'amende pour des faits de " conduite d'un véhicule sans permis " commis le 16 février 2009 ; le 8 décembre 2009, par le tribunal correctionnel de Lille, à un an d'emprisonnement avec sursis assorti d'une mise à l'épreuve pendant deux ans pour des faits de " détention non autorisée de stupéfiants " et d'" offre ou cession non autorisée de stupéfiants " commis le 7 décembre 2009, et d'" usage illicite de stupéfiants " commis du 20 novembre 2008 au 6 décembre 2009 ; le 28 janvier 2010, par le tribunal correctionnel de Lille, à quatre mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits d'" usage illicite de stupéfiants ", de " dégradation ou détérioration de bien destiné à l'utilité ou la décoration publique ", et d'" outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique " commis le 15 septembre 2009 ; le 2 septembre 2011, par le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe, à deux mois d'emprisonnement ferme pour des faits de " recel de bien provenant d'un délit puni d'une peine n'excédant pas cinq ans d'emprisonnement " commis le 15 août 2011 ; le 13 décembre 2011, par le tribunal correctionnel de Lille, à quatre ans d'emprisonnement ferme et 8 000 euros d'amende pour des faits d'" acquisition non autorisée de stupéfiants ", d'" importation non autorisée de stupéfiants ", de " transport non autorisé de stupéfiants ", de " détention non autorisée de stupéfiants " et d'" offre ou cession non autorisée de stupéfiants " commis du 18 décembre 2009 au 19 mai 2010 ; le 19 juillet 2016, par le tribunal correctionnel de Lille, à 140 heures de travail d'intérêt général (TIG) à accomplir dans un délai d'un an et six mois à titre principal pour des faits de " refus, par le conducteur d'un véhicule, d'obtempérer à une sommation de s'arrêter ", de " conduite d'un véhicule sans permis " et de " conduite de véhicule sous l'empire d'un état alcoolique : concentration d'alcool par litre d'au moins 0,80 gramme (sang) ou 0.40 milligramme (air expiré) " commis le 16 février 2016 ; le 28 septembre 2021, par le tribunal judiciaire de Lille, par ordonnance pénale, à 640 euros d'amende pour des faits de " conduite d'un véhicule à moteur malgré injonction de restituer le permis de conduire résultant du retrait de la totalité des points " commis le 8 juin 2021. Il a aussi été interpellé pour des faits de " communication de correspondance, somme d'argent ou objet avec détenu " commis le 15 août 2011 ; " violence suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité " commis le 27 juillet 2021. Un jugement du tribunal correctionnel de Lille du 16 décembre 2021 l'a condamné à une peine de dix mois d'emprisonnement délictuel dont 4 mois assortis du sursis probatoire pendant 18 mois et renvoyé devant le juge d'application des peines pour l'aménagement de la partie ferme de la peine. Un relevé de condamnation pénale indique qu'il doit " se soumettre à des mesures d'examen médical, de traitement ou de soins en matière psychologique, même sous le régime d'hospitalisation ", " s'abstenir de paraître en tout lieu, toute catégorie de lieux ou toute zone spécialement désignés en l'espèce au domicile de la victime et aux alentours ", et " s'abstenir d'entrer en relation avec certaines personnes, dont la victime, ou certaines catégories de personnes et notamment des mineurs, à l'exception, le cas échéant, de ceux désignés par la juridiction ". Le ministère public a interjeté appel de ce jugement. Un arrêt de la cour d'appel de Douai du 25 mai 2022 juge que " la partie ferme de l'emprisonnement sera exécutée sous le régime de la détention à domicile sous surveillance électronique, dont les modalités seront fixées par le juge d'application des peines territorialement compétent ". La commission du titre de séjour (CTS) réunie le 8 septembre 2022 a rendu l'avis suivant : " Monsieur a entrepris de nombreuses démarches d'insertion (mise à jour de sa situation administrative, a repassé son code de la route et prend ses cours de conduite, travaille (contrats CDD), est suivi par le service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIPP) et par le conseil départemental ") c'est pourquoi la CTS propose d'attendre le résultat de la cour d'appel ". Cependant, il ressort de l'examen de sa demande qu'à l'occasion de son audition devant cette commission, il a volontairement dissimulé l'arrêt de la cour d'appel de Douai du 26 août 2022 qui a transformé le sursis en détention à domicile sous surveillance électronique, reconnaissant ainsi sa culpabilité pour des faits de violences suivie d'incapacité sur conjoint. Les condamnations de M. C constituent des atteintes graves, répétées et récentes aux personnes mais également aux biens. Par suite, le préfet du Nord a pu à bon droit estimer que la présence en France de M. C constituait une menace pour l'ordre public.
8. Par ailleurs, il se prévaut d'être entré sur le territoire français le " 25 décembre 2002 ", à l'âge de 12 ans. Il déclare être célibataire et père d'une enfant mineure de nationalité française pour laquelle il ne produit aucun document suffisamment probant de nature à démontrer qu'il contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celle-ci ou depuis au moins deux ans. Il a indiqué lors de la commission du titre de séjour que sa fille " habite à Tourcoing avec sa mère, elle va à l'école, elle a cinq ans. Je la récupère le week-end ". Il a précisé : " j'ai eu un souci pour la prendre cet été, j'ai demandé à sa mère de décaler d'un jour, mais elle n'a pas voulu. Depuis je n'ai pas vu ma fille, sauf le jour de la rentrée. Je suis allé à son école et j'ai pu la voir et lui parler ". Il indique : " on n'a pas été devant le juge, donc pour la pension, je donne ce que je peux, dès que je peux ". Il se prévaut également de la présence à ses côtés sur le territoire français de son père, entré en France en 1988 et titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'au 20 mai 2023 au titre de ses " liens personnels et familiaux en France ", de sa mère, entrée en France en 2002 et titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'au 22 janvier 2026 ainsi que de ses deux sœurs, une entrée en France en 2002 et titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle en qualité de parent d'enfant français valable jusqu'au 20 décembre 2024, et l'autre, ressortissante de nationalité française. Il se prévaut en outre d'une attestation d'intégration au sein du dispositif " réseaux entreprises " depuis le 29 juin 2022, de deux bulletins de salaires d'août et septembre 2022 en qualité d'agent de service et de deux promesses d'embauche en qualités de " technicien télécom " et " commercial terrain " rédigées en juillet 2022 et octobre 2023, ne suffisant toutefois pas à justifier d'une insertion professionnelle d'une particulière intensité en France. Ses condamnations constituent des atteintes graves, répétées et récentes aux personnes mais également aux biens, démontrent une insertion particulièrement défavorable de l'intéressé dans la société française ainsi qu'une absence d'adhésion aux valeurs de la république française. Dans ces conditions, M. C représente une menace suffisamment grave et actuelle à l'ordre public et ne peut se voir renouveler son titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " au titre de ses " liens personnels et familiaux en France ", ou la délivrance d'un titre en sa qualité de " résident avant l'âge de 13 ans " ou encore en sa qualité de " parent d'enfant français ". Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, doivent également être rejetés.
9. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 17 février 2023 par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour. Ses conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles qu'il a présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet du Nord.
Copie en sera adressée pour information au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 6 février 2025, à laquelle siégeaient :
- M. Riou, président,
- Mme Jaur, première conseillère,
- Mme Célino, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 février 2025.
La rapporteure,
Signé
A. JaurLe président,
Signé
J.-M. RiouLe président,
La greffière,
Signé
S. Ranwez
La greffière,
S. RANWEZ
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026