mardi 12 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2405449 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | GOMMEAUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 mai 2024, M. D A, représenté par Me Gommeaux, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 10 janvier 2024 par lequel le préfet du Nord a rejeté sa demande de titre de séjour " étudiant ", l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) à titre principal, d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet du Nord de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et de lui délivrer dans l'attente de ce réexamen un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros à verser à son conseil au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 contre renonciation de la part de ce conseil au bénéfice de l'indemnité versée au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
En ce qui concerne le moyen commun aux différentes décisions :
- cet arrêté a été signé par une personne dont il n'est pas établi qu'elle était compétente pour ce faire ;
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
- cette décision méconnaît les stipulations de l'article 9 la convention entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République du Sénégal relative à la circulation et au séjour des personnes du 1er août 1995 ;
- elle est entachée d'une erreur de fait ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il excipe, à l'encontre de cette décision, de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
- il excipe, à l'encontre de cette décision, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juin 2024, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
L'aide juridictionnelle totale a été accordée à M. A par une décision du 18 mars 2024.
La clôture de l'instruction a été fixée au 30 juillet 2024 à 12 h 00 par une ordonnance en date du 30 mai 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République du Sénégal relative à la circulation et au séjour des personnes du 1er août 1995 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Monteil,
- et les observations de Me Cliquennois, substituant Me Gommeaux, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. D A, né le 24 septembre 1992 au Sénégal, de nationalité sénégalaise, est entré en France le 6 septembre 2017, sous couvert d'un visa long séjour " étudiant ", valable du 1er septembre 2017 au 1er septembre 2018. Il a ensuite été mis en possession d'un titre de séjour " étudiant " valable du 2 septembre 2018 au 1er septembre 2019, régulièrement renouvelé jusqu'au 3 février 2023. Le 6 janvier 2023, il a sollicité auprès de la préfecture du Nord le renouvellement de son titre de séjour portant la mention " étudiant ". Par un arrêté du 10 janvier 2024, dont M. A demande l'annulation, le préfet du Nord a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun aux différentes décisions :
2. L'arrêté contesté a été pris par Mme C B, cheffe de la section des mesures individuelles et du contentieux de la préfecture du Nord, qui était compétente pour ce faire en vertu d'un arrêté du 27 novembre 2023, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs n° 343 de l'Etat dans le département du Nord. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit, dès lors, être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 110-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le présent code régit, sous réserve du droit de l'Union européenne et des conventions internationales, l'entrée, le séjour et l'éloignement des étrangers en France ainsi que l'exercice du droit d'asile ". Aux termes de l'article 9 de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République sénégalaise relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Dakar le 1er août 1995 : " Les ressortissants de chacun des Etats contractants désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation qui ne peut être assuré dans le pays d'origine, sur le territoire de l'autre Etat doivent, pour obtenir le visa de long séjour prévu à l'article 4, présenter une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement choisi, ou une attestation d'accueil de l'établissement où s'effectue le stage. Ils doivent en outre justifier de moyens d'existence suffisants, tels qu'ils figurent en annexe. / Les intéressés reçoivent, le cas échéant, un titre de séjour temporaire portant la mention "étudiant". Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite des études ou du stage, ainsi que de la possession de moyens d'existence suffisants ". Aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "étudiant" d'une durée inférieure ou égale à un an. / () / Cette carte donne droit à l'exercice, à titre accessoire, d'une activité professionnelle salariée dans la limite de 60 % de la durée de travail annuelle ".
4. Ces dispositions permettent au préfet, dans l'hypothèse où la limite de 60 % de la durée du travail annuelle n'est pas respectée par l'étudiant étranger, tant de retirer son titre de séjour que d'en refuser le renouvellement. Toutefois, elles n'imposent pas au préfet de retirer ou refuser de renouveler une carte de séjour en qualité d'étudiant et ne le privent pas du pouvoir de régularisation qui lui appartient toujours au regard de la situation particulière de chaque étranger, notamment au regard de la réalité et du sérieux du suivi de ses études.
5. D'une part, il ressort des pièces du dossier que M. A s'est inscrit à son arrivée en France en première année de master portant la mention " droit, économie, gestion mention droit public " au titre de l'année universitaire 2017-2018 au sein de l'Université de Lille. Il a validé cette année et s'est inscrit en deuxième année de master au titre de l'année universitaire 2018-2019, mais il a été déclaré défaillant. Il s'est donc réinscrit en deuxième année de master au titre de l'année 2019-2020 et il a validé cette année. Cette même année 2019-2020, le requérant s'est inscrit à l'examen d'entrée au Centre Régional de Formation Professionnelle des Avocats (CRFPA) au sein de l'Université de Lille, mais il a été déclaré défaillant à cet examen. Il s'est réinscrit à cet examen d'entrée au titre de l'année universitaire 2020 - 2021 mais son inscription n'a pas pu être prise en compte à la suite d'une erreur dont il n'est pas responsable. Il s'est de nouveau inscrit à l'université de Lille en année de préparation à cet examen d'entrée au titre de l'année universitaire 2021-2022 et 2022-2023 mais a échoué ledit examen avec des moyennes respectives de 6,9/20 et 5/20. Si le requérant fait valoir le caractère sélectif de cet examen, il est constant qu'il n'a pas été admissible au terme des épreuves écrites sur ses deux dernières tentatives, et il n'apporte aucun élément sérieux de nature à justifier le second échec audit examen avec des notes encore plus basses qu'à la dernière tentative. En outre, M. A n'apporte aucun élément tendant à démontrer son assiduité, son sérieux et ses résultats dans le cadre de la préparation de l'examen. Par suite, il ne produit dans le cadre de l'instance aucun élément justifiant de la poursuite effective de ses études depuis l'année 2020.
