mardi 9 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2406893 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | ZAIRI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 juin 2024, M. A B, représenté par Me Zaïri, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2)° d'annuler l'arrêté en date du 26 juin 2024 par lequel le préfet du Nord lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
3°) d'enjoindre au préfet de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans cette attente ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision lui refusant un délai de départ volontaire :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de ses garanties de représentation ;
En ce qui concerne la décision faisant interdiction de retour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et sa durée est excessive.
La requête a été communiquée au préfet du Nord qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Bonhomme en application de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bonhomme, magistrate désignée ;
- les observations de Me Karila, avocate de M. B, intervenant en lieu et place de Me Zaïri, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens qu'elle développe ; elle soulève en outre à l'encontre de la décision faisant obligation à M. B de quitter le territoire français le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle soulève enfin, à l'encontre de la décision faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, les moyens tiré de l'erreur de fait et de la méconnaissance des dispositions de l'article L 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au regard des liens intenses que M. B justifie avoir en France ;
- les observations de Me Hacker, représentant le préfet du Nord, qui conclut au rejet de la requête de M. B au motif que les moyens soulevés ne sont pas fondés ;
- et les observations de M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant marocain né le 13 août 1992, demande l'annulation de l'arrêté en date du 26 juin 2024 par lequel le préfet du Nord lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Sur la demande d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. / () ". Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer l'admission provisoire de M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision faisant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, la décision par laquelle le préfet du Nord a fait obligation de quitter le territoire français, qui n'avait pas à mentionner l'ensemble des éléments relatifs à la situation de M. B, comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde. Ces considérations sont suffisamment développées pour permettre à l'intéressé de comprendre et de discuter les motifs de cette décision et pour permettre au juge d'exercer son contrôle. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
5. Il ressort des pièces du dossier que M. B est arrivé en France en mars 2016, muni d'un visa C Schengen délivré par les autorités consulaires espagnoles. Il a été marié en 2019 avec une ressortissante française, avec laquelle la vie commune n'a toutefois duré que six mois et dont il a divorcé en 2023. Aucun enfant n'est issu de cette union. Si M. B se prévaut de la présence en France de son frère, chez lequel il a résidé à son arrivée en 2016 puis depuis la rupture de la vie commune avec son épouse, et s'il justifie, par les nombreuses attestations et photographies qu'il verse aux débats ainsi que par la présence de ses proches à l'audience, être très largement intégré dans la famille de son frère et de sa belle-sœur, il ne démontre pas qu'il serait isolé au Maroc où résident encore ses parents et où lui-même a vécu jusqu'à l'âge de 24 ans. Il ne justifie par ailleurs pas, hormis la présence de la famille de son frère en France, avoir noué sur le territoire français des liens privés d'une particulière intensité. Enfin s'il indique à l'audience avoir travaillé comme préparateur de commande et s'il justifie que son employeur avait rempli en juillet 2021 une demande d'autorisation de travail pour conclure un contrat de travail avec lui, il n'allègue ni ne démontre qu'il exercerait actuellement un emploi en France. Dans ces conditions, le préfet du Nord n'a pas, en faisant obligation à M. B de quitter le territoire français, porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
6. En dernier lieu, compte tenu de la situation de M. B telle qu'énoncée au point précédent, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
7. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit aux points 3 à 6, le moyen tiré de l'illégalité de la décision faisant obligation à M. B de quitter le territoire français doit être écarté.
8. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni des pièces du dossier que le préfet du Nord n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de M. B. Par suite, ce moyen doit être écarté.
9. En dernier lieu, compte tenu de la situation de M. B telle qu'énoncée au point 5 et eu égard au fait qu'il n'est pas isolé au Maroc où résident ses parents et où lui-même a vécu jusqu'à ses 24 ans, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
10. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit aux points 3 à 6, le moyen tiré de l'illégalité de la décision faisant obligation à M. B de quitter le territoire français doit être écarté.
11. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni des pièces du dossier que le préfet du Nord n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de M. B. Par suite, ce moyen doit être écarté.
12. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". L'article L. 612-3 de ce code précise que : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () ; / 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / () ; / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () ".
13. Il ressort des pièces du dossier que M. B, qui est entré en France en mars 2016 muni de son passeport recouvert d'un visa " C " Etats Schengen délivré par les autorités consulaires espagnoles, s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la période de validité de son visa sans solliciter la délivrance d'un titre de séjour. Il s'est par ailleurs soustrait à l'exécution d'un précédent arrêté en date du 26 septembre 2017 du préfet du Nord lui faisant obligation de quitter le territoire français, confirmé par un jugement du tribunal de Lille en date du 15 mai 20218. Il ressort enfin du procès-verbal d'audition de M. B réalisée le 26 juin 2024 par les services de police, que l'intéressé a déclaré résider " à droite à gauche " dans des logements mis à disposition par son frère ou un ami. Si M. B soutient s'être mal exprimé lors de son audition et s'il justifie désormais, dans le cadre de l'instance vivre au domicile de son frère à Lille, ces éléments n'avaient pas été portés à la connaissance du préfet lorsqu'il a pris la décision attaquée. En tout état de cause, il résulte de l'instruction que le préfet du Nord aurait pris la même décision s'il ne s'était fondé que sur les 2° et 5° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée a été prise en méconnaissance des dispositions du 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
14. En dernier lieu, compte tenu de la situation de M. B telle qu'énoncée au point 5, le moyen tiré de ce que la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
En ce qui concerne la décision faisant interdiction de retour sur le territoire français :
15. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". En outre, aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
16. Pour faire interdiction à M. B de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans, le préfet du Nord s'est fondé sur la durée de présence de l'intéressé en France depuis 2016, sur la circonstance " qu'il ne justifi[ait] d'aucun élément d'ancienneté ou de lien particulier avec France ", sur le fait qu'il avait déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement et que sa présence ne représentait pas une menace pour l'ordre public. Or, ainsi qu'il a été dit au point 5, le requérant démontre entretenir en France des relations intenses avec son frère, sa belle-sœur et leurs enfants, avec lesquels il vit depuis près de huit ans et dont il apparaît être l'un des membres à part entière. Dans ces conditions, et alors même que M. B a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, le préfet du Nord, en lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Dès lors que le principe d'une interdiction de retour sur le territoire français n'est pas divisible de sa durée, l'erreur d'appréciation ainsi commise par le préfet du Nord entache la décision attaquée d'une illégalité totale et doit entraîner son annulation.
17. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête dirigés contre cette décision, que M. B est fondé à demander l'annulation de la décision en date du 26 juin 2024 par laquelle le préfet du Nord lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est uniquement fondé à demander l'annulation de la décision du 26 juin 2024 par laquelle le préfet du Nord lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
19. Le présent jugement n'implique pas que le préfet réexamine la situation de M. B et qu'il lui délivre une autorisation provisoire de séjour. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par le requérant doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante pour l'essentiel dans la présente instance, une somme au titre de ces dispositions et de celles de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée. Par suite, les conclusions présentées par M. B sur ce fondement doivent être rejetées.
DÉCIDE :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : La décision du 26 juin 2024 par laquelle le préfet du Nord a fait interdiction à M. B de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans est annulée.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Brigitte Karila et au préfet du Nord.
Lu en audience publique le 9 juillet 2024.
La magistrate désignée,
signé
F. BONHOMMELa greffière,
signé
F. JANET
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026