mardi 3 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2404822 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | LAAZAOUI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 mai 2024 et 18 juin 2024, Mme B A, représentée par Me Laazaoui, demande au tribunal :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 11 avril 2024 par lequel le préfet du Nord a rejeté sa demande de renouvellement d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
3°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) d'enjoindre, à défaut, au préfet du Nord de procéder à un nouvel examen de sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler le temps de ce réexamen ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement d'un titre de séjour :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 9 de la convention entre la République française et la République sénégalaise ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle excipe, à l'encontre de cette décision, de l'illégalité de la décision portant refus de renouvellement d'un titre de séjour ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle excipe, à l'encontre de cette décision, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 mai 2024, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
L'aide juridictionnelle totale a été accordée à Mme A par une décision du 23 septembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Dakar le 1er août 1995 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lemée,
- et les observations de Me Laazaoui représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, née le 16 janvier 2002 à Louga (Sénégal), de nationalité sénégalaise, est entrée en France le 11 août 2021 sous couvert d'un visa de type D portant la mention " étudiant " valable du 1er août 2021 au 31 juillet 2022. Elle a bénéficié d'un titre de séjour portant la mention " étudiant " valable du 17 novembre 2022 au 16 novembre 2023. Le 4 octobre 2023, elle a sollicité du préfet du Nord le renouvellement de son titre de séjour. Par un arrêté du 11 avril 2024, dont elle demande l'annulation, le préfet du Nord a rejeté sa demande de renouvellement d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Par une décision du 23 septembre 2024, postérieure à l'introduction de la requête, Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, ses conclusions tendant à l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement d'un titre de séjour :
3. Aux termes de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté. "
4. Par une ordonnance n° 2404854 du 15 mai 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Lille a rejeté les conclusions présentées par Mme A tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté du préfet du Nord du 11 avril 2024 en tant qu'il porte refus de renouvellement de son titre de séjour au motif qu'aucun des moyens présentés n'était propre à faire naître, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. Mme A et son conseil ont été informés, en application des dispositions précitées de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, dans le courrier de notification du 15 mai 2024 de l'ordonnance de référé, que la requérante devait confirmer expressément, dans le délai d'un mois, le maintien de sa requête au fond, et qu'à défaut de confirmation, elle serait réputée s'être désistée d'office. Aucune confirmation n'étant parvenue à la juridiction dans le délai imparti, Mme A ayant produit un mémoire, enregistré le 18 juin 2024, soit postérieurement à l'expiration de ce délai, Mme A est réputée s'être désistée des conclusions tendant à l'annulation de la décision du préfet du Nord du 11 avril 2024 portant refus de renouvellement de son titre de séjour. Il y a lieu de donner acte de ce désistement d'office. Le juge des référés ne s'étant pas prononcé sur la légalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de renvoi, le tribunal reste saisi au fond des conclusions tendant à l'annulation de ces décisions.
En ce qui concerne le moyen commun à plusieurs décisions :
5. L'arrêté contesté vise et cite les stipulations et les dispositions dont il fait application, en particulier l'article 9 de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal et les articles L. 611-1 et L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelle les conditions d'entrée et de séjour de Mme A et sa situation familiale, précise qu'elle ne justifie pas d'une progression effective et significative dans ses études, ni de leur caractère réel et sérieux et indique qu'elle ne justifie pas se trouver dans l'un des cas dans lesquels un étranger ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire. Cet arrêté, qui comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde, est ainsi suffisamment motivé. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
S'agissant du moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant refus de renouvellement d'un titre de séjour :
6. En premier lieu, dès lors que la situation des ressortissants sénégalais sollicitant la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " étudiant " est intégralement régie par les stipulations de l'accord franco-sénégalais du 1er août 1995 relative à la circulation et au séjour des personnes, Mme A ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, ce moyen doit être écarté comme inopérant.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 9 de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Dakar le 1er août 1995 : " Les ressortissants de chacun des États contractants désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation qui ne peut être assuré dans le pays d'origine, sur le territoire de l'autre État doivent, pour obtenir le visa de long séjour prévu à l'article 4, présenter une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement choisi, ou une attestation d'accueil de l'établissement où s'effectue le stage. Ils doivent en outre justifier de moyens d'existence suffisants, tels qu'ils figurent en annexe. / Les intéressés reçoivent, le cas échéant, un titre de séjour temporaire portant la mention "étudiant". Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite des études ou du stage, ainsi que de la possession de moyens d'existence suffisants ".
8. Pour l'application de ces stipulations, il appartient à l'autorité administrative, saisie d'une demande de renouvellement d'un titre de séjour présentée en qualité d'étudiant, d'apprécier, sous le contrôle du juge, la réalité et le sérieux des études effectivement poursuivies, en tenant compte de l'assiduité, de la progression et de la cohérence du cursus suivi.
