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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2403159

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2403159

lundi 30 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2403159
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantGOMMEAUX

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus implicite de son titre de séjour et à en obtenir la délivrance. La juridiction a relevé d'office que la demande, ayant été adressée par voie postale en méconnaissance de l'obligation de procéder via le téléservice ANEF, n'avait pas fait naître de décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. En conséquence, le juge a déclaré le requérant irrecevable à demander l'annulation de ce refus implicite et a rejeté ses autres conclusions.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 mars 2024, M. A... B..., représenté par Me Gommeaux, demande au tribunal :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d’annuler la décision par laquelle le préfet du Nord a implicitement refusé de procéder à l’enregistrement de sa demande de titre de séjour ainsi qu’à la remise d’un récépissé ;

3°) d’annuler la décision par laquelle le préfet du Nord a implicitement refusé sa demande de titre de séjour ;

4°) d’enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle portant la mention « vie privée et familiale », sous astreinte de 200 euros par jour de retard à l’expiration d’un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

5°) à titre subsidiaire, d’enjoindre au préfet du Nord, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à l’expiration d’un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, de prendre une décision à l’issue de l’examen de sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer, dans cette attente, un récépissé de renouvellement de titre de séjour l’autorisant à travailler ;

6°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, à défaut d’admission à l’aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l’État cette même somme sur le seul fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus implicite de titre de séjour :
- elle a été prise par une autorité incompétente pour ce faire ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 424-11 et L. 424-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d’erreur manifeste d'appréciation dans l’application de ces stipulations.

En ce qui concerne la décision portant refus de remise d’un récépissé :
- elle est entachée d’erreur de droit, faute pour le préfet du Nord de lui avoir proposé la solution de substitution prévue à l’article 4 de l’arrêté du 1er août 2023 pris pour l’application de l'article R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile fixant les modalités d’accueil et d’accompagnement et les conditions de recours à la solution de substitution des usagers du téléservice « ANEF » ;
- le préfet du Nord était tenu de lui remettre un récépissé dès lors que son dossier était complet.

Par lettre du 24 janvier 2025, le préfet du Nord a été mis en demeure de produire des observations sur la requête de M. B... dans un délai de trente jours, sous peine d’être réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant, en vertu de l’article R. 612-6 du code de justice administrative.

Par une ordonnance du 15 décembre 2025, la clôture de l’instruction a été fixée au 19 janvier 2026 à 12h00.

M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle par une décision du 8 avril 2024.

Par un courrier du 6 mars 2026, les parties ont été informées, en application de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d’être fondé sur un moyen relevé d’office tiré de ce que le silence gardé par l’administration sur la demande de M. B..., irrégulièrement adressée par voie postale, n’a pas fait naître une décision faisant grief susceptible d’être déférée au juge de l’excès de pouvoir.

Des observations en réponse au moyen d’ordre public ont été présentées le 11 mars 2026 pour M. B... et ont été communiquées.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l’arrêté du 27 avril 2021 pris en application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif aux titres de séjour dont la demande s'effectue au moyen d'un téléservice ;
- l’arrêté du 1er août 2023 pris pour l'application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile fixant les modalités d'accueil et d'accompagnement et les conditions de recours à la solution de substitution des usagers du téléservice « ANEF » ;
- l’arrêté du 22 juin 2023 pris en application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif aux titres de séjour dont la demande s'effectue au moyen d'un téléservice ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de Mme Beaucourt, conseillère, a été entendu au cours de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :

M. B..., ressortissant de République centrafricaine né le 5 avril 1998, est entré en France le 17 février 2021, sous couvert d’un visa valable du 25 novembre 2020 au 23 février 2021. Le 11 juillet 2019, l’intéressé a été mis en possession d’une carte de séjour portant la mention « membre de la famille du bénéficiaire de la protection subsidiaire », valable jusqu’au 10 juillet 2023. Après avoir rencontré des difficultés informatiques sur le portail de l’Administration numérique pour les étrangers en France (ANEF) le 12 avril 2023, il a sollicité, par courriel, le 18 avril suivant, puis par lettre recommandée avec accusé de réception reçue par les services de la préfecture du Nord, le 26 septembre 2023, le renouvellement de son titre de séjour à titre principal ainsi que la délivrance d’une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » sur le fondement de l’article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à titre subsidiaire ou, en tout état de cause, sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ses demandes sont demeurées sans réponse. Par sa requête, M. B... demande l’annulation de la décision implicite de rejet née du silence gardé durant quatre mois par le préfet du Nord sur sa demande de titre de séjour ainsi que de la décision par laquelle l’autorité préfectorale a implicitement refusé de procéder à l’enregistrement de sa demande de titre de séjour et à la remise d’un récépissé.

Aux termes de l’article L. 431-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Les conditions dans lesquelles les demandes de titres de séjour sont déposées auprès de l’autorité administrative compétente sont fixées par voie réglementaire ». Le premier alinéa de l’article R. 431-2 de ce code dispose que : « La demande d’un titre de séjour figurant sur une liste fixée par arrêté du ministre chargé de l’immigration s’effectue au moyen d’un téléservice à compter de la date fixée par le même arrêté. Les catégories de titres de séjour désignées par arrêté figurent en annexe 9 du présent code (…) ». L’article premier du 1er août 2023 pris pour l'application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile fixant les modalités d'accueil et d'accompagnement et les conditions de recours à la solution de substitution des usagers du téléservice ANEF précise que : « Lorsqu’en application de l’alinéa 1er de l’article R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les ressortissants étrangers présents en France rencontrent des difficultés dans le cadre du dépôt en ligne de leur demande de titre de séjour, ils peuvent bénéficier d’un accueil et accompagnement mentionnés au même article et fixé par le présent arrêté ».

A cet égard, aux termes de l’article 2 de cet arrêté : « L’accompagnement des personnes rencontrant des difficultés dans le cadre du dépôt en ligne de leurs demandes de titre de séjour repose : / - sur une assistance téléphonique et un formulaire de contact ; et / - sur un accueil physique. / L’assistance téléphonique ou via un formulaire de contact est mise en œuvre par le " centre de contact citoyens " de l’Agence nationale des titres sécurisés. Le centre de contact citoyens est joignable via un numéro téléphonique dédié et gratuit. Ses téléconseillers assistent l’usager dans le dépôt de sa demande, le renseignent sur le suivi de son dossier, identifient les anomalies et les transmettent à la direction générale des étrangers en France. Ils assurent également un rôle de relais vers les usagers bloqués pour lesquels une solution a été trouvée à la suite du signalement. / L’accueil physique est pris en charge par les points d’accueil numérique installés dans les préfectures et les sous-préfectures disposant d’un service chargé des étrangers. Ces points d’accueil numérique assurent l’accompagnement numérique au dépôt des demandes de titres de séjour ». L’article 3 du même arrêté dispose que : « Les usagers étrangers bénéficient dans les points d’accueil numérique d’une aide à l’utilisation de l’outil informatique, d’informations générales sur les démarches les concernant, d’une aide à la qualification de la demande et d’un accompagnement à la constitution du dossier dématérialisé. Les agents des points d’accueil numérique ne vérifient pas la complétude des dossiers. / Dans le cas où la saisine du centre de contact citoyens n’aurait pas abouti au dépôt de leur dossier en ligne, les usagers peuvent être orientés vers un point d’accueil numérique de leur département de résidence. / Les modalités de prise de rendez-vous au point d’accueil numérique, qui comprennent au moins deux vecteurs, sont déterminées par le préfet ». Enfin, l’article 4 dudit arrêté ajoute que : « La solution de substitution mentionnée à l’article R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est réservée aux usagers n’ayant pu déposer leur demande via le téléservice mentionné au même article malgré leur recours au dispositif d’accueil et d’accompagnement décrit à l’article 2 du présent arrêté. Les modalités de mise en œuvre de cette solution de substitution sont fixées par le présent arrêté. / Le dossier n’est recevable que si l’usager est invité par la préfecture territorialement compétente à bénéficier de la solution de substitution, après constat de l’impossibilité technique du dépôt de sa demande via le téléservice. Par exception, l’usager peut bénéficier de la solution de substitution s’il produit, à l’appui de sa demande, un document du centre de contact citoyens attestant de l’impossibilité de déposer sa demande en ligne. / La demande de titre est alors effectuée auprès de la préfecture ou d’une sous-préfecture du département de résidence, ou, à Paris, de la préfecture de police de Paris. Un rendez-vous physique individuel est systématiquement proposé à l’étranger autorisé à déposer sa demande de titre selon cette modalité. Les modalités de prise de rendez-vous, qui comprennent au moins deux vecteurs, dont l’un n’est pas numérique, sont déterminées par le préfet. / Le préfet peut également prévoir, si l’étranger en fait la demande, le recours à un dépôt par voie postale ou par une adresse électronique destinée à recevoir les envois du public ».

En outre, l’article R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : « La demande de titre de séjour ne figurant pas dans la liste mentionnée à l'article R. 431-2, est effectuée à Paris, à la préfecture de police et, dans les autres départements, à la préfecture ou à la sous-préfecture. Le préfet peut également prescrire que les demandes de titre de séjour appartenant aux catégories qu'il détermine soient adressées par voie postale ». Il résulte de ces dispositions qu’en dehors des titres dont la demande s’effectue au moyen d’un téléservice et qui figurent sur la liste prévue à l’article R. 431-2 du code, fixée par arrêté du ministre chargé de l’immigration, la demande de titre de séjour est effectuée par comparution personnelle au guichet de la préfecture ou, si le préfet le prescrit, par voie postale.

Enfin, aux termes de l’article R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers en France et du droit d’asile : « Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ». Si le silence gardé sur une demande de titre de séjour présentée par voie postale, lorsqu’un tel mode de dépôt a été prescrit par le préfet, vaut rejet implicite de la demande, sauf à ce que le dossier soit incomplet, le silence gardé par l’administration sur une demande de titre irrégulièrement présentée par voie postale, en méconnaissance de la règle de comparution personnelle en préfecture, ne fait pas naître une décision faisant grief susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir.

En l’espèce, il ressort des pièces du dossier qu’après avoir déposé en vain sa demande par courriel le 18 avril 2023, M. B... a, par lettre recommandée réceptionnée par les services de la préfecture du Nord le 26 septembre 2023, sollicité, à titre principal, le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement de l’article L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la délivrance, à titre subsidiaire, d’une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » sur le fondement de l’article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou, en tout état de cause, sur celui de l’article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

D’une part, l’article premier de l’arrêté du 27 avril 2021, pris en application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif aux titres de séjour dont la demande s'effectue au moyen d'un téléservice, prévoit que : « Sont effectuées au moyen du téléservice mentionné à l’article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : / (…) / 10° A compter du 18 avril 2022, les demandes de cartes de séjour pluriannuelles délivrées aux étrangers auxquels le bénéfice de la protection subsidiaire a été accordée en application de l'article L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de cartes de séjour pluriannuelles délivrées aux membres de familles de ce dernier en application de l'article L. 424-11 du même code, ainsi que les demandes de cartes de résident délivrées en application de l'article L. 424-13 du même code (…) ».

Il résulte du point précédent que l’arrêté du 27 avril 2021 incluait, au 26 septembre 2023, les demandes de cartes de séjour délivrées sur le fondement de l’article L. 424-11, parmi celles devant être sollicitées via le téléservice de l’ANEF. Or, si M. B... se prévaut d’un dysfonctionnement informatique l’ayant empêché de procéder au dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour, et produit, à ce titre, une capture d’écran confirmant l’impossibilité « d’initier [s]a demande » en raison d’un champ « invalide », l’intéressé n’apporte toutefois aucun élément de nature à démontrer qu’il serait demeuré dans l’incapacité de déposer sa demande à l’issue du rendez-vous qu’il a obtenu, le 9 octobre 2023, avec le point d’accueil numérique, ni qu’il aurait vainement tenté de prendre contact avec le « centre contact citoyens » de la plateforme informatique dédiée. Par suite, la demande de renouvellement de la carte de séjour portant la mention « membre de la famille du bénéficiaire de la protection subsidiaire », irrégulièrement présentée par voie postale par M. B..., n’a pas eu pour conséquence de faire naître une décision implicite de rejet, susceptible d’être déférée au juge de l’excès de pouvoir.

D’autre part, l’arrêté du 22 juin 2023 pris en application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif aux titres de séjour dont la demande s'effectue au moyen d'un téléservice ne comprenait pas, à la date de présentation de la demande de M. B..., les demandes de cartes de séjour délivrées sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au nombre de celles devant être déposées au moyen du téléservice de l’ANEF. Par conséquent, la demande présentée par M. B..., sur ces deux fondements, ne relevait pas du champ d’application de l’article R. 431-2 mais de celui de l’article R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, impliquant alors obligatoirement sa comparution personnelle au guichet de la préfecture du Nord. En l’absence de possibilité donnée par le préfet d’adresser les demandes de titre de séjour appartenant à ces catégories par voie postale, il s’ensuit que le silence gardé par l’administration sur la demande de titre irrégulièrement présentée par M. B... par lettre recommandée avec accusé de réception, n’a pas davantage eu pour conséquence de faire naître, contrairement à ce que soutient le requérant, une décision faisant grief susceptible d’être déférée au juge de l’excès de pouvoir.

Dans ces conditions, les conclusions à fin d’annulation présentées par M. B... doivent être rejetées comme irrecevables. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions à aux fins d’injonction et d’astreinte ainsi que de celles relatives aux frais de l’instance.


D É C I D E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B..., au préfet du Nord et à Me Gommeaux.


Délibéré après l’audience du 12 mars 2026, à laquelle siégeaient :
- Mme Féménia, présidente,
- Mme Beaucourt, conseillère,
- M. Boileau, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mars 2026.


La rapporteure,
Signé
P. Beaucourt
La présidente,
Signé
J. Féménia

La greffière,

Signé

C. Capizzi


La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
La greffière,


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