mercredi 10 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2402526 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ORIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 mars 2024, M. L A et Mme N I épouse A, M. E F et Mme Q M épouse F, M. J G, Mme P K, et M. C G et Mme B R, représentés par Me Schmidt-Sarels, demandent au juge des référés :
1°) statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
- de suspendre, le cas échéant, l'arrêté du maire d'Orchies interdisant la circulation de tous véhicules motorisés sur la voie communale dite " Chemin S " ;
- d'enjoindre au maire d'Orchies et au président du conseil départemental du Nord de ne pas procéder à la pose des barrières et d'en supprimer les poteaux ou, si les barrières ont déjà été posées, de les supprimer, sans délai et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
- d'enjoindre au maire d'Orchies et au président du conseil départemental du Nord de faire réaliser un enrobé supplémentaire sur la piste cyclable dont les caractéristiques sont de nature à permettre le passage de tout véhicule motorisé, et notamment le passage des engins agricoles, dans un délai de 10 jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et de faire rétablir les " ponts " d'accès aux parcelles afin que tout véhicule motorisé et notamment les engins agricoles puissent effectivement y accéder depuis la piste, dans le même délai et sous la même astreinte ;
2°) de mettre à la charge solidaire de la commune d'Orchies et du département du Nord le versement d'une somme de 1 080 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le chemin dit S, jusqu'alors voie communale permettant la desserte des parcelles dont ils sont propriétaires ou propriétaires-exploitants, est en cours de transformation en piste cyclable dans le cadre d'un projet d'aménagement réalisé pour le compte du département du Nord, au financement duquel participe la commune d'Orchies, sur le territoire de laquelle se situent les parcelles en cause ;
- ces travaux d'aménagement vont conduire à fermer aux voitures et engins agricoles ce chemin ;
- l'urgence est caractérisée dès lors que leurs parcelles sont accessibles uniquement par le chemin dit S, que l'installation des barrières ayant pour objet d'y empêcher l'accès à tous les véhicules motorisés est imminente et que les " ponts ", qui permettaient de réaliser la jonction entre ce chemin et les parcelles, ont été supprimés ;
- la réalisation de cet aménagement cyclable affecte le droit de propriété et la libre disposition des biens, la liberté d'accès des riverains à la voie publique, ainsi que la liberté d'entreprendre, du commerce et de l'industrie ;
- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à ces libertés fondamentales dès lors que :
' la réalisation d'une piste cyclable aurait dû préalablement donner lieu à l'édiction d'une décision administrative d'interdiction sur le fondement des articles L. 141-3 du code de la voirie routière et L. 2213-4 du code général des collectivités territoriales ; l'interdiction d'accès et de circulation sur le chemin dit S est entachée d'un défaut de motivation ; il n'est pas établi que cette interdiction vise à assurer l'un des trois buts fixés par l'article L. 2213-4 du code général des collectivités territoriales ; cette interdiction procède d'un détournement de pouvoir ;
' le chemin supposé constituer l'accès de substitution présente des inconvénients et dangers pour la sécurité publique, en l'absence, d'une part, de rond-point au croisement de ce chemin avec la route départementale 957, et eu égard, d'autre part, à l'implantation d'une ligne à haute tension tout au long de ce chemin.
Par un mémoire en intervention, enregistré le 16 mars 2024, Mme O H épouse D, représentée Me Schmidt-Sarels, demande au juge des référés ;
1°) de faire droit aux conclusions de la requête ;
2°) de mettre à la charge solidaire de la commune d'Orchies et du département du Nord le versement d'une somme de 270 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 mars 2024, la commune d'Orchies et le département du Nord, représentés par Me Orier, concluent au rejet de la requête et à la mise à charge de chacun des requérant de la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils font valoir que :
- aucune atteinte grave et manifestement illégale n'a été portée à une liberté fondamentale, dès lors que :
' les exploitants ont tous accès à leurs parcelles, le nouveau chemin permettant déjà cette desserte, appréhendée au regard de l'unité foncière ; ce nouveau chemin permet d'assurer la sécurité des exploitants ;
' en cas de nécessité, les exploitants pourront emprunter la voie cyclable pour accéder à leurs parcelles ;
' M. C G a détruit le chemin rural permettant l'accès à ses parcelles ;
' des accès piétons depuis la piste cyclable ont été créées à la demande des exploitants;
- l'urgence n'est pas caractérisée, dès lors que :
' l'accès aux parcelles en litige est assuré ;
' la saisine du juge des référés est tardive ;
' l'activité économique des exploitants n'est pas mise en péril et leur domicile n'est pas atteint ;
' M. C G s'est lui-même placé dans la situation d'urgence qu'il invoque.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la voirie routière ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Robbe, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique.
