mercredi 5 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2404390 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP LONQUEUE-SAGALOVITSCH EGLIE-RICHTERS & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistré le 26 avril 2024, et un mémoire, enregistré le 13 mai 2024, la société Ramery Environnement, représentée par Bodart, demande au juge des référés :
1°) statuant sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :
- d'annuler la décision du 16 avril 2024 par laquelle la métropole européenne de Lille a rejeté son offre pour l'attribution du lot n° 8 du marché de traitement des déchets ménagers et assimilés non pris en charge dans les installations métropolitaines, ainsi que la décision attribuant ce lot à la société Recynov ;
- de suspendre cette procédure d'attribution ;
- d'enjoindre à la métropole européenne de Lille de reprendre cette procédure au stade de la sélection des offres ;
2°) de mettre à la charge de la métropole européenne de Lille la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la métropole européenne de Lille n'a pas respecté la méthode de notation du sous-critère 2 en lui attribuant une note de zéro, correspondant à l'absence de proposition d'optimisation du taux de valorisation des déchets, alors que son offre proposait un taux de valorisation des déchets de 40 % ;
- les horaires d'ouverture de la société Recynov, tels que mentionnés sur son site internet, ne correspondent pas aux exigences fixées dans les documents de la consultation, et que la métropole européenne de Lille aurait ainsi dû écarter cette offre comme irrégulière ;
- il semblerait que la société Recynov ne soit pas en mesure de traiter les volumes de déchets encombrants indiqués par la métropole européenne de Lille au regard des autorisations réglementaires dont elle dispose au titre du régime des installations classées pour la protection de l'environnement, et que la métropole européenne de Lille aurait ainsi dû, également pour ce motif, écarter cette offre comme irrégulière.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 mai 2024, la métropole européenne de Lille, représentée par Me Sagalovitsch, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 4 000 euros soit mise à la charge de la société Ramery Environnement au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mai 2024, la société Recynov, représentée par de Me de Saintignon-Kubato, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la société Ramery Environnement au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Robbe, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 13 mai 2024 à 11 heures, en présence de Mme Debuissy, greffière, M. Robbe, juge des référés, a lu son rapport et entendu :
- Me Badin, substituant Me Bodart, représentant la société Ramery Environnement ;
- Me Le Baube, substituant Me Sagalovitsch, représentant la métropole européenne de Lille ;
- et Me de Saintignon-Kubato, représentant la société Recynov.
Les parties ont été informées, par une lettre du 13 mai 2024, que la clôture d'instruction était différée au 15 mai 2024 à 16h00.
Considérant ce qui suit :
1. La métropole européenne de Lille (ci-après la MEL) a engagé une consultation pour l'attribution d'un appel ouvert ayant pour objet le traitement des déchets ménagers et assimilés non pris en charge dans les installations métropolitaines. La société Ramery Environnement, dont l'offre pour l'attribution du lot n° 8 (" traitement des déchets encombrants ") a été rejetée au profit de la société Recynov, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, d'annuler la décision du 16 avril 2024 par laquelle la métropole européenne de Lille a rejeté son offre pour l'attribution du lot n° 8 du marché de traitement des déchets ménagers et assimilés non pris en charge dans les installations métropolitaines, ainsi que la décision attribuant ce lot à la société Recynov, de suspendre cette procédure d'attribution et d'enjoindre à la métropole européenne de Lille de reprendre cette procédure au stade de la sélection des offres.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 551-1 du code de justice administrative : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation par les pouvoirs adjudicateurs de contrats administratifs ayant pour objet l'exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services, avec une contrepartie économique constituée par un prix ou un droit d'exploitation, la délégation d'un service public ou la sélection d'un actionnaire opérateur économique d'une société d'économie mixte à opération unique () ". Aux termes du I de l'article L. 551-2 du même code : " Le juge peut ordonner à l'auteur du manquement de se conformer à ses obligations et suspendre l'exécution de toute décision qui se rapporte à la passation du contrat, sauf s'il estime, en considération de l'ensemble des intérêts susceptibles d'être lésés et notamment de l'intérêt public, que les conséquences négatives de ces mesures pourraient l'emporter sur leurs avantages. / Il peut, en outre, annuler les décisions qui se rapportent à la passation du contrat et supprimer les clauses ou prescriptions destinées à figurer dans le contrat et qui méconnaissent lesdites obligations ".
3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient au juge du référé précontractuel de se prononcer sur les manquements aux règles de publicité et de mise en concurrence incombant à l'acheteur, invoqués à l'occasion de la passation d'un contrat. En vertu de ces mêmes dispositions, les personnes habilitées à agir pour mettre fin aux manquements de l'acheteur à ses obligations de publicité et de mise en concurrence sont celles susceptibles d'être lésées par de tels manquements. Il appartient dès lors au juge du référé précontractuel de rechercher si l'entreprise qui le saisit se prévaut de manquements qui, eu égard à leur portée et au stade de la procédure auquel ils se rapportent, sont susceptibles de l'avoir lésée ou risquent de la léser, fût-ce de façon indirecte en avantageant une entreprise concurrente.
