lundi 5 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2407873 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | BOUBAKER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 26 juillet et le 2 août 2024, M. A B demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 juillet 2024 par lequel le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cent cinquante (150) euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de deux mille (2 000) euros, à verser à son conseil, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
- il est insuffisamment motivé ;
- il a été pris par une autorité incompétente ;
- il lui a été notifié dans une langue qu'il ne comprend pas ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- le préfet n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation préalablement à son édiction ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation dans l'application des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public et qu'il ne présente pas de risque de fuite ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale en raison de l'illégalité, invoquée par voie d'exception, de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité, invoquée par voie d'exception, de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant à sa durée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
La requête a été communiquée au préfet du Nord le 1er août 2024.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Grard en application de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Grard, magistrate désignée,
- les observations de Me Boubaker qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens ; elle soutient en outre que la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur de droit dès lors que M. B remplit les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour de plein droit, en tant que parent de deux enfants français ;
- les observations de M. B ;
- et les observations de Me Dussault, représentant le préfet du Nord.
Considérant ce qui suit :
1. Par sa requête, M. B, ressortissant surinamais, né le 7 août 1998, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 23 juillet 2024 par lequel le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Sur les moyens communs aux décisions attaquées :
2. En premier lieu, par un arrêté du 5 mars 2024 publié le même jour au recueil spécial n° 2024-097 des actes administratifs spécial de la préfecture, le préfet du Nord a donné délégation à Mme C, attachée d'administration de l'Etat, adjointe à la cheffe du bureau de la lutte contre l'immigration irrégulière, signataire de la décision en litige, à effet de signer notamment les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire manque en fait et doit dès lors être écarté.
3. En second lieu, les décisions attaquées mentionnent, avec une précision suffisante, les circonstances de fait et de droit qui en constituent le fondement pour mettre utilement le requérant en mesure d'en discuter les motifs et le juge d'exercer son contrôle. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation des décisions attaquées doit, dès lors, être écarté.
4. En dernier lieu, les conditions de notification d'une décision sont sans incidence sur la légalité de celle-ci. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la notification des décisions attaquées ne peut qu'être écarté.
Sur les autres moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Nord n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation de M. B préalablement à l'édiction de la décision attaquée.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. B est entré pour la dernière fois sur le territoire français le 14 janvier 2024. Il a été condamné le 22 janvier 2024 par le tribunal correctionnel de Lille à une peine de huit mois d'emprisonnement pour des faits de transport non autorisé de stupéfiants et de détention non autorisée de stupéfiants. Il a été élargi le 25 juillet 2024. Dans ces conditions, compte tenu de sa durée de présence sur le territoire français en dehors de sa durée d'emprisonnement, de la gravité des faits pour lesquels il a été condamné et de leur caractère récent, le préfet du Nord a procédé à une exacte appréciation de la situation en fondant sa décision sur le 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. ".
9. Il ressort des pièces du dossier que si M. B est né en France, il ne produit aucun élément permettant de corroborer ses propos selon lesquels il a toujours vécu en Guyane, où il aurait été scolarisé. S'il soutient que toute sa famille, à l'exception d'une sœur, vit en Guyane en situation régulière, il ne l'établit que pour sa mère, qui dispose d'un titre de séjour de deux ans. Les deux passeports qu'il produit, appartenant à des hommes portant le même nom patronymique, présentés comme ses frères, ne suffisent pas à établir le lien de parenté allégué, ni l'intensité de la relation. En outre, par la seule attestation produite, il n'établit pas la réalité ni la durée de la vie commune alléguée avec une ressortissante française en Guyane. S'il soutient avoir eu deux enfants de nationalité française avec cette ressortissante, il ressort des pièces du dossier qu'il n'a pas reconnus les enfants concernés et il n'établit en tout état de cause pas qu'il contribue à leur entretien et à leur éducation. Dans ces conditions, et en l'état de l'instruction, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation dans l'application des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle de M. B doivent être écartés.
10. En quatrième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être écartés.
11. En dernier lieu, les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable au litige, prévoient que seuls les mineurs ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Dès lors, et M. B n'établissant en tout état de cause pas qu'il est père d'enfants français remplissant les conditions d'octroi d'un titre de séjour de plein droit, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
12. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 23 juillet 2024 par laquelle le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français.
Sur les autres moyens dirigés contre la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
13. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, (), qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
14. Ainsi qu'il a été dit précédemment, M. B a été condamné le 22 janvier 2024 par le tribunal correctionnel de Lille à une peine de huit mois d'emprisonnement pour des faits de transport non autorisé de stupéfiants et de détention non autorisée de stupéfiants. Il a en outre déclaré lors de son audition le 29 mai 2024 être préalablement connu des services de police pour des faits de recel. Dans ces conditions et compte tenu de la gravité des faits pour lesquels il a été condamnés et de leur caractère récent, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que le préfet du Nord a considéré que son comportement constituait une menace pour l'ordre public. Par ailleurs, il résulte du procès-verbal d'audition du 29 mai 2024 que M. B, qui n'était en possession d'aucun document d'identité et a déclaré être entré sur le territoire français sous couvert d'un passeport volé, a déclaré être sans domicile fixe avant son incarcération. Il ressort en outre des pièces du dossier que sa sœur, domiciliée à Roubaix, a attesté l'héberger à compter du 26 juillet 2024, soit postérieurement à la décision attaquée. Par suite, M. B ne présentait pas de garanties de représentation suffisantes et le préfet du Nord a fait une exacte appréciation de sa situation en estimant qu'il présentait un risque de fuite au sens du 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen doit par suite être écarté.
15. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 24 juillet 2024 par laquelle le préfet du Nord a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire.
Sur les autres moyens dirigés contre la décision fixant le pays de destination :
16. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 12 que le moyen tiré de l'illégalité, invoquée par voie d'exception, de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
17. En second lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est dépourvu des précisons suffisantes permettant au juge d'en apprécier le bien-fondé. Il ne peut, par suite, qu'être écarté.
18. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 24 juillet 2024 par laquelle le préfet du Nord a fixé le pays de destination.
Sur les autres moyens dirigés contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
19. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 12 que le moyen tiré de l'illégalité, invoquée par voie d'exception, de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
20. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
21. Il ressort des pièces du dossier que la dernière entrée sur le territoire français de M. B avant son incarcération est très récente, qu'ainsi qu'il a été dit précédemment, même s'il est né en France, il n'établit pas s'y être maintenu de façon continue depuis, ni y avoir fixé le centre des intérêts privés et familiaux. Par ailleurs, ainsi qu'il a été dit précédemment, son comportement doit être regardé comme constituant une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, quand bien même M. B n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que le préfet du Nord a fixé à deux ans la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français. Le moyen doit, par suite, être écarté.
22. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être écartés.
23. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 23 juillet 2024 par laquelle le préfet du Nord lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
24. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles relatives aux frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet du Nord.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 août 2024.
La magistrate désignée,
Signé :
E. GRARD La greffière,
Signé :
V. LESCEUX
La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026