LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2401491

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2401491

mardi 4 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2401491
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLUTRAN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 février 2024, M. A C B, représenté par Me Lutran, demande au juge des référés :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) statuant sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, d'ordonner la liquidation, d'une part, de l'astreinte prononcée par l'ordonnance n° 2400446 du 9 janvier 2024 du juge des référés du tribunal administratif de Lille, pour la période allant du 23 janvier 2024 au 6 février 2024, à hauteur de 1 300 euros, ainsi que, d'autre part, de celle prononcée par l'ordonnance n° 2400897 du 5 février 2024, pour la période allant du 6 février 2024 jusqu'à l'intervention de l'ordonnance à intervenir ;

3°) statuant sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, de modifier l'astreinte assortissant l'injonction prescrite par l'ordonnance n° 2400446 du 19 janvier 2024, d'abord prononcée au taux de 100 euros puis majorée au taux de 300 euros, en la portant désormais à 800 euros par jours de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'ordonnance n° 2400446 du 19 janvier 2024 du juge des référés du tribunal administratif de Lille, prescrivant au préfet du Nord d'enregistrer sa demande d'asile et de lui remettre l'attestation d'asile correspondante ainsi que le formulaire de demande d'asile, dans un délai de trois jours à compter de la notification de cette ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, n'a pas été exécutée, non plus que l'ordonnance n° 2400897 du 5 février 2024, portant au taux de 300 euros par jour de retard l'astreinte assortissant cette injonction ;

- l'inexécution de ces deux ordonnances constitue un élément nouveau au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative.

La requête a été communiquée au préfet du Nord qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu :

- l'ordonnance n° 2400446 du 19 janvier 2024 du juge des référés du tribunal administratif de Lille ;

- l'ordonnance n° 2400897 du 5 février 2024 du juge des référés du tribunal administratif de Lille ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Robbe, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 19 février 2024 à 15h30, en présence de M. Potet, greffier, M. Robbe, juge des référés, a lu son rapport et entendu Me Lutran, représentant M. B, qui reprend les conclusions et moyens de la requête.

Le préfet du Nord n'était ni présent, ni représenté.

Les parties ont été informées, par une lettre du 21 février 2024, que la clôture de l'instruction était différée au 22 février 2024 à 16h00.

Par un nouveau mémoire, enregistré le 20 février 2024, M. B, représenté par Me Lutran, déclare que l'ordonnance n° 2400446 du 19 janvier 2024 n'a toujours pas été exécutée, dès lors que sa demande d'asile a été enregistrée le 19 février 2024 en " procédure Dublin " et que le formulaire de demande d'asile ne lui a pas été remis, et maintient ses conclusions présentées au titre de l'article L. 521-4 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Par son ordonnance n° 2400446 du 19 janvier 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Lille a, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, ordonné au préfet du Nord d'enregistrer la demande d'asile de M. B, ressortissant bangladais né le 3 avril 1987, et de lui remettre l'attestation de demande d'asile correspondante ainsi que le formulaire de demande d'asile, dans un délai de trois jours à compter de la notification de cette ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, au motif qu'en refusant d'enregistrer la demande d'asile de M. B dans le délai légal de trois jours suivant le dépôt de cette demande, le préfet du Nord a maintenu l'intéressé dans une situation matérielle précaire et a porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit pour ce dernier de solliciter l'asile. Par son ordonnance n° 2400897 du 5 février 2024, le juge des référés du même tribunal, saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, constatant que le rendez-vous initialement fixé au 19 février 2024 pour l'enregistrement de la demande d'asile de M. B n'a pas été avancé, en a déduit que le préfet du Nord n'a pas procédé à l'exécution de l'ordonnance n° 2400446 du 19 janvier 2024 et a, en conséquence, majoré le montant de l'astreinte fixée par cette ordonnance à la somme de 300 euros par jour de retard. Par la présente requête, M. B demande au juge des référés, en premier lieu statuant sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, d'ordonner la liquidation, d'une part, de l'astreinte prononcée par l'ordonnance n° 2400446 du 9 janvier 2024 du juge des référés du tribunal administratif de Lille, pour la période allant du 23 janvier 2024 au 6 février 2024, à hauteur de 1 300 euros, ainsi que, d'autre part, de celle prononcée par l'ordonnance n° 2400897 du 5 février 2024, pour la période allant du 6 février 2024 jusqu'à l'intervention de l'ordonnance à intervenir, et, en second lieu, statuant sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, de modifier l'astreinte assortissant l'injonction prescrite par l'ordonnance n° 2400446 du 19 janvier 2024 en la portant à 800 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. () ". Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu, en raison de l'urgence qui s'attache au règlement du présent litige, d'admettre M. B, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions tendant, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, à la modification des mesures précédemment prescrites :

3. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". Aux termes de l'article L. 521-4 du même code : " Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin ".

4. Si l'exécution d'une ordonnance prise par le juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, peut être recherchée dans les conditions définies par le livre IX du même code, et en particulier les articles L. 911-4 et L. 911-5, la personne intéressée peut également demander au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-4 du même code, d'assurer l'exécution des mesures ordonnées demeurées sans effet par de nouvelles injonctions et une astreinte.