En ce qui concerne la mise en œuvre de la formule de notation du sous-critère 2 :
4. Il n'appartient pas au juge du référé précontractuel, qui doit seulement se prononcer sur le respect, par l'acheteur public, des obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation d'un contrat, de se prononcer sur l'appréciation portée sur la valeur d'une offre ou les mérites respectifs des différentes offres. Il lui appartient, en revanche, lorsqu'il est saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que l'acheteur public n'a pas dénaturé le contenu d'une offre en en méconnaissant ou en en altérant manifestement les termes et procédé ainsi à la sélection de l'attributaire du contrat en méconnaissance du principe fondamental d'égalité de traitement des candidats.
5. Il résulte de l'article B) 2.4. du règlement de la consultation que la MEL a fixé deux critères de sélection des offres : la valeur technique (60 points) et le prix (40 points). Il résulte également de ce même article que le critère de la valeur technique est apprécié à travers trois sous-critères : le sous-critère 1.1 intitulé " efficacité du processus proposé pour assurer le tri des déchets " et pondéré à 22 points ; le sous-critère 2 intitulé " optimisation du taux de valorisation " et pondéré à 15 points ; et le sous-critère 3 intitulé " engagement sur la mise en place d'une APLI (Application Program Interface " et pondéré à 3. D'après ce même article B) 2.4. : " Le détail et la pondération des sous-critères composant la valeur technique sont repris dans le cadre du mémoire technique (CMT) transmis dans le dossier de consultation ". Ce CMT dispose que le sous-critère 2 " sera analysé sur la base du taux optimisé proposé par le soumissionnaire dans l'acte d'engagement (article 4). / La note maximale de 15 points sera attribuée à l'offre du soumissionnaire ayant proposé le taux de valorisation le plus élevé. Les autres offres obtiendront une note selon la formule de calcul suivante : / Note sous-critère 2 = (taux proposé par le soumissionnaire noté / taux proposé par le soumissionnaire le mieux disant) x 15 / En cas de proposition d'un taux de valorisation inférieur à 40 %, l'offre du soumissionnaire sera déclarée irrégulière / En cas d'absence de proposition d'optimisation du taux de valorisation dans l'acte d'engagement, la note attribuée au soumissionnaire sera de zéro ". Aux termes de l'article 7.3 du cahier des clauses techniques particulières (CCTP) : " Le taux de valorisation est le rapport entre les déchets valorisés et les déchets entrants sur le site de traitement du titulaire : Taux de valorisation = (Poids des déchets valorisés / Poids total des déchets entrants) x 100. / () / Le taux de valorisation à atteindre est renseigné par le titulaire à l'acte d'engagement. Il ne peut être inférieur à 40 %. La non-atteinte du taux de valorisation est pénalisée ". Il résulte expressément de l'ensemble de ces stipulations, lesquelles ne sont entachées d'aucune ambiguïté, et en particulier de l'intitulé même du sous-critère 2 (" optimisation du taux de valorisation ") que, en cas d'offre proposant un taux de valorisation des déchets de 40 %, c'est-à-dire ne proposant aucune optimisation du taux de valorisation de 40 %, la note attribuée à sous-critère sera de zéro.
6. Il résulte de ce qui précède que la MEL, en attribuant la note de 0/15, en ce qui concerne le sous-critère 2, à l'offre déposée par la société Ramery Environnement, qui proposait un taux de valorisation de 40 %, ne s'est pas écartée de la méthode de notation qu'elle avait fixée.
En ce qui concerne la régularité de l'offre déposée par la société Recynov :
7. Aux termes de l'article L. 2152-1 du code de la commande publique : " L'acheteur écarte les offres irrégulières, inacceptables ou inappropriées ". Aux termes de l'article L. 2152-2 du même code : " Une offre irrégulière est une offre qui ne respecte pas les exigences formulées dans les documents de la consultation, en particulier parce qu'elle est incomplète, ou qui méconnaît la législation applicable notamment en matière sociale et environnementale. "
8. Le choix de l'offre d'un candidat irrégulièrement retenu est susceptible d'avoir lésé le candidat qui invoque ce manquement, à moins qu'il ne résulte de l'instruction que sa candidature devait elle-même être écartée, ou que l'offre qu'il présentait ne pouvait qu'être éliminée comme inappropriée, irrégulière ou inacceptable.
