mercredi 22 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2409658 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS HOUDART ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 septembre 2024, Mme A B, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 21 juin 2024 par laquelle la directrice de l'établissement public de santé mentale (EPSM) des Flandres l'a radiée des cadres ;
2°) d'annuler pour excès de pouvoir les décisions de la directrice de l'EPSM des Flandres de la considérer en absence non motivée du 16 mars au 16 avril 2024 et du 30 mai au 20 juin 2024 ;
3°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision par laquelle la directrice de l'EPSM des Flandres lui a réclamé la somme de 1 142,73 euros au titre d'un perçu à tort pour une période de vingt jours du 1er au 20 juin 2024 ;
4°) d'enjoindre à l'EPSM des Flandres de la réintégrer dans son ancien grade ;
5°) de condamner l'EPSM des Flandres à lui verser la somme de 5 000 euros au titre du préjudice moral ;
6°) de mettre à la charge de l'EPSM des Flandres la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La requête a été communiquée à l'établissement public de santé mentale des Flandres, représenté par Me Jacquet, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par une lettre du 6 novembre 2024, Mme B a été informée qu'à défaut de réception de la confirmation du maintien de ses conclusions dans un délai d'un mois, elle serait réputée s'en être désistée en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / () ". Aux termes de l'article R. 612-5-1 de ce code : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".
2. Il ressort des pièces produites par Mme B que, d'une part, par décision du 18 octobre 2024, la décision du 27 juin 2024 la plaçant en congé sans traitement du 30 mai au 20 juin 2024 a été retirée et, d'autre part, par une autre décision du 18 octobre 2024, Mme B a été " rétablie dans les droits des agents exerçant leurs fonctions à temps plein pendant son congé de maternité du 20 mai 2024 au 18 novembre 2024 ". Dans ces conditions, l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur.
3. Mme B a été, en application des dispositions précitées de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, invitée, par un courrier du président de la formation de jugement du 6 novembre 2024, dont la requérante a accusé réception le même jour par le biais de l'application télérecours, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions et informée de ce que, à défaut de confirmation, elle serait réputée s'être désistée d'office. Aucune confirmation n'étant parvenue à la juridiction dans le délai qui lui avait été imparti, Mme B doit être réputée s'être désistée de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à l'établissement public de santé mentale des Flandres.
Fait à Lille, le 22 janvier 2025.
Le premier vice-président,
signé
Y. Livenais
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515745
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Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502101
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