mercredi 2 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2409733 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | BASILI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 septembre 2024, M. C A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 18 juin 2024 par lequel le préfet de l'Aube a fixé son pays de destination en exécution de la peine d'interdiction de territoire français de sept ans à laquelle il a été condamné.
M. A soutient que la décision attaquée :
- a été prise par une autorité incompétente ;
- est insuffisamment motivée ;
- ne lui a pas été notifiée dans une langue qu'il comprend ;
- méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 septembre 2024, le préfet du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête, qui doit être regardée comme dirigée contre la décision du 18 septembre 2024 du préfet du Bas-Rhin plaçant M. A en rétention administrative, est irrecevable, cette décision ayant déjà été contestée devant le juge judiciaire seul compétent pour en connaître ;
- à supposer que la requête soit regardée comme dirigée contre la décision du 18 juin 2024 du préfet de l'Aube fixant son pays de destination en exécution de la peine d'interdiction judiciaire de sept ans à laquelle a été condamné Mme A, cette requête est tardive.
La requête a été communiquée au préfet de l'Aube qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code pénal ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Varenne en application de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Varenne, magistrate désignée, qui informe les parties, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative et R. 922-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que le jugement est susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre la décision du préfet du Bas-Rhin du 18 septembre 2024 fixant le pays à destination duquel M. A doit être renvoyé en exécution de la peine d'interdiction judiciaire de sept ans à laquelle il a été condamné, cette décision étant inexistante ;
- les observations de Me Basili, représentant M. A, qui demande à ce que la requête soit regardée comme dirigée contre la décision du préfet du Bas-Rhin du 18 septembre 2024 laquelle doit être regardée comme fixant le pays à destination duquel M. A doit être renvoyé en exécution de la peine d'interdiction judiciaire de territoire français de sept ans à laquelle il a été condamné ; il soutient que cette décision a été prise par une autorité incompétente, qu'elle est insuffisamment motivée et n'est pas signée ; il soutient également, à supposer que la requête soit regardée comme étant dirigée contre la décision du préfet de l'Aube du 18 juin 2024 fixant le pays de destination de M. A, que le délai de recours de deux mois ouvert à l'encontre de cette décision n'a pas commencé à courir dès lors qu'elle ne lui a pas été valablement notifiée ;
- les observations de M. A, assisté de M. B, interprète assermenté en langue arabe, qui répond aux questions posées par le tribunal.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant marocain né le 2 juillet 1997 à Ouardana (Maroc), a été condamné par un jugement du tribunal correctionnel de Montpellier du 25 mars 2022 à une peine d'emprisonnement de trois ans pour des faits d'extorsion avec violences ayant entraîné une incapacité totale de travail n'excédant pas huit jours en récidive assortie d'une peine d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 5 ans. Par un arrêté du 5 juillet 2022, la cour d'appel de Montpellier a porté la durée de cette interdiction à 7 ans. Alors qu'il se trouvait encore détenu au centre de détention de Villenauxe-la-Grande, dans l'Aube (10), M. A a fait l'objet, le 18 juin 2024, d'un arrêté du préfet de l'Aube fixant son pays de destination en exécution de la peine d'interdiction judiciaire de territoire français de 7 ans à laquelle il a été condamné. A sa levée d'écrou, le 29 juin 2024, il a été placé au centre de rétention administrative de Geispolsheim, dans le Bas-Rhin (67). Cette rétention a été interrompue du fait de son hospitalisation sous contrainte du 5 septembre au 13 septembre 2024. A sa sortie d'hospitalisation, il a de nouveau été placé en retenue administrative pour vérification de son droit au séjour et, par un arrêté du 18 septembre 2024, le préfet du Bas-Rhin l'a à nouveau placé en centre de rétention. M. A qui indique, dans sa requête, vouloir contester la décision fixant son pays de destination doit être regardé comme contestant la décision du 18 juin 2024 par laquelle le préfet de l'Aube a fixé son pays de destination en exécution de la peine d'interdiction judiciaire de territoire français de 7 ans à laquelle il a été condamné. Il doit également être regardé, eu égard à ses déclarations lors de l'audience, comme contestant la décision du préfet du Bas-Rhin du 18 septembre 2024 qui, selon lui, fixerait également son pays de destination en exécution de la décision de la même peine d'interdiction judiciaire de territoire français.