Quant aux jours et horaires d'ouverture du site de traitement :
9. Aux termes de l'article 4 du cahier des clauses techniques particulières : " Le titulaire doit être en mesure d'assurer la réception des déchets sur son site de traitement aux jours et créneaux suivants : / - du lundi au samedi, de 8h à 20h ; / - le dimanche, de 9h à 13h * ; / - les jours fériés (sauf 1er janvier, 1er mai et 25 décembre). * La réglementation pouvant limiter l'accueil des déchets le dimanche, le titulaire est autorisé à mettre en place une solution alternative permettant les apports de déchets ce jour-là, dès lors qu'elle répond aux mêmes obligations de localisation d'exutoire, de pesée et de traçabilité des déchets ". Aux termes de l'article B) 2.3. du CCTP : " Il appartient aux soumissionnaires de remettre une proposition complète et conforme aux exigences indiquées dans les documents de la consultation. Dans le cas contraire, la proposition sera déclarée irrégulière conformément à l'article L2152-2 du code de la commande publique pour non-respect des exigences formulées dans les documents de la consultation. / () / Au titre de l'analyse de conformité de l'offre, le soumissionnaire fournit pour chaque site : Le(s) site(s) de traitement proposé(s) pour la réalisation des prestations de réception, pesée et tri des déchets encombrants. À cet effet, le soumissionnaire fournit pour chaque site : / ' adresse, jours et horaires d'ouverture du/des site(s) de traitement(s). / ' tout document attestant de la conformité règlementaire relative au fonctionnement du site de traitement. () ".
10. La société Ramery Environnement relève que, sur le site internet public de la société Recynov, les horaires d'ouverture sont mentionnés de la manière suivante : du lundi au vendredi de 7h30 à 12h et de 13h à 18h, et le samedi de 8h à 12h. Cependant, cette seule mention, dont il n'est pas sérieusement contesté qu'elle se rapporte aux horaires d'ouverture au public, ne peut, à elle seule, révéler que l'offre de la société Recynov serait, sur ce point, irrégulière. En tout état de cause, la société Recynov, invitée par la MEL, ainsi que la société Ramery Environnement, à régulariser son offre en apportant des précisions sur les horaires de son site de traitement a, par une lettre du 6 mars 2024, répondu que " Comme stipulé à la page 9 de notre Mémoire Technique remis lors de la réponse au présent marché, nous vous confirmons les horaires d'ouverture de notre site de traitement de Santes, à savoir : du lundi au vendredi, samedi et jours fériés : 6h à 21h et le dimanche de 9h à 13h ". Le moyen tiré de ce que l'offre déposée par la société Recynov ne respecte pas les exigences formulées quant aux horaires de fonctionnement du site de traitement ne peut, par suite, qu'être écarté.
Quant aux capacités règlementaires d'exploitation :
11. L'article 2.3. du CCTP comporte un tableau présentant " les tonnages de déchets encombrants à traiter sur les quatre dernières années ". Cet article précise que : " Ces quantités de déchets sont données à titre indicatif non contractuel ". A l'appui de son moyen tiré de ce que la MEL aurait dû écarter comme irrégulière l'offre déposée par la société Recynov, la société Ramery Environnement se borne à soutenir que " il semblerait que la société Recynov ne soit pas en mesure de traiter les volumes de déchets encombrants indiqués par la MEL au regard des autorisations réglementaires dont elle dispose au titre du régime des installations classées pour la protection de l'environnement ". Ce faisant, la société Ramery Environnement, qui fait essentiellement état d'une éventualité, n'établit, ni même ne soutient sérieusement, que l'offre déposée par la société Recynov serait irrégulière au regard des exigences posées par l'article 2.3 du CCTP. Au demeurant, la société Recynov fait valoir, quant à elle de façon précise, que sa capacité de stockage réglementaire lui permet de traiter les volumes de déchets indiqués, et, à cet égard, d'une part rappelle les prescriptions règlementaires auxquelles sont soumises son établissement, fixées par l'arrêté du 6 juin 2018 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations de transit, regroupement, tri ou préparation en vue de la réutilisation de déchets relevant du régime de la déclaration au titre de la rubrique n° 2711 (déchets d'équipements électriques et électroniques), 2713 (métaux ou déchets de métaux non dangereux, alliage de métaux ou déchets d'alliage de métaux non dangereux), 2714 (déchets non dangereux de papiers, cartons, plastiques, caoutchouc, textiles, bois) ou 2716 (déchets non dangereux non inertes) de la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement, et, d'autre part produit le récépissé de son établissement par lequel les prestations du marché seront exécutées. La société Ramery Environnement, au vu de ces pièces, n'a pas davantage précisé son moyen, qui ne peut ainsi qu'être écarté.
Sur les frais du litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la MEL, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme réclamée au titre des frais du procès par la société Ramery Environnement.
13. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Ramery Environnement une somme de 1 500 euros à verser à la MEL, ainsi qu'une somme identique à verser à la société Recynov, au titre de ces mêmes dispositions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société Ramery Environnement est rejetée.
Article 2 : La société Ramery Environnement versera à la métropole européenne de Lille et à la société Recynov une somme de 1 500 euros chacune, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Ramery Environnement, à la métropole européenne de Lille et à la société Recynov.
Fait à Lille, le 5 juin 2024.
Le juge des référés,
Signé,
J. ROBBE
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N° 2304390
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026