Au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 18 mars 2024 à 10h30, en présence de Mme Blanc, greffière, M. Robbe, juge des référés, a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Schmidt-Sarels, représentant les époux A et autres ;
- les observations de Me de Castellbajac, substituant Me Orier, représentant la commune d'Orchies et le département du Nord.
Les parties ont été informées, par une lettre du 20 mars 2024, que la clôture de l'instruction était différée au 21 mars 2024 à 16h00.
Par un nouveau mémoire, enregistré le 20 mars 2024, M. L A et Mme N I épouse A, M. E F et Mme Q M épouse F, M. J G, Mme P K, M. C G et Mme B R et Mme O H épouse D, représentés par Me Schmidt-Sarels, maintiennent leurs précédentes écritures et observations mais demandent au juge au référés, en outre, qu'il soit enjoint au maire d'Orchies et au président du conseil départemental du Nord de supprimer le plot en béton barrant l'accès à la voie et de rouvrir la voie communale à la circulation a minima des riverains et des engins agricoles, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et se désistent de leurs conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à ces mêmes autorités de faire réaliser un enrobé supplémentaire sur la piste cyclable.
Ils ajoutent que :
- leur demande en référé n'est pas tardive ;
- M. C G n'a pas détruit le chemin rural permettant l'accès à ses parcelles.
Par un nouveau mémoire, enregistré le 21 mars 2024, la commune d'Orchies et le département du Nord, représentés par Me Orier, maintiennent leurs précédentes écritures et observations.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ".
2. À la différence d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, à laquelle il peut être satisfait s'il est justifié d'une situation d'urgence et de l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, une demande présentée au titre de la procédure particulière de l'article L. 521-2 du même code implique, pour qu'il y soit fait droit, qu'il soit justifié d'une situation d'urgence particulière rendant nécessaire l'intervention d'une mesure de sauvegarde dans les quarante-huit heures.
3. Par une délibération du 27 mars 2021, le conseil municipal d'Orchies a autorisé le maire à signer avec le département du Nord une convention relative à l'aménagement, sous la maîtrise d'ouvrage de ce dernier, d'une piste cyclable, dénommée " chemin à trous ", entre la commune d'Orchies et celle de Coutiches. Lors d'une réunion publique du 28 avril 2021, le maire d'Orchies a présenté ce projet et en particulier l'itinéraire retenu pour cette piste cyclable et devant notamment emprunter, sur le territoire communal, le chemin dit S, qui relie la route départementale 957 à la route départementale 30, jouxtant l'axe nord-ouest des parcelles ZD 15, ZD 16, ZD 17, ZD 18, ZD 26, ZD 140 et ZD 144 et qui constituait jusqu'alors un chemin agricole permettant la desserte de ces parcelles au moyen d'un véhicule motorisé, y compris d'un engin agricole, cette desserte par ce chemin devant cesser pour être remplacée par une desserte assurée par un autre chemin agricole. Par une délibération du 21 mars 2023, la commission permanente du conseil départemental du Nord a, notamment, approuvé la modification des modalités de financement de cette opération, autorisé le président à procéder aux acquisitions foncières nécessaires à la réalisation de ce projet et à signer les conventions de partenariat correspondantes. Une convention de partenariat a été signée le 7 avril 2023 entre la commune d'Orchies, le département du Nord et la communauté de commune de Pévèle-Carembault, cette dernière participant également au financement de ce projet, ayant pour objet de préciser, d'une part, les modalités techniques, administratives et financières des travaux prévus, d'autre part les responsabilités des