vendredi 26 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2407299 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP GROS-HICTER ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces, enregistrées les 11 juillet 2024 et 12 juillet 2024, la société par actions simplifiée (SAS) Telle mère tel fils, représentée par Me Jamais, demande au tribunal :
1°) de prononcer la suspension de l'exécution de la décision du 5 juillet 2024 par laquelle le maire de la commune de Saint-André-lez-Lille a prononcé la fermeture administrative du commerce L'échappée verte dans l'attente de l'obtention d'une autorisation administrative d'ouverture ;
2°) de mettre à la charge de ladite commune la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête, dirigée contre un acte à caractère décisoire, est recevable ;
- la condition d'urgence est remplie dès lors que, faute de pouvoir rouvrir rapidement, elle sera condamnée à disparaître ;
- elle justifie de plusieurs moyens de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée ;
- il n'est pas établi que la décision contestée ait été signée par une personne qui était compétente pour ce faire ;
- la décision contestée est entachée d'un vice de procédure par méconnaissance des dispositions de l'article R. 143-45 du code de la construction et de l'habitation dès lors que la commission de sécurité compétente n'a jamais visité les locaux exploités ni même émis un quelconque avis ;
- elle est entachée d'un vice de procédure par méconnaissance de l'article L. 143-3 du code de la construction et de l'habitation dès lors qu'aucune procédure préalable n'a été mise en œuvre ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle est fondée sur un défaut d'autorisation d'ouverture alors que le commerce objet de la décision n'est pas soumis à autorisation d'ouverture ;
- elle est manifestement disproportionnée dès lors qu'aucune dangerosité de quelque nature que ce soit n'est relevée par la commune.
Par un mémoire, enregistré le 23 juillet 2024, la commune de Saint-André-lez-Lille, représentée par la SCP Manuel Gros, Héloïse Hicter, Audrey d'Halluin et associés, conclut au non-lieu à statuer et au rejet des conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que, si le caractère faisant grief du courrier adressé à la société requérante est discutable, elle a cependant adressé un nouveau courrier retirant la décision précédente et se contente désormais de lui indiquer qu'au regard des infractions constatées, une visite de la commission de sécurité interviendra dans les meilleurs délais.
Par un mémoire, enregistré le 23 juillet 2024, la société requérante représentée par Me Jamais conclut au non-lieu sur les conclusions principales et au maintien des conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Fabre, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier en date du 5 juillet 2024, le maire de la commune de Saint-André-lez-Lille a mis en demeure la société requérante, dans un délai de dix jours, de régulariser sa situation en soumettant le dossier de sécurité requis et en obtenant l'avis favorable de la commission de sécurité et lui a indiqué qu'elle lui serait gré de prendre en considération les dispositions législatives et réglementaires applicables du code de la construction et de l'habitation en maintenant son commerce fermé à compter de la réception dudit courrier. Par la requête dont le tribunal est saisi, la société requérante doit être regardée comme demandant la suspension de l'exécution de cette décision. Par un nouveau courrier, daté du 22 juillet 2024, postérieur à l'introduction de la requête, le maire de la commune de Saint-André-lez-Lille retire la décision contestée. Il n'y a, par suite, plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension présentées par la société requérante.
2. Il y a par ailleurs lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune défenderesse la somme de 1 500 euros à verser à la société Telle mère tel fils au titre des frais exposés par cette dernière et non compris dans les dépens, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension d'exécution présentées par la société Telle mère tel fils.
Article 2 : La commune de Saint-André-lez-Lille versera à la SAS Telle mère tel fils la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS Telle mère tel fils et à la commune de Saint-André-lez-Lille.
Fait à Lille le 26 juillet 2024.
Le juge des référés,
Signé
X. FABRE
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026