9. Il ressort des pièces du dossier que Mme A s'est inscrite en première année de licence mention " droit " à l'université de Lille pour l'année universitaire 2021-2022. Elle a été déclarée ajournée au premier semestre avec une moyenne de 6,9 et défaillante au second semestre lors de la première session. Lors de la seconde session, elle a été déclarée ajournée au premier semestre avec une moyenne de 9,395 et défaillante au second semestre. Lors de l'année universitaire 2022-2023, elle s'est inscrite en première année de licence mention " psychologie " à l'université de Lille et a été déclarée défaillante aux deux semestres. Pour l'année universitaire 2023-2024, elle s'est d'abord réinscrite en première année de licence mention " psychologie " puis s'est inscrite en première année de brevet de technicien supérieur mention " gestion petite et moyenne entreprise " (BTS GPME). Elle a obtenu une moyenne de 10,7 au premier semestre. Pour expliquer ces résultats, la requérante produit des comptes-rendus d'hospitalisation qui indiquent qu'elle a été hospitalisée du 22 au 25 janvier 2022 en raison d'un malaise avec douleurs épigastriques, le 25 janvier 2023 pour une douleur abdominale et le 12 octobre 2023 pour des céphalées. Toutefois, ces différents éléments médicaux ne mentionnent pas que les problèmes de santé rencontrés par l'intéressée auraient pu perturber le suivi de ses études. Si l'attestation rédigée par le responsable du BTS GPME et le chef d'établissement indique que Mme A " est investie et montre de l'intérêt pour la formation ", que " le niveau général est bon " et qu'elle " travaille avec motivation les matières professionnelles pour acquérir les compétences nécessaires à la validation du diplôme ", toutefois, elle ne permet pas d'expliquer les échecs successifs en première année de licence mention " droit " puis mention " psychologie ". En outre, contrairement à ce que soutient Mme A, son parcours universitaire n'est pas cohérent afin d'obtenir un master en droit des affaires. Enfin, en tout état de cause, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que la requérante aurait sollicité des aménagements spécifiques ou des reports d'examen auprès de l'université de Lille eu égard à son état de santé. Dès lors, le préfet du Nord a pu à bon droit considérer que Mme A ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de ses études. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 9 de la convention entre la République française et la République sénégalaise doit être écarté.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
11. En l'espèce, Mme A, née le 16 janvier 2002 à Louga (Sénégal), de nationalité sénégalaise, est entrée en France le 11 août 2021 sous couvert d'un visa de type D portant la mention " étudiant " valable du 1er août 2021 au 31 juillet 2022. Elle a bénéficié d'un titre de séjour portant la mention " étudiant " valable du 17 novembre 2022 au 16 novembre 2023. Elle est sans enfant. Si elle se prévaut de la présence en France de son fiancé dont elle n'avait pas fait mention dans sa demande de renouvellement de son titre de séjour, toutefois, elle ne justifie pas de la régularité de son séjour. En outre, si son père est régulièrement présent en France, elle n'établit ni la réalité, ni l'intensité des liens qu'elle entretiendrait avec lui, alors qu'il est présent en France depuis 1997 et qu'elle n'est arrivée sur le territoire français qu'en 2021. Par ailleurs, elle ne justifie d'aucune insertion sociale ou professionnelle. Enfin, elle n'établit pas être dénuée de tout lien au Sénégal où elle a résidé jusqu'à l'âge de 19 ans et où réside notamment sa mère. Dans ces conditions, la décision en litige n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de la requérante de mener une vie privée et familiale normale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
12. En quatrième et dernier lieu, il ressort de la décision attaquée que le préfet s'est livré à un examen sérieux et particulier de la situation de Mme A. Par suite, le moyen doit être écarté.
13. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant refus de renouvellement d'un titre de séjour doit être écarté.
S'agissant des autres moyens :
14. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 11 du présent jugement, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
15. En deuxième lieu, il ressort de la décision attaquée que le préfet s'est livré à un examen sérieux et particulier de la situation de Mme A. Par suite, le moyen doit être écarté.
16. En troisième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 11 du présent jugement, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences de la décision contestée sur sa situation personnelle doit être écarté.
17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
18. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
19. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 11 du présent jugement, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
20. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision fixant le pays de destination doivent être rejetées.
21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent l'être également.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'admission provisoire de Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il est donné acte du désistement d'office de Mme A de ses conclusions à fin d'annulation de la décision du préfet du Nord du 11 avril 2024 portant refus de renouvellement de son titre de séjour.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au préfet du Nord.
Copie en sera transmise pour information au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 12 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Fabre, président,
Mme Monteil, première conseillère,
M. Lemée, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 décembre 2024.
Le rapporteur,
Signé
M. LEMÉE
Le président,
Signé
X. FABRE
Le greffier,
Signé
A. DEWIÈRE
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026