parties lors des opérations de travaux et enfin les obligations des parties en matière d'exploitation. L'article 2 de cette convention de partenariat, relatif à l'objet des travaux, les décrit ainsi : " Création d'une piste cyclable bidirectionnelle sur une voie communale interdite à toute circulation sauf aux riverains. / Pose de barrières de part et d'autre de l'aménagement (y compris accessoires télécommandés et raccordement). / Réfection d'un chemin agricole (parallèle à la piste cyclable) et rétablissement des accès agricoles Réalisation d'aménagements paysagers le long de la piste cyclable. / Pose de la signalisation horizontale et verticale réglementaires. / Assainissement ". M. L A et Mme N I épouse A, M. E F et Mme Q M épouse F, M. J G, Mme P K, et M. C G et Mme B R, propriétaires ou exploitants des parcelles précitées, demandent, dans le dernier état de leurs écritures, au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en premier lieu, de suspendre, le cas échéant, l'arrêté du maire d'Orchies interdisant la circulation de tous véhicules motorisés sur la voie communale dite " Chemin S ", en deuxième lieu, d'enjoindre au maire d'Orchies et au président du conseil départemental du Nord de supprimer le plot en béton barrant l'accès à la voie, de ne pas procéder à la pose des barrières et d'en supprimer les poteaux, si les barrières ont déjà été posées, et, en troisième lieu, d'enjoindre à ces mêmes autorités de rouvrir la voie communale à la circulation a minima des riverains et des engins agricoles et de faire rétablir les " ponts de champs " d'accès aux parcelles afin que tout véhicule motorisé et notamment les engins agricoles puissent effectivement y accéder depuis la piste.
Sur l'intervention présentée par Mme H épouse D :
4. Mme H épouse D, propriétaire de la parcelle ZD 19, jouxtée dans son axe nord-ouest par le chemin dit S, justifie suffisamment de son intérêt à intervenir au soutien de la demande des époux A et autres. Il y a donc lieu d'admettre son intervention.
Sur la demande de référé-liberté présentée par les époux A et autres :
5. Le chemin dit S longe, sur le territoire de la commune d'Orchies, les parcelles ZD 15 et ZD 16, appartenant et exploitées par M. L A et Mme N I épouse A, les parcelles ZD 17 et ZD 18, appartenant à M. E F et à Mme Q M épouse F, qui ne les exploitent pas, la parcelle ZD 19, appartenant à Mme O H épouse D, la parcelle ZD 26, appartenant à M. J G et exploitée par M. C G et Mme B R, et les parcelles ZD 140 et ZD 144, appartenant et exploitées par M. C G et Mme B R.
6. M. E F et Mme Q M épouse F, ainsi que Mme O H épouse D et M. J G, en se bornant à invoquer, à l'égard des parcelles qui leur appartiennent mais qu'ils n'exploitent pas, la liberté d'en disposer et, en particulier de constater un dommage aux cultures et de les valoriser en vue d'une éventuelle revente, ne justifient pas de la nécessité, à très brève échéance, d'y accéder au moyen d'un véhicule motorisé, et donc de l'urgence à ordonner les mesures qu'ils sollicitent.
7. En ce qui concerne les requérants qui exploitent les parcelles en cause, la commune d'Orchies et le département du Nord font, en tout état de cause, valoir que la desserte des unités foncières, c'est-à-dire des terrains relevant du même exploitant agricole, a été maintenu, conformément schéma présenté au public le 28 avril 2021.
8. À cet égard, ils indiquent, d'une part, que le positionnement des barrières sur le chemin dit S permettra le maintien de la desserte, à partir de ce chemin, de l'unité foncière exploitée par M. C G, les requérants n'apportant pas, par la seule production de " rapports certifiés " accompagnés de photographies, suffisamment d'éléments à l'appui de leur allégation selon laquelle la destruction des " ponts " d'accès ne permettrait pas cette desserte à la date de la présente ordonnance.
