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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2402400

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2402400

mercredi 18 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2402400
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantFRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 4 et 8 mars 2024, M. E B A, représenté par Me Cocquerez, demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 3 mars 2024 par lequel la préfète de l'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

3) d'enjoindre à la préfète de l'Oise de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 152,45 euros par jour de retard et de réexaminer sa situation ;

4°) d'enjoindre à la préfète de l'Oise de procéder à l'effacement de son signalement au fichier système d'information Schengen ;

5°) en cas d'admission à l'aide juridictionnelle totale, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour son conseil de renoncer à la part contributive de l'Etat.

6°) en cas de refus d'admission à l'aide juridictionnelle totale ou de renonciation de l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît son droit d'être entendu tel qu'il est reconnu par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation eu égard à ses conséquences sur sa situation personnelle.

En ce qui concerne la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :

- la décision attaquée est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation en l'absence de risque de fuite.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- la décision attaquée est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- la décision attaquée est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 11 juin 2024, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

La préfète de l'Oise a produit, à la demande du tribunal, une pièce, enregistrée le 20 août 2024, qui a été communiquée en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative.

Par une décision du 6 mai 2024, M. B A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Horn,

- et les observations de Me Cocquerez, représentant M. B A, présent.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant angolais né le 15 juillet 2003 à Luanda (Angola), est entré sur le territoire français en 2013 pour rejoindre sa mère, selon ses déclarations. Il s'est vu délivrer un document de circulation pour mineur valable du 5 mai 2017 au 4 mai 2022. Par un arrêté du 7 novembre 2022, la préfète de l'Oise a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé l'Angola comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Si, par un arrêté du 10 janvier 2024, la préfète de l'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français durant un an, par un jugement n° 2400342 du 23 janvier 2024, le magistrat désigné du tribunal administratif de Lille a annulé cette mesure et a enjoint à cette autorité en particulier de procéder au réexamen de sa situation. Suite à l'interpellation de M. B A, le 3 mars 2024, pour des faits de détention de stupéfiants, la préfète de l'Oise, par un arrêté du 3 mars 2024, a de nouveau obligé M. B A à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a interdit le retour en France pour une durée d'un an. Par sa présente requête, M. B A demande l'annulation de ce dernier arrêté.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes des dispositions de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".

3. M. B A ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 6 mai 2024, les conclusions de l'intéressé tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire sont privées d'objet.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :

4. En premier lieu, par un arrêté en date du 14 septembre 2023, régulièrement publié le même jour au recueil spécial des actes administratifs de la préfecture, la préfète de l'Oise a donné délégation à M. C D, sous-préfet chargé de la politique de la ville, à l'effet, notamment, de signer les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cet arrêté doit être écarté.

5. En second lieu, il ne ressort pas des termes de la décision en litige que le préfet ne se serait pas livré à un examen approfondi de la situation de l'intéressé. A cet égard, la circonstance que la décision attaquée ne mentionne pas le jugement du 23 janvier 2024 n°2400342 par lequel le magistrat désigné du tribunal administratif de Lille a annulé l'arrêté du 10 janvier 2024 par lequel la préfète de l'Oise a obligé M. B A à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français durant un an, intervenu avant l'entrée en vigueur de la nouvelle rédaction de l'article L.611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui fonde l'arrêté en litige, n'est pas de nature à remettre en cause le caractère sérieux et particulier de l'examen de la situation de M. B A auquel la préfète a procédé. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen sérieux de la situation du requérant doit être écarté.

En ce qui concerne les autres moyens soulevés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :

6. En premier lieu, la décision attaquée, qui n'avait pas à mentionner l'ensemble des circonstances de fait de l'espèce, énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde. Elle vise notamment le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle décrit les conditions d'entrée et de séjour de M. B A sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée doit être écarté.

7. En second lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. ". Aux termes du paragraphe 2 de ce même article : " Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ". Enfin, aux termes du paragraphe 1 de l'article 51 de la charte : " Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux Etats membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union. () ".

8. Il ressort des pièces du dossier que, lors de son audition réalisée par les services de police le 2 mars 2024, M. B A a été interrogé sur son identité, sur les raisons de son départ d'Angola, sur son parcours, sur sa situation familiale et administrative et il a été informé de ce qu'il était susceptible de faire l'objet d'une décision l'obligeant à quitter le territoire à destination de son pays d'origine ou de tout autre pays où il serait légalement admissible assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français. Il a été invité à présenter des observations sur ce point ainsi que, plus généralement, sur les perspectives de son éloignement, et a pu faire part de tout élément relatif à sa situation personnelle. Par suite, le moyen tiré de ce que la préfète de l'Oise aurait méconnu le droit de M. B A d'être entendu doit être écarté.

9. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des termes mêmes de l'arrêté attaqué ainsi que des motifs du jugement du 20 janvier 2024 précité que M. B A, est présent en France depuis 2013, soit depuis ses dix ans, et qu'il s'est vu délivrer un document de circulation pour mineur valable du 5 mai 2017 au 4 mai 2022. Toutefois, il ressort également des pièces du dossier que par un arrêté du 7 novembre 2022, la préfète de l'Oise a rejeté sa première demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé l'Angola comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Il s'est ensuite maintenu irrégulièrement en France jusqu'à l'annulation, le 20 janvier 2024, d'une autre mesure d'éloignement qui lui a été notifiée le 10 janvier 2024. S'il soutient habiter avec sa famille, composée de sa mère, d'une grande sœur et de deux petites sœurs, il n'apporte aucune pièce au soutien de cette allégation ni ne l'assortit d'aucune précision. Il ne justifie pas plus avoir noué des liens privés et familiaux en France ou d'y avoir un domicile stable et effectif, et ne se prévaut d'aucune insertion sociale ou professionnelle durant sa période de séjour en France. En outre, M. B A ne conteste pas les éléments d'informations issues du fichier traitement des antécédents judiciaires faisant état des faits de conduite de véhicule sans permis, vol simple, usages illicites de stupéfiants, voyage habituel dans un moyen de transport public payant sans titre de transport valable, délit de port sans motif légitime d'arme blanche ou incapacitante de catégorie D et d'offre ou cession non autorisée de stupéfiants, commis respectivement le 30 avril 2021, le 13 mai 2021, les 6 juillet 2021 et 3 septembre 2021, entre le 2 octobre 2021 et le 8 mars 2022, le 14 janvier 2022 et le 30 septembre 2022. Dans ces conditions et en l'état du dossier, M. B A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts d'intérêt public en vue desquels elle a été prise, de sorte que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté, ainsi que pour les mêmes motifs, celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle.

10. Il résulte de ce qui précède que M. B A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

En ce qui concerne les autres moyens soulevés contre la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :

11. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

12. En deuxième lieu, la décision contestée mentionne, avec une précision suffisante, les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement pour mettre utilement le requérant en mesure d'en discuter les motifs et le juge d'exercer son contrôle en pleine connaissance de cause. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

13. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / () ".

14. Il ressort des pièces du dossier que M. B A s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement prise le 7 novembre 2022 par la préfète de l'Oise. Dans ces conditions, et quand bien même la présence de M. B A ne représenterait pas une menace pour l'ordre public, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la préfète de l'Oise aurait entaché la décision contestée d'une erreur d'appréciation en considérant qu'il présentait un risque de fuite au sens des dispositions précitées.

15. Il résulte de ce qui précède que M. B A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire.

En ce qui concerne les autres moyens soulevés contre la décision fixant le pays de destination :

16. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

17. En deuxième lieu, la décision contestée mentionne, avec une précision suffisante, les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement pour mettre utilement le requérant en mesure d'en discuter les motifs et le juge d'exercer son contrôle en pleine connaissance de cause. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

18. En troisième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

19. Il résulte de ce qui précède que M. B A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination.

En ce qui concerne les autres moyens soulevés contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

20. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

21. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ". En outre, aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".

22. L'interdiction de retour sur le territoire français en litige vise les articles L. 612-6 et L.612-10 précitées et, pour retenir que l'intéressé ne justifie d'aucune circonstance humanitaire propre à empêcher l'édiction d'une telle mesure, fait état des conditions de l'entrée et du séjour de M. B A en France, de la circonstance qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, de la prise en compte de sa situation et liens familiaux et de la circonstance qu'il est " susceptible de représenter une menace pour l'ordre public ". Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.

23. En troisième et dernier lieu, au regard de ce qui a été dit précédemment, en l'absence de circonstances humanitaires qui justifieraient que l'autorité administrative ne prononce pas d'interdiction de retour , et quand bien même la présence de M. B A ne représenterait pas une menace pour l'ordre public, la préfète de l'Oise a pu, sans commettre d'erreur d'appréciation, prononcer à l'encontre de l'intéressé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.

24. Il résulte de ce qui précède que M. B A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.

25. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. B A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. B A tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Le surplus de la requête de M. B A est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E B A et à la préfète de l'Oise.

Délibéré après l'audience du 4 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Baillard, président,

- Mme Leclère, première conseillère,

- M. Horn, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 septembre 2024.

Le rapporteur,

Signé

J. HORNLe président,

Signé

B. BAILLARD

La greffière,

Signé

S. DEREUMAUX

La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

No 2402400

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