mercredi 2 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2400323 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | RIVIERE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 10 janvier 2024 et le 15 avril 2024, M. E B, représenté par Me Rivière, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 28 juillet 2023 par lequel le préfet du Nord lui a retiré son titre de séjour portant la mention " étudiant ", l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui restituer son titre de séjour ou, à défaut, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant " en toute hypothèse sous astreinte de 155 euros par jour de retard ;
3°) subsidiairement d'enjoindre au préfet du Nord de procéder à un nouvel examen de sa demande et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Rivière, son avocat, de la somme de 1 800 euros, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant retrait de son titre de séjour :
- il n'est pas établi que cette décision aurait été signée par une autorité habilitée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure, faute d'avoir été précédée d'une procédure contradictoire telle que prévue par les articles L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, l'arrêté en litige ayant été pris avant l'expiration du délai de dix jours imparti pour présenter des observations et le courrier l'invitant à présenter des observations ne lui étant pas parvenu alors même qu'il n'a pas changé d'adresse ;
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation, dès lors que la fraude ne peut être un motif de retrait de titre de séjour et que son comportement ne représente pas une menace pour l'ordre public ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas établi que cette décision aurait été signée par une autorité habilitée ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a été adoptée sans examen particulier de sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours :
- il n'est pas établi que cette décision aurait été signée par une autorité habilitée ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-1 à L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce qu'il aurait dû bénéficier d'un délai de départ volontaire supérieur à trente jours ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- il n'est pas établi que cette décision aurait été signée par une autorité habilitée ;
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er mars 2024, le préfet du Nord, représenté par Me Rannou, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 octobre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Fougères a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant guinéen né le 20 août 2002 à N'Zerekore (Guinée) et entré irrégulièrement sur le territoire français en 2018, a bénéficié d'un placement auprès de l'aide sociale à l'enfance par un jugement du juge des enfants D du 19 novembre 2018. Au vu notamment d'un contrat d'apprentissage conclu le 15 décembre 2022, il a obtenu un titre de séjour portant la mention " étudiant ", valable du 5 mai 2023 au 4 mai 2024. Par un arrêté du 28 juillet 2023, le préfet du Nord lui a retiré ce titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions attaquées :
2. Par un arrêté du 22 juin 2023, publié le même jour au recueil n° 155 des actes administratifs de l'État dans le département du Nord, le préfet du Nord a donné délégation à M. F C, sous-préfet de Valenciennes, signataire de l'arrêté contesté, à l'effet de signer, notamment, les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions en litige doit être écarté.
En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision portant retrait du titre de séjour :
3. En premier lieu, l'arrêté contesté, qui n'avait pas à reprendre l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle de M. B, énonce l'ensemble des considérations de droit et de fait sur lesquelles sont fondées les décisions qu'il comporte, de manière suffisamment circonstanciée pour, d'une part, mettre l'intéressé en mesure d'en discuter utilement les motifs et, d'autre part, permettre au juge d'exercer son contrôle en pleine connaissance de cause. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision portant retrait de titre de séjour doit être écarté.
4. En deuxième lieu, l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable à la date de la décision attaquée, dispose : " Si l'étranger cesse de remplir l'une des conditions exigées pour la délivrance de la carte de séjour dont il est titulaire, fait obstacle aux contrôles ou ne défère pas aux convocations, la carte de séjour peut lui être retirée par une décision motivée. La décision de retrait ne peut intervenir qu'après que l'intéressé a été mis à même de présenter ses observations dans les conditions prévues aux articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration.
() ". Le respect du caractère contradictoire de la procédure prévue par l'article L. 122-1 constitue une garantie pour la personne au profit de laquelle la décision dont l'administration envisage le retrait ou l'abrogation a créé des droits.
5. Il ressort des pièces du dossier que, par courrier du 20 juillet 2023, envoyé par lettre recommandée avec accusé de réception au " 2 rue du Berry chez EPDSAE à Marly ", adresse que M. B avait déclarée à l'administration, le préfet du Nord a informé le requérant de son intention de retirer le titre de séjour qui lui avait été délivré, l'invitant à présenter ses observations dans un délai de dix jours à compter de la réception de cette correspondance. Ce pli a été retourné dès le 24 juillet 2023 et reçu le 25 juillet 2023 par les services de la préfecture, avec la mention " destinataire inconnu à l'adresse ", le facteur n'ayant pu le distribuer en raison d'une boîte aux lettres non identifiable. Alors qu'il n'est pas contesté qu'il s'agissait de la bonne adresse, M. B ne justifie pas que son nom figurait sur l'une des boîtes aux lettres de sa résidence et ne rapporte pas la preuve, par les pièces qu'il produit, d'une erreur des services postaux. Dès lors que ce pli n'a pas été distribué à son destinataire, le préfet du Nord, après avoir constaté l'impossibilité pour les services postaux de notifier le courrier du 20 juillet 2023, était fondé à prendre l'arrêté attaqué dès le 28 juillet 2023. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.
