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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2409883

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2409883

jeudi 31 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2409883
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSCP SHBK AVOCATS SEGARD BRIOUT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 septembre 2024, Mme A B, représentée par Me Benoît Titran, avocat, demande au juge des référés :

1°) de suspendre, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision réputée intervenue le 7 août 2024 par laquelle l'établissement public de santé mentale (EPSM) de l'agglomération lilloise a refusé de faire droit à sa demande tendant au retrait de la décision du 22 janvier 2024 portant refus de versement de l'allocation de retour à l'emploi à raison de la rupture, le 28 juillet 2023, de son contrat de travail ;

2°) de suspendre, par voie de conséquence, les effets de la décision du 22 janvier 2024 ;

3°) d'enjoindre à l'EPSM de l'agglomération lilloise de lui verser l'allocation d'aide au retour à l'emploi à compter du 29 juillet 2023, sous astreinte de 2 000 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'EPSM de l'agglomération lilloise la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie, dès lors que la décision en litige a pour conséquence une dégradation soudaine, importante et imprévisible de sa situation matérielle, dès lors, d'une part, qu'elle a perdu les revenus de son activité salariée d'un montant de 24 000 euros environ, d'autre part, que les revenus de son activité accessoire ne lui permettent pas de payer ses charges fixes, d'autre part, que le refus de lui verser l'allocation de retour à l'emploi la prive d'accéder au service public de l'emploi et porte une atteinte grave à sa liberté de travailler, qui constitue une liberté fondamentale ;

- la décision attaquée a été prise en méconnaissance de l'article L. 5424-2 du code du travail, dès lors qu'il revenait à l'EPSM, compte tenu de la durée de ses services, d'instruire sa demande tendant au bénéfice de l'allocation de retour à l'emploi ;

- la décision attaquée a été prise en méconnaissance de l'article L. 243-4 du code des relations entre le public et l'administration ;

- la décision du 22 janvier 2024 est illégale, dès lors qu'elle remplissait les conditions pour bénéficier du l'allocation de retour à l'emploi.

- la décision attaquée a été prise en méconnaissance du principe d'égalité.

Par un mémoire enregistré le 23 octobre 2024, Mme B demande au juge des référés de lui donner acte de son désistement.

Vu :

- les pièces du dossier ;

Vu

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Huguen, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A B, née le 12 décembre 1995 à Lille, a exercé, dans le cadre de contrats de travail, la profession d'infirmière au sein de l'établissement public de santé mentale (EPSM) de l'agglomération lilloise. Le 31 juillet 2022, elle a démissionné de l'EPSM pour créer une activité indépendante dans le domaine du bien-être et exercer les fonctions d'infirmière au sein de la société Biolam 59. Le 28 juillet 2023, elle a bénéficié d'une rupture conventionnelle de son contrat de travail avec la société Biolam. Mme B s'est inscrite, le 8 août 2023, à Pôle emploi en qualité de demandeur d'emploi et élaboré un projet personnalisé d'accès à l'emploi pour structurer et développer son activité non salariée et s'engager à répondre aux offres d'emplois raisonnables à temps partiel en infirmerie générale. Le 23 août 2023, Mme B a demandé à l'EPSM de l'agglomération lilloise le bénéfice de l'allocation de retour à l'emploi. Par une lettre du 15 septembre 2023, le directeur général de l'établissement, d'une part, a refusé implicitement de faire droit à sa demande, d'autre part, lui a proposé plusieurs postes d'infirmière à pourvoir dans l'établissement. Par une lettre du 7 novembre 2023, Mme B a réitéré sa demande. Par des décisions en date des 29 novembre 2023 et 22 janvier 2024, le directeur général de l'EPSM a refusé d'accorder à Mme B le bénéfice de l'allocation de l'aide au retour à l'emploi au motif qu'elle avait refusé les offres d'emploi qui lui avaient été proposées. Par une lettre en date du 3 juin 2024, Mme B a sollicité, notamment, le retrait de la décision du 22 janvier 2024 et le bénéfice de l'allocation de retour à l'emploi à compter du 8 août 2023. Par une décision réputée intervenue le 6 août 2024, le directeur général de l'EPSM de l'agglomération lilloise a implicitement refusé de faire droit à ces demandes.

2. D'une part, aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

3. D'autre part, aux termes aux termes de l'article R. 222-1 du même code : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () ".

4. Si, eu égard aux pouvoirs conférés au juge par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, les parties doivent, avant que le juge ne prononce une mesure prévue par celles-ci, être mises à même de présenter au cours d'une audience publique des observations orales à l'appui de leurs observations écrites, aucune disposition du code de justice administrative, ni aucun principe général ne font toutefois obstacle à ce qu'en application de l'article R. 222-1 du même code, le président du tribunal ainsi que les magistrats qu'il désigne à cet effet, donnent acte des désistements par ordonnance prise sur le fondement du 1° de l'article R. 222-1 et sans tenir d'audience publique.

5. Postérieurement à l'introduction de sa requête présentée sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, Mme B a, par un mémoire enregistré le 23 octobre 2024, demandé à ce qu'il lui soit donné acte du désistement des conclusions de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte à Mme B de son désistement.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et l'établissement public de santé mentale de l'agglomération lilloise.

Fait à Lille, le 31 octobre 2024.

Le juge des référés,

Signé,

O. HUGUEN

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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