6. D'autre part, M. A, titulaire d'un titre de séjour portant la mention " étudiant ", a conclu un contrat de travail à durée indéterminée le 27 juin 2022 avec la société Servi-fret qui prévoyait une durée de travail de 22,50 heures par semaine. Le préfet ayant statué sur la demande de titre de séjour de M. A un an après le dépôt de ladite demande, la situation d'emploi de M. A avait alors changé et sa durée de travail avait été ramenée à 21,25 heures par semaine par un avenant conclu le 1er mars 2023. Ainsi, le contrat de travail conclu par l'intéressé ne l'employait plus sur une durée supérieure à 60 % de la durée de travail annuelle depuis neuf mois au moment de l'édiction de l'arrêté. C'est donc à tort que le préfet du Nord a retenu ce second motif pour prendre la décision de refus de séjour contestée. Toutefois, il résulte de l'instruction que le préfet du Nord aurait pris la même décision s'il n'avait pas retenu cet élément. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 9 de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République sénégalaise relative à la circulation et au séjour des personnes doit être écarté.
7. En deuxième lieu, le requérant soutient que le préfet du Nord a entaché l'arrêté du 10 janvier 2024 d'une erreur de fait en retenant qu'il avait essuyé quatre échecs consécutifs à l'examen d'entrée au CRFPA et produit à ce titre une attestation de l'Institut d'Etudes judiciaires de l'université de Lille qui démontre que son inscription au titre de l'année universitaire 2020-2021 n'a pas pu être prise en compte du fait d'une erreur comptable indépendante de son fait. Toutefois il ressort de ce qui a été dit au point 5 que cette erreur de fait n'était pas de nature à modifier le sens de la décision litigieuse. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.
8. En troisième et dernier lieu, M. D A, né le 24 septembre 1992 au Sénégal, de nationalité sénégalaise, est entré en France le 6 septembre 2017 pour y effectuer des études. Célibataire et sans charge de famille sur le territoire, il fait valoir la présence de son oncle et de sa tante, de nationalité française, et de cousins sans pour autant démontrer dans le cadre de l'instance la proximité des liens qui les uniraient, alors que résident dans son pays d'origine ses parents, son frère et sa sœur, pays où il a lui-même vécu jusqu'à l'âge de 24 ans. Par suite, et malgré le fait que M. A s'est vu décerner par la ministre déléguée auprès du ministre de l'intérieur chargée de la citoyenneté un diplôme de " prodige de la République " en récompense de son engagement citoyen durant la crise sanitaire, et qu'il a donné toute satisfaction dans le cadre des contrats de travail passés au titre de ses activités accessoires, la décision de refus de séjour n'est pas entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle du requérant.
9. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de titre de séjour doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision de refus de séjour à l'encontre de la décision d'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
11. En second lieu, le moyen tiré de l'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle du requérant doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux retenus au point 8.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
13. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
14. Il ressort des pièces du dossier que M. A résidait en France depuis plus de six années à la date de l'arrêté attaqué, qu'il n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et que son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public, le requérant justifiant par ailleurs s'être vu décerner par la ministre déléguée auprès du ministre de l'intérieur chargée de la citoyenneté un diplôme de " prodige de la République " pour le féliciter de son engagement citoyen exemplaire au moment de la crise du COVID - 19. Par suite, M. A est fondé à soutenir que le préfet du Nord, en prenant une décision d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an à son encontre, a fait une inexacte appréciation des dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est seulement fondé à demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français qu'il conteste.
Sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte :
16. Le présent jugement, qui annule l'arrêté attaqué uniquement en tant qu'il fixe une interdiction de retour sur le territoire français d'un an, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par le requérant sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du préfet du Nord du 10 janvier 2024 portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an est annulée.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D A, au préfet du Nord et à Me Gommeaux.
Copie en sera transmise pour information au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 15 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Fabre, président,
Mme Monteil, première conseillère,
M. Lemée, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 novembre 2024.
La rapporteure,
Signé
A.-L. MONTEIL
Le président,
Signé
X. FABRE
Le greffier,
Signé
A. DEWIÈRE
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026