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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2403814

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2403814

jeudi 3 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2403814
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantSCHRYVE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 avril 2024, Mme F G C représentée par Me Schryve, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 23 mai 2023 par lequel le préfet du Nord lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour mention " étudiant ", lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, a fixé son pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou à défaut de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et, en toute hypothèse, de lui délivrer dans l'attente, sous 48 heures un récépissé l'autorisant à travailler, le tout sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sous réserve de sa renonciation au bénéfice de l'aide juridictionnelle, sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme C soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

- elle a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;

- elle est dépourvue de base légale et est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle n'est pas fondée sur la convention entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République gabonaise relative à la circulation et au séjour des personnes, signée le 2 décembre 1992 ;

- elle méconnaît l'article 9 de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992 et est entachée d'une erreur d'appréciation ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :

- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;

- elle a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la décision lui accordant un délai de départ volontaire :

- elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité la décision de refus de titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation dans l'application des dispositions de l'articles L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense enregistré le 19 avril 2024, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que l'arrêté en litige trouve son fondement légal dans les stipulations de l'article 9 de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992, qui doivent être substituées aux dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.

Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par une décision du 18 septembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République gabonaise relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Paris le 2 décembre 1992 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Féménia a été entendu au cours de l'audience publique.

1. Mme C, ressortissante gabonaise, née le 2 octobre 1999, à Libreville (Gabon), est entrée en France le 29 août 2019 munie d'un visa de long séjour mention " étudiant " valable du 23 août 2019 au 23 août 2020. Elle s'est vue ensuite vue délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant " valable du 24 août 2020 au 23 octobre 2022.

Le 18 novembre 2022, elle a sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Par un arrêté du

23 mai 2023, dont Mme C demande l'annulation, le préfet du Nord a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligée à quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement du titre de séjour :

2. En premier lieu, par un arrêté du 14 avril 2023, publié le même jour au recueil n° 92 des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Nord a donné délégation à

M. A D, adjoint à la cheffe du bureau du contentieux et du droit des étrangers, à l'effet de signer, notamment la décision contestée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision en litige doit être écarté.

3. En deuxième lieu, la décision par laquelle le préfet du Nord a refusé de délivrer à

Mme C le titre de séjour sollicité comporte, avec une précision suffisante, les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée doit être écarté.

4. En troisième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de la décision attaquée que le préfet du Nord n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de

Mme B. La circonstance que l'autorité préfectorale n'a pas fait mention dans l'arrêté en litige de la présence des frères de la requérante sur le territoire français alors qu'elle n'en avait pas été informée ne saurait caractériser un défaut d'examen de sa part. Par suite, ce moyen doit être écarté.

5. En quatrième lieu, d'une part aux termes de l'article 9 de la convention

franco-gabonaise du 2 décembre 1992 relative à la circulation et au séjour des personnes :

" Les ressortissants de chacune des Parties contractantes désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation de niveau supérieur sur le territoire de l'autre doivent, outre le visa de long séjour prévu à l'article 4, justifier d'une attestation d'inscription ou de pré-inscription dans l'établissement d'enseignement où s'effectue le stage, ainsi que, dans tous les cas, de moyens d'existence suffisants () ". Pour l'application des stipulations de la convention franco-gabonaise dont l'objet et la portée sont équivalentes à celles des dispositions de l'article

L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il appartient à l'administration, saisie d'une demande de délivrance d'une carte de séjour portant la mention

" étudiant ", de rechercher, à partir de l'ensemble des pièces du dossier et sous le contrôle du juge, si l'intéressée peut être raisonnablement regardée comme poursuivant effectivement des études sur le territoire français et d'apprécier la réalité et le sérieux des études poursuivies.

6. Aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. / ()" .

7. L'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, portant sur la délivrance des catégories de cartes de séjour temporaires prévues par les dispositions auxquelles il renvoie, n'institue pas une catégorie de titres de séjour distincte, mais est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France en qualité d'étudiant. Dès lors que l'article 9 de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992 prévoit la délivrance de titres de séjour pour les étrangers ayant la qualité d'étudiant, un ressortissant gabonais souhaitant obtenir un titre de séjour au titre de cette qualité doit être regardé comme relevant des stipulations de la convention précitée. Par suite, la décision contestée ne pouvait être légalement prise sur le fondement de ces dispositions.

8. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée.

9. En l'espèce, la décision attaquée trouve son fondement légal dans les stipulations de l'article 9 de l'accord franco-gabonais précité qui peuvent être substituées aux dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Cette substitution de base légale n'a pour effet de priver l'intéressée d'aucune garantie.

Par ailleurs, l'administration dispose, ainsi qu'il a été dit au point 5 du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'une ou l'autre de ces deux dispositions. Dans ces conditions, la demande de substitution de base légale présentée par le préfet du Nord doit être accueillie.

10. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que si Mme C, présente de manière régulière sur le territoire français depuis le 29 août 2019, a été admise en deuxième année de licence de langues étrangères appliquées à l'issue de l'année universitaire 2019-2020, elle n'est pas parvenue à valider cette deuxième année au cours des trois années universitaires qui ont suivies. L'émotion suscitée par le décès de son père en mai 2021, son choix d'accroître son activité professionnelle au cours des années 2021, 2022 et 2023 sans qu'elle ne démontre qu'il était imposé par la cessation des aides familiales perçues antérieurement, ou son infection par le virus du covid19 en mai 2021, ne peuvent expliquer ces échecs successifs aux examens de fin d'année d'autant que les relevés de notes versés ne révèlent aucune progression même partielle de l'intéressée. Dès lors, au regard de ces éléments et quand bien même l'intéressée se prévaut d'une fréquentation assidue et respectueuse de la bibliothèque universitaire, le préfet du Nord n'a ni méconnu les stipulations précitées de l'accord franco-congolais, ni commis d'erreur d'appréciation en considérant que l'intéressée ne justifiait pas d'un suivi réel et sérieux de ses études.

11. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "

12. Mme C, présente en France depuis 2019, est célibataire et sans charge de famille. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que si l'intéressée se prévaut de la présence sur le territoire français de deux frères, elle n'avait pas porté cet élément à la connaissance du préfet du Nord au moment du dépôt de sa demande de titre et n'établit pas qu'elle entretiendrait avec eux des relations régulières. De même, à l'exception de l'exercice d'activités professionnelles, elle ne justifie d'aucune insertion sociale particulière et n'établit pas être dépourvue de tout lien privé et familial dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge de dix-neuf ans. Dans ces conditions, la décision en litige n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de la requérante de mener une vie privée et familiale normale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

13. En quatrième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 10 et 12 du présent jugement, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle de Mme C, doit être écarté.

14. Il résulte de ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 23 mai 2023 par laquelle le préfet du Nord lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

15. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à se prévaloir de l'illégalité de la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour au soutien de ses conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

16. En deuxième lieu, par un arrêté du 14 avril 2023, publié le même jour au recueil n°92 des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Nord a donné délégation à

M. A D, adjoint à la cheffe du bureau du contentieux et du droit des étrangers, à l'effet de signer, notamment la décision contestée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision en litige doit être écarté.

17. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 12 du présent jugement, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

18. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 10 à 12 du présent jugement, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle de Mme C, doit être écarté.

En ce qui concerne la décision lui accordant un délai de départ volontaire :

19. Aux termes des dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation ".

20. Il ressort des pièces du dossier que si Mme C affirme que l'octroi d'un délai de départ volontaire de trente jours l'a contrainte à interrompre l'année universitaire en cours et a fait obstacle à ce qu'elle se présente à la session de rattrapage, elle n'en justifie aucunement.

Par suite, elle ne peut soutenir que le préfet, en fixant le délai de départ volontaire à trente jours, aurait méconnu les dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou commis une erreur d'appréciation dans leur application et le moyen ne peut qu'être écarté.

21. Il résulte de ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision fixant un délai de départ volontaire.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

22. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à se prévaloir de l'illégalité de la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français au soutien de ses conclusions à fin d'annulation.

23. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français.

/ Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". En outre, aux termes de l'article L. 612-10 du même code :

" Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".

24. Pour prononcer une interdiction de retour sur le territoire français, le préfet du Nord s'est fondé sur les conditions d'entrée et de séjour en France de la requérante, sur les circonstances qu'elle n'a fait état d'aucune attache privée et familiale en France et qu'elle n'établit pas être dépourvue de tels liens dans son pays d'origine, sur le fait qu'elle ne s'est pas soustraite à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement et que sa présence en France ne représente pas une menace pour l'ordre public. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision, tant dans son principe que dans sa durée, doit être écarté.

25. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux indiqués au point qui précède, Mme C n'ayant en outre pas fait mention dans le formulaire de demande de titre de la présence de ses frères sur le territoire français, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de la décision attaquée, que le préfet du Nord aurait commis une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions précitées, ni qu'il n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de Mme B, la circonstance que l'entrée en France de l'intéressée ait été qualifiée de " très récente " étant à cet égard sans incidence. Par suite les moyens ainsi invoqués doivent être écartés.

26. Il résulte de ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision lui interdisant le retour sur le territoire pour une durée d'un an.

27. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et

L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme F G C, à Me Schryve et au préfet du Nord.

Délibéré après l'audience du 13 mars 2025, à laquelle siégeaient :

- Mme Féménia présidente,

- Mme Bonhomme, première conseillère,

- Mme Huchette-Deransy première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 avril 2025

La présidente-rapporteure,

Signé

J. Féménia

L'assesseure la plus ancienne dans l'ordre du tableau,

Signé

F. BonhommeLa greffière,

Signé

M. E

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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