lundi 9 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2403316 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DANGLETERRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 mars 2024, Mme C F et M. A D, représentés par Me Dangleterre, demandent au juge des référés :
1°) de suspendre, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du 22 février 2024 par laquelle l'inspecteur d'académie, directeur académique des services départementaux de l'éducation nationale, les a mis en demeure d'inscrire leur enfant B D dans un établissement d'enseignement scolaire public ou privé dans un délai de quinze jours ;
2°) d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Lille d'autoriser l'instruction en famille, dans le délai de 7 jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Ils soutiennent :
Sur l'urgence, que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors que cette décision porte atteinte à la liberté de l'enseignement, provoque un bouleversement dans la vie de leur enfant en cours d'année scolaire, compte tenu de l'état de santé de celui-ci et des poursuites pénales qui pèsent sur ses parents ;
Sur le doute sérieux, que :
- la décision litigieuse ne prend pas en compte l'état de santé de l'enfant, en méconnaissance de l'article R. 131-12 du code de l'éducation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la progression de l'enfant entre le contrôle du 5 décembre 2023 et du 1er février 2024 ;
- elle a été édictée au terme d'une procédure irrégulière dans la mesure où le contrôleur n'informe pas les parents de l'enfant des raisons pour lesquelles l'enseignement dispensé ne permet pas l'acquisition progressive par l'enfant de chacun des domaines du socle commun de connaissances, de compétences et de culture et n'indique pas comment y remédier ;
- elle est dépourvue de motivation dès lors qu'elle n'est pas motivée en fait.
Vu :
- la requête à fin d'annulation de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. E, premier vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Mme F et M. D sont les parents de B D, née le 7 mars 2017, qui bénéficie d'une autorisation pour recevoir l'instruction dans la famille. Trois contrôles ont été réalisés les 3 février 2023, 5 décembre 2023 et 1er février 2024. Par une décision du 22 février 2024, l'inspecteur d'académie, directeur académique des services départementaux de l'éducation nationale, a mis en demeure les intéressés d'inscrire la jeune B dans un établissement d'enseignement scolaire public ou privé sous quinze jours. Mme F et M. D demandent au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cette décision.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
3. En l'état de l'instruction, il est manifeste qu'aucun des moyens invoqués par Mme F et M. D n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il y ait lieu d'examiner si la condition tenant à l'urgence est remplie, que la requête doit être rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles tendant au versement d'une somme au titre des frais de l'instance, selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme F et M. D est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C F et à M. A D.
Une copie sera adressée pour information à la rectrice de l'académie de Lille.
Fait à Lille, le 9 septembre 2024 .
Le juge des référés,
Signé,
Yann E
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026