lundi 9 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2400326 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | FOURDAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 janvier 2024, Mme A B, représentée par Me Fourdan, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 20 octobre 2023 par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et lui a fait interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour l'autorisant à travailler sous astreinte de 150 euros par jour de retard dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet du Nord de procéder à un nouvel examen de sa situation, sous astreinte de 150 euros par jour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'arrêté dans son ensemble est insuffisamment motivé ;
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle méconnaît les dispositions des b) et e) de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le préfet a méconnu l'article R. 5221-17 du code du travail en ne statuant pas sur la demande d'autorisation de travail relative au contrat établi par son employeur ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que celles du paragraphe 1er de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
- elle est illégale à raison de l'illégalité de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que celles du paragraphe 1er de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision portant délai de départ volontaire de trente jours :
- elle est illégale à raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale à raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale à raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-8 et celles de l'articles L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que celles du paragraphe 1er de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 mars 2024, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens invoqués par Mme B n'est fondé.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 11 décembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- la convention internationale des droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Cotte,
- et les observations de Me Fourdan pour Mme B.
Une note en délibéré, présentée pour Mme B, a été enregistrée le 19 novembre 2024.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante algérienne née le 20 mai 1998 à Bordj Bou Arreridj (Algérie), est entrée en France le 24 septembre 2021, sous couvert d'un visa de long séjour portant la mention " étudiant ", délivré par les autorités consulaires françaises, valable du 8 septembre 2021 au 7 décembre 2021. Elle a par la suite été mise en possession d'un certificat de résident algérien portant la mention " étudiant " valable du 8 décembre 2021 au 7 décembre 2022. Elle a présenté le 23 février 2023 une demande tendant à la délivrance d'un certificat de résidence algérien portant la mention " salarié / travailleur temporaire ". Par un arrêté du 20 octobre 2023, le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et lui a fait interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal l'annulation de cette décision.
Sur le moyen commun aux décisions portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français, accordant un délai de départ volontaire et fixant le pays de destination :
2. L'arrêté litigieux, qui n'avait pas à reprendre tous les éléments de la situation personnelle de Mme B, vise les textes dont il fait application et mentionne les éléments factuels qui en constituent le fondement. Dès lors que la demande avait pour objet la délivrance d'un certificat de résidence algérien " salarié / travailleur temporaire ", la circonstance que le préfet du Nord n'ait pas mentionné la grossesse de l'intéressée, dont au demeurant il n'avait pas été informé, est sans incidence sur la régularité de la décision. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision doit être écarté.
Sur les autres moyens dirigés contre la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de Mme B. La circonstance que le préfet a précisé à tort que l'intéressée n'apportait aucun élément démontrant que son employeur avait engagé des démarches afin d'obtenir une autorisation de travail n'est pas de nature à caractériser un examen défaillant de la demande de titre de séjour, dès lors qu'il a auparavant précisé que Mme B ne justifiait pas être en possession d'une telle autorisation. La requérante ne peut utilement se prévaloir, pour démontrer une erreur de droit, des équivalences qu'elle a passées pour obtenir le titre de docteur en pharmacie en mars 2024, soit postérieurement à la décision attaquée, pas plus que de la naissance de sa fille dont le préfet n'a pas été informé. Enfin, Mme B ayant rempli une demande de délivrance d'un certificat de résidence au titre de l'immigration professionnelle, le fait que le préfet ait répondu sur le seul fondement du b) de l'article 7 de l'accord franco-algérien relatif au titre salarié et non sur le e) relatif au titre de travailleur temporaire n'est pas de nature à entacher la décision d'illégalité, dès lors, d'une part, que Mme B a produit, à l'appui de sa demande, un contrat à durée déterminée conclu le 9 juin 2022 pour une durée initiale de près de sept mois et renouvelé deux fois jusqu'au 8 décembre 2023 qui n'était pas de nature à caractériser un travail temporaire, et, d'autre part, que les titres " salarié " et " travailleur temporaire " sont tous deux soumis à l'exigence de détenir une autorisation préalable de travail.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les dispositions du présent article et celles de l'article 7 bis fixent les conditions de délivrance du certificat de résident aux ressortissants algériens autres que ceux visés à l'article 6 nouveau, ainsi qu'à ceux qui s'établissent en France après la signature du premier avenant à l'accord () / b) Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes professions et toutes régions, renouvelable et portant la mention " salarié " : cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française ; () / e) Les ressortissants algériens autorisés à exercer à titre temporaire, en application de la législation française, une activité salariée chez un employeur déterminé, reçoivent un certificat de résidence portant la mention " travailleur temporaire ", faisant référence à l'autorisation provisoire de travail dont ils bénéficient et de même durée de validité ; ".