5. Lorsqu'une personne demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, d'assurer par de nouvelles injonctions et une astreinte l'exécution de mesures ordonnées par le juge des référés et demeurées sans effet, il appartient à cette personne de soumettre au juge des référés tout élément de nature à établir l'absence d'exécution, totale ou partielle, des mesures précédemment ordonnées et à l'administration, si la demande lui est communiquée en défense et si elle entend contester le défaut d'exécution, de produire tout élément en sens contraire, avant que le juge des référés se prononce au vu de cette instruction.

6. En l'espèce, la demande d'asile de M. B a été enregistrée selon la procédure accélérée prévue à l'article L. 531-24 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile le 19 février 2024, date à laquelle il a été muni d'une attestation de demande d'asile portant la mention " procédure Dublin ". Dans ces conditions, et l'ordonnance n° 2400446 du 19 janvier 2024 n'ayant pas expressément ordonné l'enregistrement de la demande d'asile de M. B selon la procédure normale, cette ordonnance du 19 janvier 2024 ne peut pas être regardée comme inexécutée à la date de la présente ordonnance. Par suite, il n'y a pas lieu de majorer le montant de l'astreinte assortissant cette injonction.

Sur les conclusions tendant, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, à la liquidation d'astreintes :

7. Aux termes de l'article L. 911-6 du code de justice administrative : " L'astreinte est provisoire ou définitive. Elle doit être considérée comme provisoire à moins que la juridiction n'ait précisé son caractère définitif. Elle est indépendante des dommages et intérêts ". Aux termes de son article L. 911-7 : " En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. / Sauf s'il est établi que l'inexécution de la décision provient d'un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l'astreinte définitive lors de sa liquidation. / Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée ".

8. L'astreinte a pour finalité de contraindre la personne qui s'y refuse à exécuter les obligations qui lui ont été assignées par une décision de justice. Sa liquidation a pour objet de tirer les conséquences du refus ou du retard mis à exécuter ces obligations. Il appartient au juge qui a assorti d'une astreinte l'injonction faite à l'une des parties, de statuer sur les conclusions tendant à ce que cette astreinte soit liquidée. Il peut alors procéder à cette liquidation s'il constate que les mesures qu'il avait prescrites n'ont pas été exécutées ou l'ont été tardivement. Il peut la modérer ou la supprimer compte tenu notamment des diligences accomplies par les parties en vue de procéder à l'exécution de la chose ordonnée, sans toutefois pouvoir remettre en cause les mesures décidées par le dispositif de la décision juridictionnelle dont l'exécution est demandée. Toutefois, si l'administration justifie avoir adopté, en lieu et place des mesures provisoires ordonnées par le juge des référés, des mesures au moins équivalentes à celles qu'il lui a été enjoint de prendre, le juge de l'exécution peut, compte tenu des diligences ainsi accomplies, constater que l'ordonnance du juge des référés a été exécutée.

9. Ainsi qu'il a été indiqué au point 6, la demande d'asile de M. B n'a été enregistrée que le 19 février 2024, en dépit de l'injonction faite au préfet du Nord d'y procéder dans un délai de trois jours à compter de la notification de l'ordonnance n° 2400446 du 19 janvier 2024, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, dont le montant a été majoré à 300 euros à compter de l'expiration d'un délai de vingt-quatre heures suivant la notification de l'ordonnance n° 2400897 du 5 février 2024. Chacune de ces ordonnances a été notifiée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et copies ont été adressées au préfet du Nord respectivement le 19 janvier 2024 et le 5 février 2024. Il y a lieu, dès lors, de procéder, au bénéfice de M. B, à la liquidation de l'astreinte assortissant cette injonction pour la période commençant à compter du 23 janvier 2024 et courant jusqu'au 6 février 2024, au taux de 100 euros par jour de retard fixé par l'ordonnance n° 2400446 du 19 février 2024, puis pour la période commençant à compter du 6 février 2024 et courant jusqu'au 19 février 2024, au taux de 300 euros par jour de retard fixé par l'ordonnance n° 2400897 du 5 février 2024. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de modérer le montant total dû, qui doit ainsi être fixé à 4 450 euros. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de modérer le montant total dû, qui doit ainsi être fixé à 5 000 euros.

Sur les frais du litige :

10. M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Lutran, avocate de M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Lutran de la somme de 800 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. B par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 800 euros sera versée à M. B.

O R D O N N E :

Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : L'Etat est condamné à verser à M. B une somme de 5 000 euros au titre de la liquidation de l'astreinte fixée par l'ordonnance n° 2400446 du 19 janvier 2024 et telle que majorée par l'ordonnance n° 2400897 du 5 février 2024, pour les périodes allant du 23 janvier 2024 au 6 février 2024 et du 7 février 2024 au 19 février 2024.

Article 3 : L'Etat versera la somme de 800 euros au titre de frais d'instance dans les conditions mentionnées au point 10.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C B, à Me Lutran et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Une copie sera adressée pour information au préfet du Nord et par application de l'article R. 921-7 du code de justice administrative, au ministère public près la Cour des comptes.

Fait à Lille, le 4 juin 2024.

Le juge des référés,

Signé,

J. ROBBE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions