mercredi 13 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2402194 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | ASSAGA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 février 2024, M. D E, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 28 février 2024 par lesquelles le préfet de la Somme l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé la Tunisie comme pays de destination de la mesure d'éloignement et a interdit son retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
2°) et d'enjoindre au préfet de lui délivrer, sans délai, une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 152.45 euros par jour de retard.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle a été édictée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a méconnu son droit d'être entendu ;
- elle est empreinte d'erreurs de fait puisqu'il a entamé des démarches en vue de la régularisation de sa situation et disposait d'un logement stable ;
- elle contrevient aux dispositions des articles L. 435-3 et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- et elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :
- elle a été édictée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est fondée sur une obligation de quitter le territoire français qui est elle-même irrégulière ;
- et elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de son comportement, lequel ne constitue pas une menace pour l'ordre public.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle a été édictée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est fondée sur une obligation de quitter le territoire français qui est elle-même irrégulière ;
- et elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle a été édictée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est fondée sur une obligation de quitter le territoire français qui est elle-même irrégulière ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
La requête a été communiquée au préfet de la Somme qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales amendée, signée à Rome le 4 novembre 1950 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Larue en application de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Larue, magistrat désigné ;
- les observations de Me Assaga, représentant M. E, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens ;
- et les observations de M. E, assisté de Mme C B, interprète assermentée en langue arabe, qui a répondu aux questions qui lui ont été posées ;
- le préfet de la Somme n'étant ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, ressortissant tunisien né le 26 janvier 2006, déclare être entré irrégulièrement en France en 2022. Il a été interpellé et placé en garde à vue, le 27 février 2024, pour des faits de violences avec arme commises le 24 janvier 2024 à Amiens. Et il a fait l'objet, le lendemain de son interpellation, d'une obligation de quitter, sans délai, le territoire français à destination de la Tunisie assortie d'une interdiction de retour sur le sol français d'une durée de deux ans. Par la présente requête, M. E demande au Tribunal d'annuler ces décisions.
En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions attaquées :
2. En premier lieu, par un arrêté n° 80-2024-01-15-00002 du 15 janvier 2024, publié le même jour au recueil spécial n° 2024-012 des actes administratifs de l'État dans la préfecture, le préfet de la Somme a donné délégation à M. Emmanuel Moulard, secrétaire général de la préfecture, à l'effet de signer, notamment, les décisions attaquées. Par suite, les moyens tirés de l'incompétence du signataire des décisions querellées manquent en fait et doivent donc être écartés.
3. En deuxième lieu, le préfet de la Somme énonce avec suffisamment de précisions les considérations de fait et de droit sur lesquelles il fonde ses décisions. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisante motivation des décisions attaquées ne peuvent être accueillis.
4. En dernier lieu, M. E soutient que les décisions attaquées, à l'exception de la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, sont empreintes d'erreurs manifestes dans l'appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle, au motif qu'il ne constituerait pas une menace pour l'ordre public, qu'il est entré en France mineur, a été pris en charge par l'aide social à l'enfance, serait suivi dans le cadre d'un contrat jeune majeur et aurait entamé des démarches en vue de sa régularisation. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, confirmées par les déclarations du requérant à l'audience, tout d'abord, que ce dernier, qui ne séjourne en France que depuis un an et cinq mois et dont toute la famille réside en Tunisie, a seulement sollicité un contrat jeune majeur en octobre 2023, dont il n'est pas établi qu'il l'ait obtenu ; ensuite, n'est plus hébergé, depuis le 29 février 2024, par l'association qui le suivait et a été renvoyé de son lycée pour absentéisme et, enfin, s'ancre depuis le mois de juin 2023 dans la délinquance, ainsi que l'atteste ses antécédents judiciaires, le contrôle judiciaire dont il fait l'objet et les derniers faits à l'origine de son placement en garde à vue. Il n'est donc pas fondé que le préfet de la Somme, en l'obligeant à quitter le territoire français à destination de la Tunisie et en interdisant son retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de ces décisions sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, M. E se borne à soutenir que son droit d'être entendu aurait été méconnu. Toutefois, il ne se prévaut à l'audience ou dans son recours, d'aucun élément qu'il n'aurait pas été en mesure de faire valoir au cours de son audition par les services de police et qui aurait été de nature à modifier le sens de la décision attaquée. Ce moyen doit donc être écarté.
6. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, ainsi que se borne à l'affirmer le requérant, qu'il aurait disposé d'un logement stable, ce que suffit à établir le fait, bien que postérieure à la décision attaquée, qu'il n'y est plus hébergé depuis le 29 février 2024, ou entamé des démarches en vue de la régularisation de sa situation administrative. Il suit de là que M. E n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Somme aurait, pour ces motifs, entaché la décision attaquée d'erreurs de fait.
7. En troisième lieu, d'une part, il résulte de la combinaison, d'une part, des articles L. 411-1, L. 611-1, L. 611-3 et L. 435-3 du même code, d'autre part, de l'article R. 431-5, qu'un étranger mineur entré irrégulièrement en France doit, pour se conformer à l'obligation de possession d'un titre de séjour qui pèse sur lui à compter du jour où il devient majeur, solliciter un tel titre dans les deux mois qui suivent son dix-huitième anniversaire. Il ne peut donc faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sur le fondement du 1° du I de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que s'il s'est abstenu de solliciter un titre pendant cette période. Or, en l'espèce, M. E est né le 26 janvier 2006 et a été pris en charge à l'aide sociale à l'enfance en septembre 2022, à l'âge de 16 ans et demi. Ainsi le délai de deux mois dont il disposait à compter de sa majorité pour solliciter un titre de séjour en application des dispositions de l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'expirait que le 26 mars 2024. Il suit de là que le préfet de la Somme ne pouvait pas légalement, avant l'expiration de ce délai, prendre à l'encontre de M. E une obligation de quitter le territoire français fondée, comme c'est le cas en l'espèce puisqu'il s'agit du seul fondement de droit mentionné dans l'arrêté attaqué, sur les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. Toutefois, d'autre part, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.
9. En l'espèce, le fichier du traitement des antécédents judiciaires de M. E mentionne, des interpellations et auditions, le 14 juin 2023, pour des faits de transport non autorisé de stupéfiants, le 2 septembre 2023, pour des faits de vol par effraction dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt et des menaces réitérées de délit contre les personnes, le 15 septembre 2023 pour des faits de recel de bien provenant d'un vol par effraction commis le 5 septembre 2023 dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt et le 1er octobre 2023 pour des faits de violence avec usage d'une arme suivie d'une incapacité supérieure à 8 jours. En outre, la demande de contrat de jeune majeur qu'il produit mentionne que : " il a commis plusieurs délits et a été jugé en pénale, il est sous contrôle judiciaire avec plusieurs injonctions de la juge des enfants ". A M. E, qui a été renvoyé de son lycée pour absentéisme, a été placé en garde à vue, le 27 février 2024, pour des faits de violences avec arme datant du 24 janvier 2024 qu'il admet avoir commis, à l'occasion d'une bagarre avec l'un de ses amis, à ceci près qu'il indique avoir frappé ce dernier, qui aurait été muni d'un marteau, avec un poing américain et non avec un cutter, comme le déclare son ami et comme le semble le confirmer les blessures de ce dernier. Il suit de là que le comportement de M. E constitue une menace pour l'ordre public et que l'obligation de quitter le territoire français attaquée aurait pu être fondée, sans que ce dernier soit privé de la moindre garantie, sur le fondement des dispositions du 5° de l'article L. 611-1 du code de justice administrative. Il y a donc lieu de procéder à cette substitution de base légale.
10. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
11. En l'espèce, M. E déclare être entré irrégulièrement en France en septembre 2022, à l'âge de 16 ans et demi. Il n'y résidait que depuis un peu moins de 18 mois à la date d'adoption de la décision attaquée. Il est célibataire, sans enfant et toute sa famille, à savoir sa mère, son frère et ses quatre sœurs, résident en Tunisie. En outre, M. E, qui n'étudie plus sur le territoire national et qui ne dispose pas d'un contrat jeune majeur, l'essentiel de son temps semblant être dévolu à des activités délinquantes, n'est pas fondé à soutenir qu'il disposerait en France du centre de ses intérêts privés. Il ne saurait donc soutenir que le préfet de la Somme aurait, en l'obligeant à quitter le territoire français, méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. E, à fin d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre, ne peuvent qu'être rejetées.
En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
13. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit au point précédent, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
14. En second lieu, l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / / () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ".
15. En l'espèce M. E, dont le comportement représente une menace pour l'ordre public, ne justifie pas disposer de documents d'identité ou de voyage en cours de validité. Ainsi, conformément aux dispositions précitées des 1° de l'article L. 612-2 et 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le risque que M. E se soustraie à l'obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre doit être regardé comme établi. De sorte que le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Somme aurait méconnu les dispositions précitées des articles L. 612- 2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
16. M. E n'est donc pas fondé à solliciter l'annulation de la décision par laquelle le préfet de la Somme a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne l'autre moyen dirigé contre la décision fixant le pays de destination :
17. Compte tenu de ce qui a été dit au point 12 du présent jugement, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
18. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. E, à fin d'annulation de la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement prise à son encontre, ne peuvent qu'être rejetées.
En ce qui concerne l'autre moyen dirigé contre l'interdiction de retour sur le territoire français :
19. Compte tenu de ce qui a été dit au point 12 du présent jugement, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
20. Il suit de là que M. E n'est pas fondé à solliciter l'annulation de la décision par laquelle le préfet de la Somme a interdit son retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
21. Le présent jugement n'impliquant aucune mesure d'exécution, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte de M. E ne peuvent être accueillies.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D E et au préfet de la Somme.
Lu en audience publique le 13 mars 2024.
Le magistrat désigné,
Signé,
X. LARUE
La greffière,
Signé,
G. GREGOIRE
La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2402194
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026