vendredi 5 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2403120 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | LANCIEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 26 mars 2024 et 5 avril 2024, M. A se disant Oussama Triki, représenté par Me Sebbane, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 25 mars 2024 par lequel le préfet de l'Aisne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de procéder au réexamen de sa situation dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard et de lui délivrer, en l'attente de ce réexamen, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 200 euros en application des dispositions des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles ont été prises par une autorité incompétente ;
- elles ne lui ont pas été notifiées dans une langue qu'il comprend.
En ce qui concerne la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision lui refusant un délai de départ volontaire :
- elle est illégale par voie d'exception de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est illégale en ce que son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public et qu'il ne présente pas de risque de fuite.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale par voie d'exception de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision faisant interdiction de retour :
- elle est illégale par voie d'exception de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant à sa durée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 avril 2024, le préfet de l'Aisne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A se disant Triki ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Bonhomme en application de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bonhomme, magistrate désignée ;
- les observations de Me Sebbane, avocat de M. A se disant Triki, qui conclut aux mêmes fins que la requête ; il déclare abandonner les moyens tirés de ce que les décisions attaquées auraient été prises par une autorité incompétente, auraient été irrégulièrement notifiées et seraient insuffisamment motivées, à l'exception de la décision faisant interdiction de retour sur le territoire français pour laquelle il soutient qu'elle ne prend pas en compte les critères fixés par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
s'agissant de la décision faisant obligation à M. A se disant Triki de quitter le territoire français, il soulève le moyen tiré de ce que cette décision a été prise en violation du principe général des droits de la défense tel que garanti par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et il développe le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
s'agissant de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire, il indique abandonner le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et maintient le moyen tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
s'agissant de la décision fixant le pays de destination, il déclare abandonner le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et maintient le moyen tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
s'agissant enfin de la décision faisant interdiction de retour sur le territoire français, il développe les moyens tirés de l'insuffisance de motivation de cette décision ainsi que du caractère excessif de la durée de cette interdiction, à l'absence de menace que représente sa présence en France ; il maintient également les moyens tirés de l'illégalité de la décision faisant obligation de quitter le territoire français et de l'erreur manifeste d'appréciation ;
- les observations de M. A se disant Triki, assisté de Mme B, interprète assermentée en langue arabe ;
- le préfet de l'Asine n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. A se disant Triki, ressortissant tunisien né le 28 février 2000, demande l'annulation de l'arrêté en date du 25 mars 2024 par lequel le préfet de l'Aisne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision faisant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union ". Aux termes du paragraphe 2 de ce même article : " Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ". Enfin, aux termes du paragraphe 1 de l'article 51 de la charte : " Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux Etats membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union. () ".
3. Le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne, se définit comme celui de toute personne à faire connaître, de manière utile et effective, ses observations écrites ou orales au cours d'une procédure administrative, avant l'adoption de toute décision susceptible de lui faire grief. Toutefois, ce droit n'implique pas systématiquement l'obligation, pour l'administration, d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales. Enfin, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
4. En soutenant que la décision attaquée méconnaît le principe général des droits de la défense garanti par les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, qui ne sont pas applicables aux décisions faisant obligation de quitter le territoire français dont la procédure est entièrement régie par les dispositions du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A se disant Triki doit être regardé comme soulevant un moyen tiré de la violation de son droit à être entendu tel qu'il résulte de l'article 41 de la charte des droit fondamentaux de l'Union européenne précité. Il ressort des pièces du dossier que M. A se disant Triki, qui a été auditionné le 25 mars 2024 par les services de police, a été interrogé sur sa situation administrative ainsi que sur sa situation professionnelle et familiale. S'il fait valoir qu'il n'a pas été entendu sur la possibilité que soit prise à son encontre une mesure d'éloignement, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait eu à faire valoir d'autres éléments que ceux dont il a fait état et qui auraient été de nature à influer sur le sens de la décision attaquée. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la décision faisant obligation de quitter le territoire français aurait été prise en méconnaissance du droit du requérant à être entendu doit être écarté.
5. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
6. Il ressort des pièces du dossier que M. A se disant Triki est arrivé en France en 2019 selon ses déclarations. S'il indique dans son audition être arrivé sous couvert d'un visa dans le cadre d'un regroupement familial, pour rejoindre son père, sa sœur et son frère qui étaient déjà sur le territoire français, il ne produit aucune pièce à l'appui de ses allégations. Par ailleurs, s'il se prévaut de la relation de concubinage qu'il entretient avec une ressortissante française, ainsi que du projet de mariage du couple et de leur désir d'avoir un enfant, cette relation, qui a débuté en avril 2022, est peu ancienne. En outre, si le requérant justifie que son père, qui souffre de handicap, réside régulièrement en France, il ne démontre pas, ainsi qu'il l'affirme, qu'il l'assisterait au quotidien, alors qu'il ressort des pièces du dossier qu'il réside à près de 180 kilomètres du domicile de son père. Il ressort à cet égard de son procès-verbal d'audition réalisée par les services de police qu'il a déclaré aller voir son père, qui souffre de problèmes de vision, " de temps en temps ", de sorte qu'il n'est pas démontré que sa présence serait indispensable aux côtés de ce dernier. Enfin, si M. A se disant Triki justifie avoir travaillé de façon déclarée comme livreur dans le domaine de la restauration rapide à Massy d'avril 2019 à décembre 2019, puis de juillet à octobre 2020 à Fresnes, puis comme chauffeur livreur au sein d'une société de transport de décembre 2021 à janvier 2022, il ne justifie, postérieurement à cette date, d'aucune activité professionnelle. S'il ressort de son audition devant les services de police qu'il fait actuellement des livraisons non déclarées pour un " fast food ", il n'en justifie pas. En tout état de cause, cette activité, dont il indique lui-même qu'elle va prochainement s'interrompre car il n'est pas titulaire de son BSR, est insuffisante pour attester d'une insertion particulière en France. Dans ces conditions, et alors que M. A se disant Triki ne démontre pas qu'il serait dans l'incapacité de se réinsérer en Tunisie où il a vécu jusqu'à ses 19 ans, le préfet de l'Aisne n'a pas, en lui faisant obligation de quitter le territoire français, porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard des buts légitimes poursuivis par cette mesure. Par suite, le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire et la décision fixant le pays de destination :
7. Il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 6 que le moyen tiré de l'illégalité de la décision faisant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
En ce qui concerne la décision faisant interdiction de retour sur le territoire français :
8. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". L'article L. 612-10 du même code dispose que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 (), l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ".
9. Il résulte de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. Ainsi la décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Toutefois, si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.
10. Si le préfet de l'Aisne vise, dans l'arrêté attaqué, l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision par laquelle il a fait interdiction à M. A se disant Triki de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ne comporte aucun élément de fait relatif à la situation de l'intéressé et n'atteste pas de ce que les quatre critères prévus par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile auraient pris en compte pour fixer la durée de cette interdiction. Dans ces conditions, le requérant est fondé à soutenir que cette décision est insuffisamment motivée.
11. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il ne soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. A se disant Triki est fondé à demander l'annulation de l'arrêté en date du 25 mars 2024 par lequel le préfet de l'Aisne lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Le présent jugement n'implique pas que le préfet de l'Aisne doive procéder au réexamen de la situation de M. A se disant Triki et qu'il lui délivre, en l'attente, une autorisation provisoire de séjour. Par suite, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte présentées par le requérant doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante pour l'essentiel dans la présente instance, le versement de la somme que M. A se disant Triki demande au titre de frais qu'il a exposés.
DÉCIDE :
Article 1er : La décision en date du 25 mars 2024 par laquelle le préfet de l'Aisne a fait interdiction à M. A se disant Triki de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans est annulée.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A se disant Triki est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A se disant Oussama Triki, à Me Thomas Sebbane et au préfet de l'Aisne.
Lu en audience publique le 5 avril 2024.
La magistrate désignée,
Signé
F. BONHOMMELa greffière,
Signé
N. BELHARRET
La République mande et ordonne au préfet de l'Aisne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026