LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2410117

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2410117

jeudi 24 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2410117
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantLUTRAN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi en référé suspension par M. B C, ressortissant congolais, contestant le refus implicite du préfet du Nord de renouveler sa carte de résident de dix ans. En cours d'instance, le préfet a finalement délivré le titre de séjour sollicité ainsi qu'un récépissé. Le juge des référés a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d'injonction étaient devenues sans objet et n'y a donc pas statué. Il a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et mis à la charge de l'État le versement de 1 000 euros à son avocate, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 octobre 2024, M. D B C, représenté par Me Valérie Lutran, demande au juge des référés :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) de suspendre, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision réputée intervenue le 3 mars 2024 par laquelle le préfet du Nord a refusé de faire droit à sa demande tendant au renouvellement de sa carte de résident.

3°) d'enjoindre au préfet du Nord, d'une part, de procéder à un nouvel examen de sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, d'autre part, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans le délai de trois jours, l'ensemble, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application des dispositions des articles L. 911-2 et L. 911-3 du code de justice administrative ;

4°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil, sous réserve de renoncer à la part contributive de l'Etat, de la somme de 1 000 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, dans le cas où l'aide juridictionnelle ne lui serait pas accordée, de mettre à la charge de l'Etat le versement à son profit de cette somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie, dès lors, d'une part, qu'elle est présumée pour les refus de renouvellement de titre de séjour, d'autre part, que la décision attaquée le place dans une situation irrégulière au regard de son droit au séjour et fait obstacle à ses droits de travailler et de circuler librement ;

- la décision attaquée est dépourvue de motivation ;

- la décision attaquée a été prise en méconnaissance des articles L. 424-1, L. 432-3 et L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il en réunit les conditions.

La requête a été communiquée au préfet du Nord qui n'a pas produit d'observations écrites.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête n°2410145 enregistrée le 2 octobre 2024 par laquelle M. B C demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Huguen, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 17 octobre 2024 à 14h00 en présence de M. Metallaghi, greffier d'audience :

- le rapport de M. Huguen ;

- les observations de Me Lutran, représentant M. B C, qui a conclu, d'une part, au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, d'autre part, à ce qu'il soit fait droit aux conclusions tendant à l'admission de son client à l'aide juridictionnelle à titre provisoire et à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

- les observations de Me Hau, pour le préfet du Nord, qui a conclu au non-lieu à statuer.

Considérant ce qui suit :

Sur l'aide juridictionnelle provisoire :

1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente () ".

2. Au cas d'espèce, en raison de l'urgence qui s'attache au règlement du présent litige, il y a lieu d'admettre M. D B C, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction :

3. M. C, ressortissant congolais, né le 30 juin 1983 à Kisangani (République démocratique du Congo) est entré en France en 2002. Il a, en 2004, été mis en possession, en qualité de réfugié, d'une carte de résident d'une durée de validité de 10 ans. Le 22 janvier 2014, il a été mis en possession d'une nouvelle carte de résident dont la durée de validité expirait le 21 janvier 2024. M. B C a, le 7 juillet 2023, antérieurement à l'expiration de la durée de validité de sa carte de résident, sollicité le renouvellement de ce titre de séjour. Le préfet du Nord a alors informé M. B C qu'il devait présenter sa demande à l'administration numérique pour les étrangers en France (ANEF). Compte tenu des dysfonctionnements de l'ANEF, M. B C a bénéficié d'un rendez-vous avec le médiateur du " Point d'accès numérique " qui a alors pris en charge les éléments matériels de son dossier qu'il s'était engagé à transmettre au bureau de l'admission au séjour. En dépit des relances de M. B C, le préfet du Nord a, par une décision réputée intervenue le 3 mars 2024, refusé de faire droit à sa demande tendant au renouvellement de sa carte de résident. M. B C demande au juge des référés la suspension de l'exécution de cette décision implicite.

4. Il résulte de l'instruction que le préfet du Nord a, le 8 octobre 2024, postérieurement à l'introduction de la requête, décidé de délivrer à M. A, d'une part, une carte de résident d'une durée de validité du 22 janvier 2024 au 21 janvier 2034, d'autre part, le récépissé prévu par l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il a fixé la durée de validité jusqu'au 6 avril 2025. Dès lors, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction de la requête sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu, par suite, d'y statuer.

Sur les frais liés au litige :

5. M. B C étant admis, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dès lors que M. A a dû saisir le juge des référés pour qu'il soit fait droit à ses demandes tendant à la délivrance d'un carte de résident et du récépissé prévu par l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu, sous réserve que Me Lutran, son avocate, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de son admission définitive à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Lutran de la somme de 800 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne lui serait pas accordée, de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. B C de cette somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction de la requête de M. B C.

Article 2 : Sous réserve que Me Lutran renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier lui versera la somme de 800 (huit cents) euros en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne lui serait pas accordée, de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. B C de cette somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D B C, à Me Lutran et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet du Nord.

Fait à Lille, le 24 octobre 2024.

Le juge des référés,

Signé

O. HUGUEN

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions