jeudi 20 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2406310 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | AARPI PANTONE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 juin 2024, M. D C, représenté par Me Léron, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à la commission de propagande compétente pour l'ensemble des circonscriptions électorales du département du Nord de cesser l'acheminement des documents électoraux destinés aux électeurs et aux bureaux de vote, relatifs à la candidature de Mme A B aux élections législatives des 30 juin 2024 et 7 juillet 2024 dans la première circonscription du Nord ;
2°) d'enjoindre aux présidents des bureaux de vote de la première circonscription du Nord de ne pas disposer sur les tables de décharge de ces bureaux les bulletins de vote au nom de Mme B, jusqu'à ce que cette dernière fasse disparaître de son matériel électoral toute mention de nature à introduire une confusion avec sa propre candidature ;
3°) d'enjoindre au préfet du Nord et aux présidents des bureaux de vote de la première circonscription du Nord d'informer les électeurs que, conformément aux dispositions de l'article R. 104 du code électoral, il leur est loisible de déposer dans l'urne un bulletin manuscrit dans l'hypothèse où ils souhaiteraient apporter leur suffrage à Mme B ;
4°) d'ordonner toutes mesures utiles pour assurer l'absence de diffusion des documents électoraux de Mme B.
Il soutient que :
- le présent litige est au nombre de ceux dont le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administratif, est compétent pour connaître ;
- la condition d'urgence doit être regardée comme satisfaite eu égard à la nécessité d'interrompre, à très bref délai, l'acheminement et la distribution aux électeurs des documents électoraux de Mme B, compte tenu des risques majeurs qu'emportent, pour la sincérité du scrutin, les mentions figurant sur ces documents et notamment la référence explicite à la coalition électorale du " Nouveau Front Populaire ", dont il est le candidat unique officiellement investi pour la première circonscription du Nord ; ces opérations d'acheminement doivent être achevées le 26 juin 2024 au plus tard, aux termes du Mémento du candidat émis par le ministre de l'intérieur et des outre-mer en vue de l'organisation de cette élection ;
- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à la sincérité de l'exercice du droit de vote et à la liberté d'expression du suffrage, dès lors que Mme B a reporté sur sa circulaire électorale ainsi que sur son bulletin de vote une charte graphique proche de ses propres documents électoraux ainsi que la mention, dans une typographie presque identique à la typographie officielle, du " Nouveau Front Populaire ", alors que cette alliance électorale ne désigne qu'un seul candidat par circonscription et qu'il est, en l'espèce, le candidat unique du " Nouveau Front Populaire " investi pour la première circonscription du Nord où se présente également Mme B ; au surplus, les documents électoraux de Mme B font précéder le logo du " Nouveau Front Populaire " de la mention " en soutien au ", cette indication étant de nature à tromper les électeurs sur l'existence d'une investiture de cette candidate par la coalition électorale en cause et sur l'aval que sa candidature aurait reçu des partis composant cette alliance ; cette circonstance est d'autant plus de nature à altérer la sincérité du scrutin que la durée de la campagne électorale est courte et que, ayant été investi tardivement en lieu et place de M. E, député sortant de cette circonscription après que celui-ci a renoncé à l'investiture qui lui avait été initialement accordée, sa qualité de candidat unique du " Nouveau Front Populaire " présenté par le mouvement " La France Insoumise " est insuffisamment connue des électeurs pour permettre de lever toute ambiguïté sur l'identité du candidat unique de cette coalition.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juin 2024, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir :
-à titre principal, que la requête est irrecevable, en ce que la contestation du contenu des documents électoraux des candidats ne peut être formée que devant le juge de l'élection, postérieurement à la tenue du scrutin, et qu'elle est à ce titre formée devant une juridiction incompétente pour en connaître et, au surplus, prématurée ;
-à titre subsidiaire, que la commission de propagande, ayant dûment constaté que les circulaires électorales et les bulletins de vote imprimés pour Mme B respectaient les prescriptions, respectivement des articles R. 27 et R. 29 du code électoral ainsi que celles des articles L. 52-3, R. 30 et R. 103 du même code, n'est en revanche pas compétente pour se prononcer sur le contenu de ces documents et, notamment, sur la véracité des soutiens, investitures ou nuances politiques mentionnés sur les documents électoraux en cause.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Constitution, et notamment son préambule ;
- le code électoral ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et son décret d'application n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
-le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Livenais, premier vice-président, pour statuer sur les demandes de référé, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 20 juin 2024 à 10 h 00 :
- le rapport de M. Livenais, juge des référés ;
- les observations de Me Léron, représentant M. C, qui conclut aux mêmes fins que sa requête introductive d'instance, par les mêmes moyens, conclut en outre à la mise à la charge de Mme B de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et soutient en outre que la reprise à l'identique, sur les documents électoraux de Mme B, des éléments de la charte graphique du " Nouveau Front Populaire " est nécessairement de nature à tromper les électeurs sur l'existence d'une investiture dont elle disposerait du chef de l'un des partis politiques de cette alliance électorale, alors même que M. C est le candidat unique de cette alliance, de sorte que la sincérité du scrutin est indubitablement affectée par ces circonstances ;
- et les observations de Me Thieffry et de Me Potié, représentant Mme B, qui concluent à la barre à ce qu'elle soit provisoirement admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle, au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. C de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; ils soutiennent, en premier lieu que les risques de confusion des électeurs allégués par M. C, à les supposer caractérisés, ne sauraient caractériser l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales mises en œuvre à l'occasion du scrutin en cause qui justifierait, compte tenu de la compétence de principe du juge de l'élection en matière de contenu des documents électoraux, l'intervention d'une décision du juge des référés statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en deuxième lieu que la candidature de Mme B, présentée à l'origine en réaction à l'investiture de M. E, est notoirement distincte, compte tenu de l'intense couverture médiatique de ces événements, de celle du candidat officiellement investi par le mouvement " La France Insoumise " de sorte qu'aucune confusion ne saurait exister dans l'esprit des électeurs sur son absence d'affiliation à la coalition électorale " Nouveau Front Populaire " qu'elle n'a au demeurant jamais revendiquée, en troisième lieu que sa sensibilité de gauche lui permet cependant d'indiquer son soutien à la plate-forme programmatique du " Nouveau Front Populaire " qui regroupe d'ailleurs, outre les quatre organisations politiques habilitées à investir un candidat unique par circonscription en vue des élections législatives au nom de cette alliance, un certain nombre d'organisations et d'associations représentant la société civile de sorte que ce soutien ne saurait remettre en cause, en quatrième lieu qu'en dépit de la brièveté de la campagne électorale, M. C dispose de l'ensemble des moyens de nature à faire connaître aux électeurs sa qualité de candidat unique officiellement investi au nom de la coalition électorale " Nouveau Front Populaire " et en cinquième et dernier lieu que les mentions relatives aux " Nouveau Front Populaire " sur ses documents électoraux ne sauraient tromper les électeurs sur sa qualité de candidate classée par le ministère de l'intérieur et des outre-mer de sensibilité " divers gauche " dès lors que M. C est le seul à faire figurer sur ses documents électoraux les logos des quatre partis politiques ayant constitué cette alliance électorale et soutenant sa candidature unique et qu'au demeurant, d'autres candidats investis dans les mêmes conditions par l'un des partis de cette coalition dans d'autres circonscriptions électorales ont fait imprimer des circulaires électorales et bulletins de vote s'écartant des éléments de charte graphique du " Nouveau Front Populaire ", utilisés par M. C.
Le préfet du Nord n'étant ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du même code : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. () ".
2. M. C a été investi le 16 juin 2024 par le mouvement politique " La France Insoumise " comme candidat aux élections législatives du 30 juin 2024 et du 7 juillet 2024 dans la première circonscription du Nord. En vue de ces élections, le mouvement " La France Insoumise " forme avec les partis politiques " Parti communiste français ", " Parti socialiste " et " Les Ecologistes " une alliance électorale dénommée " Nouveau Front Populaire ". En vertu des accords électoraux conclus entre ces quatre organisations, M. C est également le seul candidat investi dans la première circonscription du Nord pour représenter la coalition électorale " Nouveau Front Populaire " à l'occasion de ces élections. M. C demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en premier lieu d'enjoindre à la commission de propagande compétente pour l'ensemble des circonscriptions électorales du département du Nord de cesser l'acheminement des documents électoraux destinés aux électeurs et aux bureaux de vote relatifs à la candidature de Mme A B, également candidate à l'élection législative des 30 juin 2024 et 7 juillet 2024 dans cette même circonscription, en deuxième lieu d'enjoindre aux présidents des bureaux de vote de la première circonscription du Nord de ne pas disposer sur les tables de décharge de ces bureaux les bulletins de vote au nom de Mme B, jusqu'à ce que cette dernière fasse disparaître de son matériel électoral toute mention de nature à introduire une confusion avec sa propre candidature, en troisième lieu au préfet du Nord et aux présidents des bureaux de vote de la circonscription concernée d'informer les électeurs de la possibilité pour eux de déposer dans l'urne un bulletin manuscrit dans l'hypothèse où ils souhaiteraient apporter leur suffrage à Mme B et, en quatrième et dernier lieu, d'ordonner toutes mesures utiles pour assurer l'absence de diffusion des documents électoraux de Mme B.
Sur la demande de Mme B tendant à son admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".
4. Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire de Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense par le préfet du Nord :
5. En principe, la critique des documents de propagande ou de vote n'est pas détachable du contentieux des opérations électorales. Une contestation à leur sujet ne peut donc être formulée qu'après le scrutin, devant le juge de l'élection. Toutefois, le juge des référés peut, avant le scrutin, faire usage des pouvoirs qu'il tient de l'article L. 521-2 du code de justice administrative dans le cas où, en raison de circonstances particulières, apparaîtrait une illégalité grave et manifeste de nature à affecter la sincérité du vote.