5. Pour refuser à Mme B la délivrance du certificat de résidence algérien mention " salarié / travailleur temporaire ", le préfet du Nord s'est fondé sur la circonstance que l'intéressée ne présentait pas l'autorisation de travail prévue par les stipulations de l'article 7 de l'accord franco-algérien. Il résulte de l'instruction que Mme B a conclu un contrat de travail à durée déterminée avec la " Grande pharmacie de Lille ", en vue d'occuper un poste de conditionneuse du 9 juin au 31 décembre 2022, renouvelé deux fois, jusqu'au 30 juin 2023 puis jusqu'au 8 décembre 2023 et que son employeur a demandé à trois reprises sans succès une autorisation de travail. Par suite, Mme B n'était pas titulaire de l'autorisation de travail requise par l'article 7 de l'accord franco-algérien et le préfet du Nord pouvait rejeter la demande pour ce motif.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir d'ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
7. Si Mme B se prévaut d'une présence continue sur le territoire français depuis le 24 septembre 2021, de son concubinage avec M. C et de la naissance de leur fille le 11 juillet 2023 à Lille, il ressort des pièces du dossier que son concubin n'était plus en situation régulière depuis le 9 avril 2020. Les circonstances que, depuis lors, il a obtenu un titre de séjour d'un an valable jusqu'au 20 août 2025 et qu'elle-même poursuit des études pour obtenir un diplôme de préparateur-technicien en pharmacie dans le cadre d'un contrat d'apprentissage et a jusqu'à présent obtenu des excellentes notes sont sans incidence sur la décision attaquée dès lors que M. C a obtenu un récépissé le 23 juillet 2024 et que Mme B a débuté sa formation le 29 août 2024, soit postérieurement à l'arrêté en litige. Le couple étant de même nationalité, la vie familiale pourrait se poursuivre en Algérie. En outre, Mme B ne soutient ni même n'allègue qu'elle ne pourrait se réinsérer professionnellement ou socialement en Algérie où elle a obtenu un diplôme de docteure en pharmacie. Elle ne justifie non plus qu'elle se retrouverait en situation d'isolement, ni qu'elle serait dépourvue d'attaches privées et familiales en Algérie, pays dans lequel elle a vécu jusqu'à l'âge de vingt-trois ans et où résident encore ses parents. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
8. En dernier lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
9. La décision attaquée n'ayant ni pour objet ni pour effet de séparer Mme B de son enfant, le moyen tiré de la méconnaissance du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
10. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour.
Sur les autres moyens soulevés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point précédent que le moyen tiré de l'illégalité, par voie d'exception, de la décision portant refus de séjour doit être écarté.
12. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux retenus aux points 7 et 9, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et celles de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être écartés.
13. Il résulte de qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Sur le moyen unique soulevé contre la décision accordant un délai de départ volontaire de trente jours :
14. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
Sur le moyen unique soulevé contre la décision fixant le pays de destination :
15. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire doit être écarté.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
16. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ". Il résulte de ces dispositions combinées que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux.
17. Si Mme B ne constitue pas une menace pour l'ordre public et n'a pas fait l'objet en France d'une précédente mesure d'éloignement, elle n'est présente en France que depuis deux ans et ne dispose d'aucune attache familiale sur le territoire, à l'exception de son compagnon en situation irrégulière à la date de la décision attaquée et de sa fille âgée de quelques mois. Par suite, en édictant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire durant une année, le préfet du Nord n'a pas méconnu les dispositions précitées.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
18. Le présent jugement n'impliquant aucune mesure d'exécution, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte de Mme B ne peuvent être accueillies.
Sur les conclusions au titre des frais exposés et non compris dans les dépens :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qui soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante, une somme demandée par Mme B et son conseil au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à Me Fourdan et au préfet du Nord.
Copie pour information en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 18 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Cotte, président,
- M. Fougères, premier conseiller,
- M. Goujon, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 décembre 2024.
L'assesseur le plus ancien,
signé
V. FougèresLe président-rapporteur,
signé
O. Cotte
La greffière,
signé
C. Lejeune
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026