mercredi 3 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2311450 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 25 décembre et 28 décembre 2023, M. A se disant M. G J demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler les décisions du 23 décembre 2023 par lesquelles le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français, ne lui a accordé au délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et l'a interdit de retour en France durant trois ans ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de procéder à un nouvel examen de sa situation ;
3°) d'enjoindre au même préfet de procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas établi que cette décision ait été signée par une autorité habilitée ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a été adoptée au terme d'une procédure irrégulière, son droit d'être entendu n'ayant pas été respecté, en méconnaissance de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; elle méconnaît sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- il n'est pas établi que cette décision ait été signée par une autorité habilitée ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale, par exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; elle méconnaît sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- il n'est pas établi que cette décision ait été signée par une autorité habilitée ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale, par exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; elle méconnaît sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour en France :
- il n'est pas établi que cette décision ait été signée par une autorité habilitée ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale, par exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français et de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; elle méconnaît sa situation personnelle ;
- l'annulation de cette décision doit entraîner, en application de l'article R. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'effacement du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
La requête a été communiquée au préfet du Nord, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Caustier en application de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Caustier, magistrat désigné ;
- les observations de Me Cherfi Tonis, représentant M. A se disant M. J, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens ;
- les observations de Me Salard, représentant le préfet du Nord, qui conclut au rejet de la requête ;
- les observations de M. A se disant M. J, assisté de M. H, interprète assermenté en langue farsi.
Considérant ce qui suit :
1. M. A se disant M. G J, ressortissant iranien né le 1er septembre 1995 à Khoran Abab, ou M. K, ressortissant américain né le 20 mai 1990, et déclarant être entré sur le territoire français à la fin du mois de novembre 2023, a été interpellé le 22 décembre 2023 à la suite d'un contrôle d'identité par les services de police de Lille. Par un arrêté du 23 décembre 2023, le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français, ne lui a accordé aucun délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et l'a interdit de retour en France durant trois ans. Par la présente requête, l'intéressé demande au tribunal d'annuler ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, par un arrêté du 20 septembre 2023, publié le jour même au recueil n° 253 des actes administratifs de l'Etat dans la préfecture du Nord, le préfet du Nord a donné délégation à Mme I F, cheffe du bureau de la lutte contre l'immigration irrégulière, à l'effet de signer, en particulier, les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté en litige manque en fait et doit, dès lors, être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté contesté, qui n'avait pas à mentionner l'ensemble des circonstances de fait composant la situation personnelle du requérant, énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles les décisions litigieuses sont fondées. Ces considérations sont suffisamment développées pour mettre l'intéressé en mesure d'en discuter utilement les motifs. Si le requérant soutient que la décision en litige ne fait mention ni de ses problèmes de santé ni du suivi médical dont il ferait l'objet à l'hôpital de Calais, il n'établit toutefois pas avoir porté ces éléments à la connaissance de l'administration ni, au surplus, le bien-fondé de ses allégations. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée manque en fait et doit, dès lors, être écarté.
4. En troisième lieu, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, s'adresse, non pas aux Etats membres, mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Ainsi, le moyen tiré de leur violation par une autorité d'un Etat membre est inopérant. Néanmoins, le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne, se définit comme celui de toute personne à faire connaître, de manière utile et effective, ses observations écrites ou orales au cours d'une procédure administrative, avant l'adoption de toute décision susceptible de lui faire grief. Toutefois, ce droit n'implique pas systématiquement l'obligation, pour l'administration, d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales. Enfin, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
5. Il ressort des pièces du dossier que, lors de son audition par les services de police le 22 décembre 2023, M. A se disant M. J a été interrogé sur son identité, sur sa profession, sur les raisons de son départ de son pays d'origine, sur son parcours, sur sa situation familiale ainsi que sur sa situation administrative en France. Il a également été informé de ce qu'il était susceptible de faire l'objet d'une décision l'obligeant à quitter le territoire français à destination de son pays d'origine, ou de tout autre pays où il serait légalement admissible, assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français. Il a été invité à présenter des observations sur les perspectives de son éloignement et a pu faire part de tout élément relatif à sa situation personnelle. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet du Nord aurait méconnu le droit du requérant d'être entendu doit être écarté.