Sur la recevabilité des conclusions dirigés contre la décision du préfet du Bas-Rhin du 18 septembre 2024 :
2. M. A a été placé pour la dernière fois en rétention administrative le 18 septembre 2024 par arrêté du préfet du Bas-Rhin. Cet arrêté lui a été notifié oralement le 18 septembre 2024 et il lui a été remis, lors de cette notification, en plus de l'arrêté de placement en rétention, un courrier daté du 18 septembre 2024 intitulé " notification d'un arrêté portant maintien sous surveillance d'un étranger en instance de départ ". Ce courrier l'informait d'une part que " sur la base de l'interdiction du territoire français d'une durée de 7 ans rendue le 5 juillet 2024 par la cour d'appel de Montpellier, il sera[it] reconduit vers le pays dont il a la nationalité () " et, d'autre part, " qu'il sera[it] maintenu sous surveillance dans un local non-pénitentiaire à compter du 18 septembre 2024 à 17H00 pour une durée de 48 heures ". Ce courrier mentionnait, ensuite, la possibilité pour M. A de faire un recours contre " la décision " dans un délai de 48 heures devant le juge des libertés et de la rétention et, enfin, exposait : " lui notifions cette décision ainsi que ses droits au centre de rétention : vous êtes placé en centre de rétention administrative () ". En dépit de la rédaction maladroite de ce courrier qui omet de faire référence à la décision du préfet de l'Aube du 18 juin 2024 fixant le pays de renvoi de M. A en exécution de la peine d'interdiction judiciaire de territoire français à laquelle il a été condamné, il ressort clairement de son contenu que celui-ci ne visait qu'à préciser à M. A les conditions de son placement en centre de rétention et les voies et délais de recours ouverts contre cette décision de placement en centre de rétention. Contrairement à ce que soutient l'intéressé, ce courrier ne peut être regardé comme révélant une nouvelle décision fixant son pays de destination en exécution de la peine d'interdiction judiciaire de territoire de sept ans à laquelle il a été condamné. Par suite, ses conclusions dirigées contre une telle décision, qui est inexistante, sont irrecevables et doivent être rejetées.
3. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 741-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision de placement en rétention peut la contester devant le magistrat du siège du tribunal judiciaire, dans un délai de quatre jours à compter de sa notification. / Il est statué suivant la procédure prévue aux articles L. 743-3 à L. 743-18. ".
4. A supposer que M. A ait entendu demander l'annulation de l'arrêté du préfet du Bas-Rhin du 18 septembre 2024 le plaçant en centre de rétention administrative, il ressort des dispositions précitées de l'article L. 741-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que seul le juge des libertés et de la détention est compétent pour connaître de telles conclusions. Au demeurant, il ressort des pièces du dossier que M. A a formé un recours contre l'arrêté de placement en rétention du 18 septembre 2024 devant le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Lille, lequel a rejeté son recours par une ordonnance du 21 septembre 2024. Ses conclusions dirigées contre un tel arrêté sont donc en tout état de cause également irrecevables et doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du préfet de l'Aube du 18 juin 2024 fixant le pays de destination de M. A en exécution de la peine d'interdiction judiciaire de territoire français à laquelle ce dernier a été condamné :
5. En premier lieu, eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, soumis à la formalité de publication, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. Par un arrêté du 18 avril 2023, publié le 27 avril suivant au recueil n° 051 des actes administratifs de la préfecture de l'Aube, le préfet de l'Aube a donné délégation à M. Mathieu Orsi, secrétaire général de la préfecture de l'Aube, signataire de l'arrêté en litige, à effet de signer, notamment, la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige manque en fait et doit être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 641-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La peine d'interdiction du territoire français susceptible d'être prononcée contre un étranger coupable d'un crime ou d'un délit est régie par les dispositions des articles 131-30, 131-30-1 et 131-30-2 du code pénal. ". Aux termes de l'article 131-30 du code pénal : " Lorsqu'elle est prévue par la loi, la peine d'interdiction du territoire français peut être prononcée, à titre définitif ou pour une durée de dix ans au plus, à l'encontre de tout étranger coupable d'un crime ou d'un délit. / L'interdiction du territoire entraîne de plein droit la reconduite du condamné à la frontière, le cas échéant, à l'expiration de sa peine d'emprisonnement ou de réclusion. () ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 721-3 du même code : " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une décision de mise en œuvre d'une décision prise par un autre État, d'une interdiction de circulation sur le territoire français, d'une décision d'expulsion, d'une peine d'interdiction du territoire français ou d'une interdiction administrative du territoire français. ". L'article L. 721-4 de ce code dispose que : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; /3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible.
Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".
7. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1o Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () / ". La décision fixant le pays de renvoi d'un étranger frappée d'une peine d'interdiction du territoire français présente le caractère d'une mesure de police qui doit être motivée en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
8. Il résulte des dispositions précitées qu'aussi longtemps que la personne condamnée n'a pas obtenu de la juridiction qui a prononcé la condamnation pénale le relèvement de sa peine d'interdiction du territoire, l'autorité administrative est tenue de pourvoir à son exécution en édictant à son encontre une décision motivée fixant son pays de destination, sous réserve qu'une telle décision n'expose pas l'intéressé à être éloigné à destination d'un pays dans lequel sa vie ou sa liberté serait menacée, ou d'un pays où il serait exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
9. En l'espèce, la décision attaquée comporte les considérations de fait et de droit sur lesquelles elle se fonde et sa motivation atteste, en particulier, de ce que le préfet a examiné les éventuelles craintes du requérant en cas de retour dans son pays de nationalité. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision en litige doit être écarté.
10. En troisième lieu, les conditions de notification d'une décision sont sans incidence sur sa légalité, par suite le moyen tiré de ce que l'arrêté en litige n'aurait pas été notifié à M. A dans une langue qu'il comprend est inopérant et doit être écarté.
11. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
12. M. A soutient qu'il craint, en cas de retour au Maroc, d'être exposé à des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'il souffre de troubles psychiatriques qui ne pourront pas être pris en charge de façon adaptée dans cet Etat. S'il ressort des pièces versées lors de l'audience que le requérant a été hospitalisé à plusieurs reprises lors de sa détention, y compris à la demande d'un représentant de l'Etat, qu'il bénéficiait d'un suivi psychiatrique en détention et qu'il prend un traitement médicamenteux composé en particulier de benzodiazépines et d'antipsychotiques, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que son traitement ne serait pas disponible au Maroc et qu'il ne pourrait effectivement bénéficier dans ce pays d'un traitement adapté à son état de santé. En outre, s'il ressort des pièces produites à l'audience que plusieurs des membres de la famille de l'intéressé, en particulier son père et sa grand-mère, sont de nationalité française ou résident régulièrement en France, ces éléments sont insuffisants pour établir que celui-ci se trouverait, en cas de retour au Maroc, dans un état d'isolement et de dénuement tels qu'il serait exposé, de ce fait, à un risque de traitements inhumains et dégradants. Par suite, le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 18 juin 2024 par laquelle le préfet de l'Aube a fixé son pays de destination en exécution de la peine d'interdiction judiciaire de sept ans de territoire français à laquelle il a été condamné.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, au préfet de l'Aube et au préfet du Bas-Rhin.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 octobre 2024.
La magistrate désignée
Signé
M. VARENNE
La greffière,
Signé
N. CARPENTIER
La République mande et ordonne aux préfets de l'Aube et du Bas-Rhin en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026