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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2311047

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2311047

jeudi 23 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2311047
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantDANSET-VERGOTEN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 décembre 2023, M. A B, représenté par Me Danset-Vergoten, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 27 septembre 2023 par lequel le préfet du Nord lui a refusé le renouvellement d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français, a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant un an ;

2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans le délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou à défaut de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros à verser à son conseil au titre des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de sa renonciation au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

- La décision contestée est insuffisamment motivée au regard des dispositions des articles L.211-2 et L.211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle est illégale en l'absence d'examen particulier de sa situation par le préfet ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 9 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'elle emporte sur sa situation ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision contestée est insuffisamment motivée au regard des dispositions des articles L.211-2 et L.211-5 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L.613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision de refus de renouvellement de titre de séjour ;

- elle est illégale en l'absence d'examen sérieux de sa situation par le préfet ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'elle emporte sur sa situation ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- la décision contestée est insuffisamment motivée au regard des dispositions de l'article L.211-2 et L.211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :

- la décision contestée est insuffisamment motivée au regard des dispositions des articles L.211-2 et L.211-5 du code des relations entre le public et l'administration et des articles L. 612-8 et L.612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est illégale en l'absence d'examen particulier et sérieux de sa situation par le préfet ;

- elle méconnait les dispositions des articles L.612-8 et L.612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile compte tenu de l'existence de circonstances humanitaires justifiant que ne soit pas prononcée une interdiction de retour sur le territoire français à son encontre ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'elle emporte sur sa situation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 décembre 2023, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 novembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,

- la convention franco-sénégalaise relative à la circulation et au séjour des personnes du 1er août 1995 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code des relations entre le public et l'administration,

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Féménia,

- et les observations de Me Rimetz, substituant Me Danset-Vergoten, représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant sénégalais né le 18 février 1997 à Mbour (Sénégal), est entré en France le 7 septembre 2021 sous couvert de son passeport, revêtu d'un visa de long séjour portant la mention " étudiant " délivré le 4 août 2021 par les autorités consulaires françaises à Dakar et valable jusqu'au 4 août 2022. Il a ensuite obtenu une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " étudiant " valable du 5 août 2022 au 4 octobre 2023. M. B a sollicité le renouvellement de ce titre de séjour le 10 juillet 2023. Par un arrêté du 27 septembre 2023 dont il demande l'annulation, le préfet du Nord a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de revenir sur le territoire français pour une durée d'un an.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :

2. En premier lieu, il ressort des termes de l'arrêté contesté que celui-ci mentionne tant les circonstances de fait que de droit sur lesquelles le préfet du Nord s'est fondé pour édicter les décisions refusant au requérant le renouvellement de son titre de séjour, lui accordant un délai de départ volontaire et fixant le pays de destination. Elles sont ainsi suffisamment motivées pour l'application des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par ailleurs, l'obligation de quitter le territoire français ayant été prise en conséquence d'un refus de titre de séjour suffisamment motivé et édicté sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, elle n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte en application des dispositions de l'article L. 613-1 du même code. Enfin, la décision par laquelle le préfet du Nord a fait interdiction à M. B de revenir sur le territoire français pour une durée d'un an vise les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sa motivation atteste que l'ensemble des critères énoncés par ce dernier article a été pris en compte. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté en litige doit être écarté.

3. En second lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Nord n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de M. B avant de prendre l'arrêté contesté. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'examen sérieux de sa situation doit être écarté.

En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant refus de renouvellement du titre de séjour :

4. En premier lieu, aux termes de l'article 9 de la convention franco-sénégalaise relative à la circulation et au séjour des personnes du 1er août 1995 : " Les ressortissants de chacun des Etats contractants désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation qui ne peut être assuré dans le pays d'origine, sur le territoire de l'autre Etat doivent, pour obtenir le visa de long séjour prévu à l'article 4, présenter une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement choisi, ou une attestation d'accueil de l'établissement où s'effectue le stage. Ils doivent en outre justifier de moyens d'existence suffisants, tels qu'ils figurent en annexe. Les intéressés reçoivent, le cas échéant, un titre de séjour temporaire portant la mention " étudiant ". Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite des études ou du stage, ainsi que de la possession de moyens d'existence suffisants. ". Aux termes de l'article 13 de la même convention : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation respective des deux Etats sur l'entrée et le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord ". Pour l'application de ces stipulations, il appartient à l'administration, saisie d'une demande de renouvellement d'une carte de séjour présentée en qualité d'étudiant par un ressortissant sénégalais, de rechercher, sous le contrôle du juge et à partir de l'ensemble du dossier, si l'intéressé peut être raisonnablement regardé comme poursuivant effectivement ses études. Le renouvellement de ce titre de séjour est ainsi subordonné à la réalité et à la progression des études poursuivies par le bénéficiaire.