6. En dernier lieu, le requérant soutient que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et qu'elle méconnaît sa situation personnelle dès lors, d'une part, qu'il se nomme en réalité M. K, qu'il est de nationalité américaine, qu'il souffre de problèmes de santé et qu'il fait l'objet d'un " suivi par l'hôpital de Calais ". Toutefois, il n'apporte aucun élément permettant d'établir le bien-fondé de ses allégations. Il ressort à l'inverse des pièces du dossier que le requérant a déclaré, lors de son audition organisée le 22 décembre 2023 par les services de police, se nommer M. G J, de nationalité iranienne, fils de M. B J et de Mme D J, avoir quitté l'Iran en 2015 pour " visiter " la Turquie et avoir " continué vers l'ouest ". Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que le requérant fait l'objet de plusieurs signalements au fichier automatisé des empreintes digitales (FAED), sous plusieurs identités - M. M, né le 1er janvier 1997, et M. L, né le 1er janvier 1996 - pour des faits de violence avec usage ou menace d'une arme sans incapacité signalés les 25 octobre 2021 et 15 juin 2023 et pour des faits de violence avec usage ou menace d'une arme sans incapacité, de menace réitérée de crime contre les personnes signalés les 15 juin 2021. Il a également fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, datée du 26 août 2021, ordonnée à l'encontre de M. L alias C E. Dans ces circonstances, les moyens précités soulevés par le requérant doivent être écarté.
7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
8. En premier lieu, les moyens tirés de l'incompétence de la signataire de l'arrêté contesté et du défaut de motivation de la décision attaquée doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux développés aux points 2 et 3.
9. En deuxième lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision attaquée portant obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire.
10. En dernier lieu, les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de la situation personnelle du requérant ne sont pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Ils doivent être écartés.
11. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
12. En premier lieu, les moyens tirés de l'incompétence de la signataire de l'arrêté contesté et du défaut de motivation de la décision attaquée doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux développés aux points 2 et 3.
13. En deuxième lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision attaquée portant obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision fixant le pays de destination.
14. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".
15. Ainsi qu'il a été dit, le requérant n'apporte aucun élément de nature à établir la réalité des problèmes de santé qu'il invoque. A fortiori, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'un défaut de prise en charge médicale entraînerait pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité ni qu'il ne pourrait bénéficier, le cas échéant, d'un traitement adapté à son état de santé en Iran. Dans ces circonstances, le moyen tiré de la méconnaissance des articles 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision fixant le pays de destination doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour en France durant trois ans :
17. En premier lieu, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté contesté doit être écarté pour les mêmes motifs retenus au point 2.
18. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ".
19. La décision par laquelle le préfet du Nord a fait interdiction au requérant de revenir sur le territoire français pendant trois ans atteste que l'ensemble des critères énoncés par les dispositions citées au point précédent, qui sont reprises dans leur intégralité, a été pris en compte. Le moyen tiré du défaut de motivation doit, dans ces circonstances, être écarté.
20. En troisième lieu, le requérant, qui a déclaré être célibataire sans charge de famille, ne justifie pas d'une insertion ni d'attaches particulièrement stables ou intenses sur le territoire français, où il déclare être entré à une date récente. Il est constant qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et la consultation du FAED révèle qu'il est connu des autorités sous plusieurs identités et que plusieurs signalements ont été enregistrés pour des faits de violence avec usage ou menace d'une arme sans incapacité et de menace réitérée de crime contre les personnes, signalés en 2021 et en 2023. Dans ces circonstances, le préfet du Nord n'a pas commis d'erreur d'appréciation dans l'application des dispositions citées au point 18 en interdisant à l'intéressé de revenir sur le territoire français pour une durée de trois ans.
21. En quatrième lieu, à les supposer distincts du moyen écarté au point précédent, les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de la situation personnelle du requérant ne sont pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.
22. En dernier lieu, faute d'illégalité entachant les décisions portant obligation de quitter le territoire français et refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de ces décisions à l'appui des conclusions dirigées contre l'interdiction de retour sur le territoire français ne peut qu'être écarté.
23. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision l'interdisant de revenir sur le territoire français durant trois ans.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
24. Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté attaqué, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A se disant M. G J et au préfet du Nord.
Prononcé à l'audience publique le 3 janvier 2023.
Le magistrat désigné,
Signé,
G. CAUSTIERLa greffière,
Signé,
N. BELHARRET
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026