6. En troisième lieu, l'article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration dispose : " Par dérogation aux dispositions du présent titre, un acte administratif unilatéral obtenu par fraude peut être à tout moment abrogé ou retiré. "
7. Il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué que, pour retirer le titre de séjour précédemment accordé à M. B, le préfet du Nord a retenu que ce dernier avait usé d'une fausse identité en vue d'obtenir le titre de séjour en litige, de sorte que la fraude commise justifiait le retrait du titre indûment accordé.
8. Il ressort des pièces du dossier que M. B, après avoir bénéficié d'un placement auprès de l'aide sociale à l'enfance de l'Eure par jugement du juge des enfants D du 19 novembre 2018, sous l'identité de E B, né le 20 août 2002, a quitté ce département pour le Nord et a bénéficié d'un nouveau placement auprès de l'aide sociale à l'enfance par jugement du juge des enfants de A du 9 novembre 2021, sous l'identité de Junior B, né le 20 septembre 2004, avant de solliciter et d'obtenir, au vu de ses bons résultats scolaires et de l'obtention d'un contrat d'apprentissage sous cette même identité, un titre de séjour portant la mention " étudiant " valable du 5 mai 2023 au 4 mai 2024. Dès lors, d'une part, que M. B ne conteste pas avoir utilisé une fausse identité pour bénéficier d'un nouveau placement auprès de l'aide sociale à l'enfance alors qu'il était en réalité majeur, puis à fin d'obtenir un titre de séjour alors que l'extrait d'acte de naissance qu'il produit au soutien de sa requête confirme que la seconde identité qu'il a utilisée était fausse, et d'autre part, qu'il avait rompu dès le 13 avril 2023 son contrat d'apprentissage ne justifiant plus poursuivre des études à la date de la décision attaquée, sans qu'importe la circonstance que M. B ne constituerait pas une menace à l'ordre public, le préfet du Nord était fondé à retirer à l'intéresséson titre de séjour.
9. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. Il ressort des pièces du dossier que M. E B est arrivé de manière irrégulière en France, au cours de l'année 2018, et a bénéficié de placements auprès de l'aide sociale à l'enfance du département de l'Eure le 19 novembre 2018, puis sous l'identité de Junior B né le 20 septembre 2004, auprès de l'aide sociale à l'enfance du département du Nord le 9 novembre 2021. Célibataire sans enfant, il ne justifie d'aucun lien d'une particulière intensité sur le territoire national, tandis qu'il n'est pas dépourvu de famille en Guinée, où demeurent ses parents, son frère et sa sœur. S'il a obtenu un certificat d'aptitude professionnelle " monteur en installations techniques " le 6 juillet 2020, le contrat d'apprentissage qu'il a conclu le 15 décembre 2022 avec la société Deprecq SAS, en vue d'obtenir un baccalauréat professionnel de technicien en chaudronnerie industrielle a été rompu d'un commun accord le 13 avril 2023. Il ne justifie par conséquent d'aucune insertion particulière à la date de la décision contestée et il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il ne pourrait se réinsérer dans son pays d'origine. Dans ces circonstances, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté en litige porterait à son droit au respect de sa vie privée une atteinte disproportionnée aux buts d'intérêt public en vue desquels il a été pris. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
11. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision du préfet du Nord retirant à M. B son titre de séjour doivent être rejetées.
En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision portant retrait du titre de séjour :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision lui retirant son titre de séjour à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
13. En deuxième lieu, l'arrêté contesté énonce l'ensemble des considérations de droit et de fait sur lesquelles sont fondées les décisions qu'il comporte, de manière suffisamment circonstanciée pour, d'une part, mettre l'intéressé en mesure d'en discuter utilement les motifs et, d'autre part, permettre au juge d'exercer son contrôle en pleine connaissance de cause. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
14. En troisième lieu, il ressort de l'arrêté contesté que le préfet du Nord a procédé à un examen particulier de la situation du requérant.
15. En dernier lieu, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point 10.
16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. B tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.
En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision fixant le délai de départ volontaire :
17. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision fixant le délai de départ volontaire.
18. En deuxième lieu, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point 13.
19. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. "
20. Compte tenu tant de la situation personnelle de M. B décrite au point 10, et notamment de la rupture de son contrat d'apprentissage de sorte qu'il n'était plus inséré professionnellement ni scolarisé au moment de la décision attaquée, et de la fraude commise concernant son identité, le préfet a pu, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, accorder au requérant un délai de départ volontaire de trente jours.
21. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision lui accordant un délai de départ volontaire de trente jours.
En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision fixant le pays de destination :
22. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision fixant le pays de destination.
23. Par suite, les conclusions du requérant tendant à l'annulation de la décision fixant le pays de destination doivent être rejetées.
24. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles à fin d'injonction et d'application au profit de son conseil des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E B, à Me Eurielle Rivière et au préfet du Nord.
Copie en sera adressée pour information au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 11 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Cotte, président,
M. Fougères, premier conseiller,
M. Goujon, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 octobre 2024.
Le rapporteur,
signé
V.Fougères
Le président,
signé
O. Cotte La greffière,
signé
B. Deltour
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026