5. Il ressort des pièces du dossier que M. B, inscrit en deuxième année de licence mention " Espagnol " au titre de l'année universitaire 2021-2022 au sein de l'Université de Lille a obtenu une moyenne générale de 1,945/20 au titre de la première session et a été déclaré " défaillant " au titre de la deuxième session, faute de s'être présenté à l'ensemble des épreuves. Il s'est réorienté en première année de licence mention " Anglais français sur objectifs spécifiques appliqués aux affaires " au titre de l'année universitaire 2022-2023 et a été déclaré " défaillant " au titre de la première session, faute de s'être présenté à l'ensemble de ses épreuves. Pour justifier son échec, le requérant indique ne pas avoir pu assister aux rattrapages des épreuves compte tenu de difficultés de transport. Au titre de l'année 2023-2024, M. B s'est à nouveau réorienté et s'est inscrit à une formation de " Technicien supérieur en méthodes et exploitation logistique (TSMEL) " à finalité bac +2, dispensée par le Groupe Promotrans. Dans le cadre de cette formation, il a conclu un contrat d'apprentissage avec la société " Maas " pour la période du 18 septembre 2023 au 17 septembre 2024, renouvelable jusqu'au 25 août 2025. Dans ces conditions, les échecs et réorientations successifs ainsi que les faibles résultats du requérant ne permettent d'établir ni sa progression régulière, ni le caractère sérieux de la poursuite de ses études, et ce alors même qu'il produit des attestations de ses tuteurs, postérieures à l'édiction de la décision attaquée, qui soulignent son assiduité et son investissement dans le cadre de son apprentissage. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 9 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 doit être écarté.

6. En second lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

7. Il ressort des pièces du dossier que M. B est entré régulièrement sur le territoire français le 7 septembre 2021 et qu'il a par la suite obtenu une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " étudiant " valable du 5 août 2022 au 4 octobre 2023. Il est célibataire et sans charge de famille en France. Il n'établit ni même n'allègue avoir nouer des liens privés et familiaux d'une particulière intensité en France. A contrario, le requérant n'est pas dépourvu d'attaches familiales au Sénégal, pays dont il a la nationalité, alors que ses parents ainsi que son frère et sa sœur y résident. M. B n'établit pas qu'il serait isolé ou qu'il ne pourrait se réinsérer socialement et professionnellement dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de 24 ans. Dans ces conditions, le préfet du Nord n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris la décision attaquée et n'a, dès lors, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations doit être écarté. Il en va de même du moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences de la décision sur la situation personnelle du requérant.

8. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 27 septembre 2023 par laquelle le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour.

En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

9. En premier lieu, la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de laquelle la décision portant obligation de quitter le territoire français a été prise n'est pas, ainsi que cela a été exposé plus haut, entachée d'illégalité. Le moyen tiré, par la voie de l'exception, d'une telle illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.

10. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux évoqués au point 7, le préfet du Nord, en faisant obligation à M. B de quitter le territoire français, n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décision a été prise et n'a, par suite, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations doit être écarté. Il en va de même du moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences de la décision sur la situation personnelle du requérant.

11. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 27 septembre 2023 par laquelle le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français.

En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision fixant le pays de destination :

12. La décision portant obligation de quitter le territoire français sur le fondement de laquelle la décision fixant le pays de destination a été prise n'est pas, ainsi que cela a été exposé plus haut, entachée d'illégalité. Le moyen tiré, par la voie de l'exception, d'une telle illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.

13. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 27 septembre 2023 par laquelle le préfet du Nord a fixé son pays de destination.

En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

14. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français sur le fondement de laquelle la décision portant interdiction de retour sur le territoire français a été prise n'est pas, ainsi que cela a été exposé plus haut, entachée d'illégalité. Le moyen tiré, par la voie de l'exception, d'une telle illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.

15. En deuxième lieu, et pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision contestée sur la situation personnelle du requérant doivent être écartés.

16. En troisième et dernier lieu, aux termes des dispositions de l'article L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable au litige : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ". Aux termes des dispositions de l'article L.612-8 du même code : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. () ". Aux termes de l'article L.612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. /

Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".

17. En l'espèce, la présence de circonstances humanitaires faisant obstacle à l'édiction d'une interdiction de retour sur le territoire français, dont l'existence n'est au demeurant pas établie dans la mesure où le requérant se borne à invoquer cette circonstance sans pour autant assortir son argumentation des précisions permettant d'en apprécier le bienfondé, n'est pas de nature à exercer une influence sur la décision contestée dès lors que la présente interdiction de retour sur le territoire français a été édictée en application des dispositions de l'article L.612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précitées, sur le fondement d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Dans ces circonstances, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L.612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.

18. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 27 septembre 2023 par laquelle le préfet du Nord lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant un an.

19. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 27 septembre 2023, par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer le titre sollicité, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de revenir sur le territoire français. Par suite, les conclusions qu'il présente à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L.761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Danset-Vergotten et au préfet du Nord.

Délibéré après l'audience du 17 avril 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Féménia, présidente-rapporteure,

M. Bourgau, premier conseiller,

M. Horn, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 mai 2024.

La présidente-rapporteure,

Signé

J. FÉMÉNIA

L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,

Signé

T. BOURGAU

La greffière,

Signé

S. DEREUMAUX

La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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