6. Contrairement à ce que fait valoir le préfet du Nord, il résulte de ce qui est rappelé au point 5. de la présente ordonnance que le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative précité, est compétent pour connaître de la présente requête en dépit de la compétence de principe du juge de l'élection pour apprécier de l'incidence du contenu des documents électoraux sur la sincérité du scrutin. Cette même requête, eu égard à son objet qui vise à prévenir une atteinte grave et manifestement illégale aux conditions de l'exercice du suffrage et de la sincérité du vote, ne présente pas davantage un caractère prématuré. Ainsi, la fin de non-recevoir opposée en défense par le préfet du Nord et tirée de l'irrecevabilité de la requête de M. C ne peut qu'être écartée.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
7. Il résulte, en premier lieu, de l'instruction que M. C a été investi par le mouvement " La France Insoumise " dans la première circonscription du Nord en qualité de candidat unique de l'alliance " Nouveau Front Populaire " après que M. E, député sortant de cette même circonscription et initialement investi par " La France Insoumise ", a déclaré renoncer à cette investiture le 16 juin 2024. Mme B a présenté, pour sa part, sa candidature dans cette même circonscription en déclarant par voie de presse soutenir le programme défendu par l'alliance électorale " Nouveau Front Populaire " et s'est vu attribuer par le ministre de l'intérieur et des outre-mer, en vue du déroulement des élections législatives des 30 juin 2024 et 7 juillet 2024, la nuance électorale " Divers Gauche ".
8. Il résulte, en deuxième lieu, de l'instruction que si Mme B a reçu le soutien de diverses personnalités et mouvements appartenant à des organisations membres de l'alliance " Nouveau Front Populaire ", elle n'a pas revendiqué, tant dans ses documents électoraux que dans ses diverses expressions publiques depuis le dépôt de sa candidature, une quelconque investiture électorale au nom de cette coalition de la part de l'une des quatre organisations politiques habilitées, en vertu de leur accord électoral, à investir un candidat unique par circonscription sous l'étiquette commune " Nouveau Front Populaire ". En outre, dans les circonstances de l'espèce, un retentissement médiatique local et national particulièrement important a été donné, d'une part à l'investiture puis au retrait de M. E et à l'investiture consécutive de M. C par le mouvement " La France Insoumise " pour l'alliance électorale " Nouveau Front Populaire " et, d'autre part, aux motifs de la candidature de Mme B, publiquement présentés par cette dernière comme résultant de l'investiture de M. E au nom de cette même alliance.
9. Il résulte, en troisième et dernier lieu, de l'instruction que, si le bulletin de vote et la circulaire électorale de Mme B utilisent, dans une typographie et une mise en page très semblables aux documents électoraux de M. C, un logo " Nouveau Front Populaire " et, s'agissant de la circulaire électorale de Mme B, un code de couleurs également très similaire à celui de la charte graphique utilisée le plus fréquemment par les candidats investis par l'alliance " Nouveau Front Populaire " et qu'en outre, ces documents électoraux mentionnent que Mme B est candidate " en soutien au Nouveau Front Populaire ", la circulaire électorale et le bulletin de vote de M. C comportent seuls les logos des quatre formations politiques habilitées à investir les candidats au nom de la coalition électorale " Nouveau Front Populaire ". Au demeurant, la commission de propagande a homologué l'ensemble de ces documents lors de sa séance du 17 mai 2024 comme l'atteste le procès-verbal de cette séance, produit par le préfet du Nord dans le cadre de l'instance.
10. Les formations politiques et les candidats disposant, en tout état de cause, des moyens de manifester leurs idées, leurs soutiens, leurs désaccords et leurs analyses et d'informer les électeurs dans le cadre du débat électoral en cours, nonobstant la brièveté de la campagne électorale et sans qu'y fasse obstacle la circonstance, invoquée par M. C, selon laquelle il disposerait d'une notoriété moindre, en qualité de candidat investi par le mouvement " La France Insoumise " pour l'alliance " Nouveau Front Populaire ", de celle dont bénéficiait le député sortant de la circonscription en cause, la demande présentée au juge des référés ne révèle ainsi, en l'espèce, l'existence d'aucune circonstance particulière faisant apparaître une illégalité grave et manifeste de nature à affecter la sincérité du vote justifiant qu'il fasse usage, avant le scrutin, des pouvoirs qu'il tient de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête de M. C présentées sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
12. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme B, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. C demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
13. D'autre part, Mme B ayant été provisoirement admise, ainsi qu'il a été dit, au bénéfice de l'aide juridictionnelle, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. C la somme que celle-ci demande au bénéfice de son conseil en vertu de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme B est admise à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. C est rejetée.
Article 3 : La demande de Mme B présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique est rejetée.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D C, à Mme A B, à Me Thieffry et Me Potié et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée, pour son information, au préfet du Nord.
Fait à Lille, le 20 juin 2024.
Le juge des référés,
Signé,
Y. LIVENAIS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026