9. La commune d'Orchies et le département du Nord indiquent, d'autre part, que, depuis le 7 février 2024, soit antérieurement au commencement des travaux de transformation en piste cyclable du chemin dit S, l'ancienne voie ferrée, parallèle à ce chemin et jouxtant l'axe sud-est des autres unités foncières, situées entre ce chemin et cette ancienne voie, a été réhabilitée en chemin agricole pour permettre, par cet autre axe, leur desserte par les autres exploitants. Ils précisent qu'une zone de croisement a été créée sur ce chemin. Les requérants, qui n'en contestent pas l'existence, soutiennent qu'il ne permettra pas la desserte des parcelles, pour deux motifs. En premier lieu, ils soutiennent que, en l'absence de rond-point au croisement de ce chemin avec la route départementale 957, l'insertion des véhicules et engins agricoles sur ce chemin à partir de cette route présente un danger pour leur sécurité et celle des tiers, qui serait accentué par l'existence d'une piste cyclable coupant cet accès. Cependant, il résulte de l'instruction, en particulier des photographies faisant apparaître le croisement entre ce chemin agricole et cette route départementale 957, que l'insertion sur le premier à partir de la seconde s'effectue par une voie de stockage permettant de tourner à gauche. D'ailleurs la commune d'Orchies et le département du Nord font valoir, sans être contestés sur ce point, que cette voie de stockage permet déjà l'accès à un autre chemin agricole, sans qu'aucun incident n'ait été à déplorer depuis 1993. En second lieu, pour tenter d'établir les risques pour la sécurité qui résulteraient de l'utilisation de cette ancienne voie ferrée réhabilitée en chemin agricole, les requérants invoquent également la présence, tout au long de celle-ci, d'une ligne à haute tension. Cependant, il résulte de l'instruction que cette ligne est située à environ 10 mètres du sol, et que le pylône électrique soutenant cette ligne est, pour le plus proche de ce chemin, situé à environ 1, 50 mètres du bitume, la vitesse y étant d'ailleurs limitée à 30 km/h. Ni l'imminence ni la gravité du risque allégué ne sont donc établis, alors, en outre qu'un pylône électrique est également implanté sur l'une des parcelles en litige, les requérants ne faisant état d'aucun incident résultant de cette implantation. Ainsi, il n'est pas établi que les exploitants ne pourraient pas, à partir cette ancienne voie ferrée réhabilitée en chemin agricole, accéder à leurs parcelles au moyen d'un véhicule motorisé, y compris d'un engin agricole. La seule circonstance que cet accès serait moins aisé que celui précédemment assuré à partir du chemin dit S ne suffit pas à caractériser la nécessité d'une mesure de sauvegarde dans les quarante-huit heures.
10. Par suite, la condition d'urgence au sens des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative ne peut être regardé comme remplie.
Sur les frais du litige :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune d'Orchies et du département du Nord, qui ne sont pas, dans la présente instance, les parties perdantes, la somme réclamée au titre des frais du procès par M. et Mme A et autres, et, en tout état de cause, par Mme H épouse D, qui, en sa simple qualité d'intervenante, n'est pas partie au litige.
12. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge solidaire des requérants une somme de 1 000 euros à verser à la commune d'Orchies, ainsi qu'une somme identique à verser au département du Nord, au titre de ces mêmes dispositions.
O R D O N N E :
Article 1er : L'intervention de Mme H épouse D est admise.
Article 2 : La requête de M. et Mme A et autres est rejetée.
Article 3 : M. L A et Mme N I épouse A, M. E F et Mme Q M épouse F, M. J G, Mme P K, et M. C G et Mme B R verseront solidairement à la commune d'Orchies et au département du Nord la somme de 1 000 (mille) euros, chacun, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. L A et Mme N I épouse A, à M. E F et Mme Q M épouse F, à M. J G, à Mme P K, à M. C G et Mme B R, à Mme O H épouse D, à la commune d'Orchies et au département du Nord.
Fait à Lille, le 10 avril 2024.
Le juge des référés,
Signé
J. ROBBE
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026